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Mercredi 16 avril 2008
Nous avons pris l'habitude sur ce site de ne pas faire écho des bourditudes médiatiques régulièrement distillées sur Ségolène Royal. C'est donner trop d'honneur à des mesquineries qui ne font pas avancer le chemin des Français vers un monde meilleur. Mais cette fois, c'est vraiment trop! L'orchestration médiatique organisée par l'UMP à propos de la récente condamnation de Ségolène Royal, avec en première ligne Raffarin et Lefevre (on a évité Pecresse, Dati et Morano ... finalement c'est pas si mal leurs postes de ministres), mérite des précisions. Pour aborder le sujet, nous avons choisi des transcription du NouvelObs. Mais vous trouverez également des liens vers les messages plus officiels repris du site national Désirs d'avenir:

Royal condamnée à verser les salaires d'ex-collaboratrices
NOUVELOBS.COM | 10.04.2008 | 19:08
Deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal réclamaient le versement de plusieurs mois de salaires non payés. Elles ont obtenu gain de cause après dix années de combat judiciaire.
Deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés, ont obtenu gain de cause. La Cour d'appel de Rennes a condamné, jeudi 10 avril, l'ex-candidate à l'élection présidentielle à leur verser les salaires qu'elle leur devait.

"Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante", a indiqué à l'AFP l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument "pas une vengeance envers Mme Royal", a-t-elle assuré.

10 ans de combat judiciaire

L'affaire remonte à 1997. Après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires.
Mais les deux femmes, qui affirment avoir continué à travailler pour l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes, pendant la campagne puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin, l'avaient ensuite attaquée devant le conseil des prud'hommes de Niort.
Le conseil des prud'hommes avait accédé à leur demande, mais uniquement sur une période d'environ trois semaines, qui correspondait au temps de la campagne électorale.
Insatisfaites, les deux ex-collaboratrices avaient alors saisi la Cour d'appel de Poitiers qui, en février 2005, avait confirmé cette décision.
Parce que la Cour d'appel n'avait pas pris en compte de nouvelles pièces versées par les deux plaignantes, l'arrêt avait été cassé en janvier 2007 par la chambre sociale de la Cour de cassation. L'affaire avait alors été renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes.



La parabole de la paille et de la poutre
JEAN-PIERRE Raffarin est en campagne. On lui prête en effet l'ambition de briguer la présidence du Sénat, cette maison de retraite de la République. Faisant flèche de tous bois, l'ancien Premier ministre a demandé lundi la démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charentes après sa condamnation en appel dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices qui lui réclamaient le versement de salaires non payés. Les faits remontent à 1997 lorsque, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires.
Dans cette affaire s'applique parfaitement la parabole de la paille et de la poutre qui se termine ainsi : "Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton oeil; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'oeil de ton frère". Si Jean-Pierre Raffarin voulait jouer les justiciers, il n'avait pas à chercher bien loin. Il suffisait qu'il se penche sur le cas de celui dont il convoite le poste, l'actuel Président du Sénat. Sans remonter à l'affaire du licenciement dune assistante parlementaire qui avait travaillé pendant 32 ans au service de Christian Poncelet et qui était payée par les PTT puis par France Telecom évoquant une forme bien connue d'emploi fictif, une nouvelle affaire vient mettre en cause l'honorabilité du deuxième personnage de l'Etat. Christian Poncelet devrait être entendu dans le cadre d'une enquête pour "trafic d'influence" fondée sur des écoutes téléphoniques suggérant que le sénateur UMP des Vosges pourrait être intervenu en faveur d'un ami pour lui obtenir des marchés publics, en échange de pots-de-vin. Dans l'une de ces écoutes, M. Bertoldi, qui travaillait pour une filiale de Vinci, explique à un autre interlocuteur au sujet d'une opération: "le petit Poncelet a pris 10% de 80.000 euros".
Interrogé par la police le 14 mars 2007, l'homme d'affaires a expliqué quil souhaitait obtenir un chantier dans les Vosges, et que, en cas de succès, il avait été convenu de lui verser 8.000 euros, même s'il sest ensuite rétracté. Évidemment, Poncelet monte sur ses grands chevaux, promettant à ceux qui évoqueraient cette affaire d'engager toute action judiciaire "pour protéger son honneur et la vérité". Si ses ambitions justicières n'étaient pas étanchées, Raffarin pourrait les satisfaire en se penchant sur la privatisation, la semaine dernière, de la mairie de Levallois par son maire afin d'y organiser en grande pompe le mariage de sa fille…

