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Les débats

Samedi 8 août 2009
- Par Annick Bleugat et Lucile Bourquelot

 

Faute d'une réflexion sur le monde du XXIème siècle, le PS ne peut jouer son rôle d'opposant constructif et, par là, crédible. Si nous voulons être encore des progressistes, il est urgent de construire de nouveaux instruments de mesure du progrès.

 

Aux élections européennes, les électeurs ont sanctionné peut-être l'incertain engagement européen de notre parti, mais surtout l'absence d'une culture écologique nationale au parti socialiste. C'est cette lacune qui est responsable du changement de rapport de forces entre notre parti et l'alliance écologique. Certes une culture écologique existe au PS, mais c'est dans les territoires qu'elle s'est construite et qu'elle a inspiré des politiques favorables au développement durable, comme on peut le voir à des degrés divers dans nombre de communes et de régions gérées par notre parti, et comme Ségolène Royal le démontre excellemment en Poitou-Charentes.

 

Le parti socialiste est muet aussi sur une autre problématique sur laquelle le Président de la République a précisément mandaté en 2008 la commission dite Stiglitz, du nom du Prix Nobel d'économie qui y participe. Cette commission, dont le rapporteur est l'économiste Jean- Paul Fitoussi, devait réfléchir sur les limites des instruments actuels de mesure des performances économiques et du progrès social. Il s'agit de détrôner le PIB de sa position d'unique indicateur de la richesse d'une nation, et, à cette fin, d'introduire des indicateurs nouveaux .Cette démarche procède de celle qu'a initiée un autre prix Nobel d'économie, l'Indien Amartya Sen, afin de mesurer le développement humain et de procéder ainsi à la réévaluation de la richesse. Le PNUD (programme des Nations Unies pour le Développement) a déjà adopté ces indicateurs. La commission Stiglitz conclut ses travaux en réservant aux experts la mission, de construire ces nouveaux outils de gouvernement. Mais, proche de nous, le collectif FAIR (Forum pour d'autres indicateurs de richesse), qui regroupe des chercheurs de gauche s'est constitué parallèlement à la commission pour rassembler et valoriser les travaux existant déjà sur ces sujets. Avec l'objectif de faire participer la société civile à l'élaboration des indicateurs qui la concernent, en somme de reconnaître l'expertise citoyenne.

 

Sur ces projets qui engagent la politique du nouveau siècle quelle est la position du parti socialiste ?

 

Le collectif Utopia s'est déjà réfèré aux nouveaux indicateurs de richesse et la contribution "Combattre et proposer", présentée par Ségolène Royal en juin 2008, en a abordé le sujet. Mais désormais c'est une grande étape qui a été franchie par le diagnostic lucide aujourd'hui posé publiquement par la commission Stiglitz en établissant que ce sont les instruments de mesure liés au PIB qui nous ont rendus presque aveugles au surgissement des crises. Qu'attend le Parti Socialiste pour s'emparer des travaux de la commission Stiglitz et bien évidemment de ceux regroupés par FAIR, afin de réagir et de produire des propositions de gauche pour gouverner dans le monde actuel et dans celui qui vient. Nous sommes en train de prendre du retard.

 

Pour l'instant , à gauche, la parole est restée confinée dans les collectifs citoyens et dans les réseaux des chercheurs. Les indicateurs économiques qui dominent la pratique politique restent la référence y compris à gauche. Constatons qu'ils ne nous disent rien des inégalités, de l'urgence environnementale, ni des dégâts accomplis dans ce domaine, ils ne nous disent rien des biens communs, ni, en somme du bien-être pour tous dans un environnement préservé et partagé. Pire: ils ne nous envoient même pas les signaux nécessaires pour agir et prévenir les crises.

 

Notre député Pierre-Alain Muet, qui a travaillé sur ces nouveaux indicateurs, doit-il rester isolé? Et la philosophe Dominique Méda, membre de FAIR, qui a expliqué dans plusieurs ouvrages la nécessité de ce changement de perspective, n'est pas loin de nous non plus, qui compte sur nous pour faire évoluer les esprits. Au sein même du parti, instance discrète mais studieuse, tous courants confondus, le CESC (Conseil Economique, Social et Culturel du PS) a engagé la réflexion dans sa commission "Europe et mondialisation: pour un développement humain et durable".