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 21 février 2008

En provenance du réseau participatif Désirs d'avenir, ce témoignage émouvant d'Emmanuel ...

 

Ségolène Royal devait passer à Blois ce 16 février pour soutenir le candidat socialiste local aux élections municipales. Comme j'aime découvrir les routes de France et que j'apprécie l'ambiance des meetings de Ségolène, je me suis rendu là bas.
Arrivé à Blois, je me suis rendu à la permanence de Marc Gricourt. Là, j'ai vu une personne expliquer à une femme rousse, la 40aine, que Ségolène Royal était en retard et irait directement à la salle municipale qui se trouvait à quelques dizaines de mètres. Je m'y suis rendu pour repérer l'endroit avant d'envisager un petit tour en ville pour tuer le temps. Mais devant la salle, la rousse en question m'a abordé, ma demandé d'où je venais... De fait, on a discuté à bâtons rompus en attendant l'ex candidate à la présidentielle.
À un moment, dans la conversation, elle m'a dit que ce qui l'avait le plus touché chez Ségolène Royal, c'était d'avoir défendu la cause des femmes battues. Je l'ai écoutée en me gardant bien de réagir trop vite. J'ai simplement précisé qu'en Sarthe, cela avait été le débat participatif le plus émouvant et celui ayant attiré le plus de monde. Elle à continué à m'en parler ; puis, au milieu d'une phrase, elle a jugé utile de préciser que ça ne concernait pas que les femmes. « À qui le dites vous ! », ai-je répondu. Et de lui expliquer en quelques mots que j'étais concerné ; que, de fait, j'arrivais à bien comprendre les freins qui empêchent de réagir, de se protéger. J'ai probablement réussi à la mettre en confiance puisqu'ensuite, elle m'a expliqué en quelques mots sa propre histoire : comment elle avait pu s'éloigner de son mari violent, mais aussi comment elle était revenue vers lui et avait pu reconstruire une relation pas toujours facile mais dans laquelle elle avait pu, jusqu'à aujourd'hui, éviter toute récidive. J'ai trouvé cette femme très courageuse.
Puis Ségolène est arrivée. On a accompagné le mouvement de foule pour rentrer dans la salle, bondée. Cette dame qui venait de se confier s'est tournée vers moi et m'a demandé « On reste ensemble ? ». Bien sûr ! Sauf qu'à peine une minute plus tard, nous nous sommes retrouvés à dix mètres l'un de l'autre. À la fin du meeting, j'ai scruté la salle ; une fois, deux fois, trois fois sans la retrouver. Pas grave. Nous avons eu le temps de nous dire l'essentiel. L'insistance de S. Royal à dénoncer la violence conjugale illustre sa capacité à s'adresser aux oublié(e)s de la politique. Et, l'ambiance à Blois (tout comme à Chartres d'ailleurs, le 25 janvier dernier) démontre que l'enthousiasme pour la soutenir est intact.
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 22 juin 2007

Ca-y-est, c'est déjà reparti ... et un sondage sur Ségolène Royal par ci, un sondage sur Ségolène Royal par là. Et ces sondages ne sont pas des enquêtes d'opinions structurées avec un protocole statistique ... non, juste un sondage à "clic" genre Opinionway ! Et après on présente les résultats très sérieusement comme étant l'avis de la France (alors que ce n'est que l'expression des internautes qui sont passés par hazard sur le sondage et des militants hyper-cyber-actifs qui ont rameuté tous leurs copains pour aller cliquer ... on a déjà connu ça au moment des primaires PS!)

Même le très sérieux quotidien  s'y met.

Bon ... si vous voulez y aller, c'est là: http://www.lemonde.fr/ en bas de la colonne de droite.

par Pascal Schmitt publié dans : Opinions publiques
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Mercredi 14 février 2007

Sur Agoravox, Nicolas Cadène publie un article posant tout haut une question que beaucoup se posent tout bas: "Alors les sondages sont-ils un outil pour servir certains candidats ? Et en particulier (uniquement ?), celui de l'UMP ?"

La campagne présidentielle 2007 est l'occasion de multiples sondages qui semblent peu crédibles et parfois manipulés... celui qui commande, celui qui paye et qui fait publier peut faire dire ce qu'il veut aux sondages. Ceux qui commandent, qui payent, qui publient sont tous ou presque des proches du candidat UMP ...

par Nicolas Cadène
voir l'article dans son intégralité

Un extrait de cette article, dont nous vous recommandons la lecture intégrale:

On peut légitimement se poser la question. En ce sens, soulignons l’étrange manœuvre ayant eu lieu autour du discours de Mme Royal, le dimanche 11 février 2007 à Villepinte :  

  • Tout d’abord, l’ensemble des médias a focalisé la population sur cette intervention en affirmant qu’il s’agissait d’une étape essentielle voire « vitale » pour la campagne de la candidate socialiste.
  • Le discours ayant été particulièrement bien reçu par l’ensemble des présents et des commentateurs, on a assisté à un réajustement du positionnement des médias qui se sont montrés plus impartiaux pour nombre d’entre eux.
  • Pour autant, très vite, alors que l’ensemble des médias appelait à plus de propositions la veille du discours, ce contenu a été tout simplement ignoré, bien que très abondamment traité par la candidate pendant près de deux heures.
  • Dès le lendemain, été rendu public et relayé un sondage donnant une nouvelle fois Ségolène Royal perdante, alors même qu’il était tout à fait obsolète et ne prenait pas en compte la prestation de cette dernière.
  • Le même jour et comme chacun s’en doutait, nous avons assisté à une médiatisation abusive sur le financement des mesures, alors même que cela n’avait jamais été demandé à Nicolas Sarkozy, sous-entendant, -ce qui a bien entendu été infirmé depuis, mais trop tard- que le programme de Mme Royal était un « gouffre financier irresponsable ».
  • Etrangement, le mardi 13 février, la population prend connaissance d’un sondage réalisé par l’Ifop, dont la présidente Laurence Parisot est proche du candidat UMP.
  • Précisément, ce sondage donne une avance encore plus large de M. Sarkozy sur Mme Royal que précédemment au discours de cette dernière. Le rapport est alors de 54 % contre 46 % au second tour.

On saisit alors aisément la volonté de « casser » la dynamique de Ségolène Royal suite à son discours reconnu comme de très haute tenue. Volonté de l’UMP relayée par un institut de sondage « ami ».

Il faut préciser que ce sondage a été commandé par Paris Match, propriété d’Arnaud Lagardère, ami intime du président de l’UMP.

Bonne lecture

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques
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Mercredi 25 octobre 2006
Avez-vous vu cette incroyable agression perpétrée par deux voyous contre une mère de famille dans un train de banlieue ? C'était mardi 24 octobre en direct sur La Chaîne parlementaire et en différé sur LCI.


Les deux loubards, très correctement habillés, s'étaient manifestement concertés à l'avance. Ils surveillaient leur proie depuis des semaines dans la cité. Elle faisait trop la fière, ne leur jetait pas un regard, ne leur accordait aucune attention. Dès qu'elle est montée dans le train, ils l'ont suivie puis l'ont poussée vers l'extrémité du wagon.