 

Car nous avons notre mot à dire, nous militants, nous citoyens. Ces indicateurs sont souvent au ras du quotidien, dans la vie concrète, à identifier dans des territoires circonscrits, et non seulement ils peuvent, mais ils doivent être élaborés collectivement pour rendre fidèlement compte de la réalité.

 

Sur la participation des citoyens en effet, hors de la gauche, la réflexion avance aussi. La position de FAIR n'est plus isolée. Au début de cette année 2009, c'est le Premier Ministre qui a saisi le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) de ces questions: "De quelle information les hommes politiques, les citoyens et les acteurs économiques doivent-ils disposer pour prendre des décisions ou adopter des comportements favorables à un développement durable? Quels indicateurs phares doit-on retenir pour envoyer les signaux les plus lisibles? L'empreinte écologique doit-elle en faire partie?". Le CESE a rendu son rapport fin mai. A la différence de la commission Stiglitz, pour l'élaboration et l'évaluation des indicateurs de développement durable, il préconise l'implication des citoyens, par le biais de jurys citoyens. Cela peut vous rappeler quelques propositions nées dans notre parti et qui n'y ont pas fait l'unanimité. Mais ces polémiques sont aujourd'hui bien dépassées.

 

Enfin Joseph Stiglitz et Amartya Sen posent tous deux une question fondamentale: celle du progrès. Comment repenser le progrès pour l'humanité aujourd'hui dès lors que nous aurons renoncé à l'assimiler à la croissance économique mesurée en variations du PIB?

 

Pour les socialistes, progressistes par définition, c'est quoi le progrès aujourd'hui?

 

Sur toutes ces questions, nous appelons donc le parti socialiste à sortir avant tout de son silence. Il est urgent que nous posions ensemble les questions de notre temps, et que nous forgions ensemble les outils pour y répondre à gauche afin que, progressistes, dans la crise du capitalisme et sous la menace de la crise environnementale, nous soyons capables de proposer au pays une nouvelle définition du progrès.

 

Annick Bleugat et Lucile Bourquelot juillet 2009

Source: Désirs d'avenir Paris

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Jeudi 12 mars 2009
- Par Desirs d'avenir national

Les pratiques de certaines banques continuent d'être révoltantes. Les plus défavorisés d'entre nous, mais aussi ceux qui tentent d'assurer le minimum à leur famille, sont souvent victimes d'un système jouant sur la surenchère des produits et des solutions qui ne font qu'aggraver la situation.

Nous recevons très souvent des lettres de personnes qui doivent payer des sommes disproportionnées à leur banque pour effectuer des opérations ordinaires ou sont soumis a des frais difficilement justifiables. Nous tenons à vous faire lire deux témoignages qui montrent à quel point le système est injuste et inefficace.

N'hésitez pas à poster ici vos témoignages et vos expériences de ces pratiques.

Nous les lirons avec grande attention.

L'équipe nationale de Désirs d'avenir
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Mercredi 14 janvier 2009
- Par Desirs d'avenir Comités 60
13 janvier 2009 - 18:28

Tribune de Ségolène Royal sur le conflit au Proche-Orient


Quiconque est aujourd'hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples palestinien et israélien - un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité garantie pour le second - ne peut qu'être atterré par l'offensive militaire israélienne. Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche : « on veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur ».