La suite est ci-dessous ... et on y parle de Ségolène Royal

par LeMonde.fr - Dominique Dhombres publié dans : Opinions publiques
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Vendredi 29 septembre 2006

A quelques jours de date fatidique pour le dépôt des candidatures à l'investiture du Parti Socialiste pour les présidentielles 2007, nous ne résistons pas au plaisir de vous transmettre ce photo-montage réalisé par l'AFP

(source  Journal Internet) 

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques
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Mardi 29 août 2006

Toujours à la découverte des opinions des uns et des autres à faire partager, nous avons découvert cet article de Jean-Jacques Thomas, premier secrétaire fédéral de l'Aisne (02 - Picardie) intitulé:

EN MARGE DE LA ROCHELLE, T.S.S. : TOUT SAUF … SOCIALISTE ?

extraits:

Les militants pèseront sur les débats essentiels que constituent, notamment, la nouvelle République et les questions sociales. Et ce n’est pas en limitant notre choix à la seule expérience que nous répondrons aux attentes des Français. Ils attendent autre chose de nous. Si elle progresse, l’adéquation du Parti Socialiste à leurs besoins n’est pas (encore) majoritaire.

L’oublier serait nous exposer à un troisième T.S.S. : Tout Sauf … Socialiste !



Pour lire l'intégralité du billet, cliquer sur le titre du billet souligné.

 

 

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques
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Mardi 29 août 2006

Nous avons bien apprécié deux des derniers billets publiés sur le blog du site de "Rénover Maintenant":

1/ Fouras 2006 : le renouveau a grandi par Patricia de Aquino (Secrétaire générale RM75) dont voici un extrait:

La candidature Royal dérange parce qu'elle bouscule l'ordre établi dans le parti. Femme d'abord - c'est une évidence ! Mais pas seulement. La candidature Royal est celle qui remet en question une méthode, une manière de faire, une pratique de la politique. Ségolène Royal défend une vision pragmatique de l'action publique. Ses discours plaident pour une démocratie participative et promeuvent l'expertise citoyenne. La réconciliation des citoyens avec les urnes, et donc, de l'électorat de gauche avec les socialistes, une révolution démocratique, la régulation de la mondialisation, la construction d'une Europe politique, la primauté donnée aux questions sociales et environnementales... voilà des sujets développés par la candidature Royal qui parlent aux rénovateurs que nous sommes.

 

 

2/ François Hollande a raison par Michel Moine dont voici un extrait:

J'ai apprécié, en revanche, l'attitude responsable de Ségolène qui se refuse à alimenter ces polémiques. Etonnant spectacle que ces éléphants fous soudain anthropophages. Les arguments les plus fantaisistes frappent nos oreilles: telle candidate n'aurait pas de projet, alors que j'avais cru comprendre que tous les socialistes en avaient un, délibéré et voté par eux

Pour consulter les articles: cliquer sur le titre souligné de chaque article.

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques
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Mercredi 9 août 2006

Deuxième volet du dossier estival "Ségolène, mode d'emploi" de Marianne en ligne: un article intitulé:"Ségolène vue par la classe politique". Si le choix des points de vue relatés reste la responsabilité de l'auteur de l'article, on peut noter que peu de politiques sont indifférents à Ségolène Royal. On l'encense, on l'encourage, ou alors, on la critique, on la fustige. 

 

 

Le 02/08/2006 à 16 h 01
par Delphine Soulas

 

Ségolène Royal divise. A commencer au sein du Parti socialiste, où ses détracteurs lui reprochent d’adopter des positions trop à droite. Etat des lieux des pro et des anti-Ségo, à neuf mois de la présidentielle.

« Une chance pour le parti socialiste », « une copie du blairisme », « un talent immense d’autopromotion ». Voilà l’hétérogénéité avec laquelle les éléphants du Parti socialiste accueillent la pré-campagne de Ségolène Royal. Côté soutien, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Pour lui, l'approche de la candidate à la candidature socialiste « rencontre une vraie résonance dans le pays. Elle a raison de vouloir examiner sans complaisance nos décisions passées, de tirer par exemple les leçons de la manière dont les 35 heures ont été appliquées ». Même chose pour François Rebsamen, numéro 2 du PS, pour qui Ségolène Royal « est une chance pour le parti socialiste ». Julien Dray, porte-parole du parti, a également annoncé son soutien à Mme Royal, tout comme Malek Boutih, Gérard Collomb, maire de Lyon et président du Conseil national, et Arnaud Montebourg, depuis que ce dernier s’est retiré de la course à l’investiture socialiste faute de soutiens. « Je crois que Ségolène Royal incarne une part de la rénovation que nous portons (...) et qu'il est utile pour la victoire de nos idées, et celles de toute la gauche en 2007, de se préparer, dans le respect de ce qui nous tient à cœur, à travailler ensemble » a indiqué le député de Saône et Loire la semaine dernière.

Mais ses détracteurs ne manquent pas au sein du Parti socialiste. Laurent Fabius, Martine Aubry, Jean Glavany, Bertrand Delanoë et tant d’autres. Le maire de Paris s’agace de « l’excès de personnalisation » de la course à la candidature socialiste. « Ségolène Royal, je ne la soutiens pas aujourd'hui parce que nous avons plus besoin d'idées, de rassemblement » que de « culte de la personnalité ». Laurent Fabius lui dénonce l’orientation blairiste, voire sarkoziste, que prend Ségolène Royal depuis quelques mois. « Je refuse une campagne de confusion où notre porte-parole, l’œil rivé aux sondages, s'efforcerait de coller à l'ensemble des aspirations dans le cadre d'un discours en zigzag qui ajouterait, selon les moments et les endroits, des mots de droite à des adjectifs de gauche et inversement » a-t-il indiqué, lui qui espère toujours être investi en novembre par le parti.

Les critiques adressées par Ségolène Royal aux lois sur les 35 heures ont également fait beaucoup réagir, à commencer par l’auteur de ces lois, Martine Aubry. « Je suis assez inquiète de voir que la droite et même certains à gauche considèrent que les salariés doivent faire des heures supplémentaires pour gagner correctement leur vie » a souligné l’actuelle maire de Lille, réaffirmant sa volonté de voir les 35 heures généralisées à l’ensemble des salariés, comme le prévoit le projet socialiste. Pour Claude Allègre, les critiques exprimées par Mme Royal sont « irrecevables et démagogiques ». « J'espère donc qu'elle ne sera pas désignée » comme candidate pour la présidentielle de 2007, précise l’ancien ministre de l’Education Nationale. « Elle ne le mérite pas ».

Au sein des autres partis aussi, l’accueil réservé à Ségolène Royal et à ses propositions varie. Pour Daniel Cohn-Bendit, elle « est une chance pour la gauche car elle est pour l'instant la seule capable de battre Sarkozy ». Même discours pour Bernard Tapie, selon qui « elle a remis l'idée que la gauche pouvait gagner à la mode ». A la Ligue communiste révolutionnaire par contre, on ne se réjouit pas des positions prises par Mme Royal. Olivier Besancenot estime ainsi que « quand Ségolène Royal fait ses sorties sur les 35 heures, l'insécurité ou Tony Blair, cela lui fait forcément un point commun avec Nicolas Sarkozy, pas avec moi ». Le député UDF André Santini va même plus loin. Ségolène Royal, « c'est en partie Tony Blair, et en partie Pétain. Travail, famille, patrie ». Nicolas Sarkozy, lui, se réjouit presque des positions prises par sa principale concurrente pour 2007. « Je me vois dépassé sur ma droite ! » ironise-t-il. « Je ne vais pas bouder d'avoir un renfort de ce poids ». Dont acte.

par Marianne en ligne publié dans : Opinions publiques
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Mardi 4 juillet 2006

Dans Le Monde paraissant ce jour, une analyse intéressante de Zaki Laïdi, politologue au Centre d'études et de recherches internationales (CERI). Nul doute que celle-ci va contribuer au débat.

Voici la conclusion de cet article que vous pourrez découvrir en suivant le lien ci-dessous:

Il faut prendre le "ségolisme" au sérieux en se déprenant de deux travers qui brouillent son appréciation sereine : la "peopolisation" du jugement politique qui conduit à une adhésion paresseuse à ce qui est à la mode, et son envers, sa disqualification automatique au prétexte qu'elle enfreindrait les règles du jeu politique classique.

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques
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