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d'Israël. Est-il possible d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées, parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire ? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n'a jamais mis à l'abri d'une défaite politique, elle l'a même parfois hâtée et c'est encore plus vrai aujourd'hui où l'opinion mondiale, informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s'abat sur Gaza, cette immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C'est l'honneur d'Israel que des voix s'élèvent en son sein pour s'opposer à une guerre qui n'atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le gouvernement israélien : ni l'arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni même la restauration de la capacité de dissuasion de l'armée israélienne, ébranlée après l'invasion du Liban ; ni même le message adressé à l'Iran et au « terrorisme » car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contre-productive, ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d'Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l'offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël, était aujourd'hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu'est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l'entité israélienne ». Ce n'est pas - pas encore - une reconnaissance de droit de l'existence de l'Etat d'Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c'est une avancée », qui rappelle d'ailleurs celle jadis accomplie par l'OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d'en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu'elle devra faire partie du package si l'on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples et impliquant leurs représentants tels qu'ils sont et non tels que les uns ou les autres les voudraient a priori ?
L'Europe doit enfin assumer avec force l'immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit. Un peu d'histoire et de mémoire n'est pas inutile pour remettre les choses en perspective. Ce sont des persécutions - l'Affaire Dreyfus et les pogroms tsaristes, un crime contre l'humanité - la Shoah,  tous perpétrés en Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etat-refuge. Ne l'oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s'agit pas de faire tourner la roue de l'histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française inclues, cette histoire est aussi la nôtre.
Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd'hui des droits qui doivent être conciliés pour qu'ils puissent, l'un et l'autre, coexister dans la sécurité et la dignité.

Trop de pourparlers et d'accords de paix sont jusqu'à présent allés d'échec en échec, en dépit des rares moments où l'on s'est pris à espérer que la raison et la justice l'emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui, tous, ont aujourd'hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de leur camp. Yitzhak Rabin fut l'un d'eux. Il eut le courage de comprendre que l'escalade guerrière conduisait à l'impasse politique et que la sécurité d'Israël, avec laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens. Cette « doctrine Rabin » est plus que jamais d'actualité. Les grandes lignes d'une paix honorable et efficace sont connues, il n'y a rien à inventer et plus d'alibi derrière lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l'équilibre du monde, l'Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur et la haine de l'autre.

L'urgence, c'est l'arrêt immédiat des hostilités suivi d'un cessez-le-feu durable, avec envoi d'observateurs ou de forces internationales chargés d'en vérifier le respect. L'urgence, ce n'est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c'est aussi l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l'intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c'est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l'Europe et des Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l'immobilisme meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d'Oslo. Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony Blair n'a, pour l'instant, rien donné d'autre qu'un piteux alignement sur les positions de l'Administration Bush.

L'urgence, c'est que chacun comprenne qu'il n'a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d'en face mais à prendre, tels qu'ils sont, ceux qui représentent effectivement les populations concernées. Le seul préalable à l'ouverture de premières négociations, ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l'aboutissement, de la reconnaissance d'Israël et de son droit à la sécurité aux contours d'un Etat palestinien souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et d'autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l'idée ravageuse d'un « deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas passées en bombes humaines car sinon, comme l'a très bien dit l'écrivain franco-libanais Dominique Eddé, « les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort ». Non par fascination nihiliste ou par fanatisme religieux mais par conviction de n'avoir plus rien à perdre et pas d'autre moyen de faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu'il en va non seulement de la sécurité d'Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l'équilibre et de la sûreté d'un monde où l'éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer « l'importation du conflit » : à l'heure d'Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s'identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l'histoire présente toujours l'addition.

C'est pourquoi j'en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l'Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd'hui disparu, disait s'efforcer d'exprimer « la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen », c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il est temps qu'il n'y ait plus, sur la terre d'Israël et de Palestine, non pas un mais deux perdants, comme c'est le cas aujourd'hui.La paix, forcément faite de concessions réciproques, est possible à condition que la justice et l'intelligence du temps qui est le nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz, « la vie, c'est le compromis. Et l'opposé du compromis, ce n'est pas l'idéalisme, c'est le fanatisme et la mort ».

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Vendredi 9 janvier 2009
- Par Desirs d'avenir Comités 60
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Chères amies, Chers amis,

A l’occasion de visites consacrées à l’emploi dans ma région cette semaine, j’ai une nouvelle fois eu la démonstration, au travers des situations pourtant très différentes de deux entreprises de Poitou-Charentes, qu’il nous faut changer de système économique en remettant les choses à l’endroit, c’est-à-dire l’économie au service de l’humain et les banques au service des entreprises et de l’emploi.


Entreprendre autrement, c’est possible !

Dans la zone industrielle de Niort, une entreprise de confection résistait, tant bien que mal, à la concurrence internationale qui décime le secteur du textile dans notre pays.


Confrontée à la délocalisation de la plupart des entreprises pour lesquelles elle travaillait et qui ont trouvé des sous-traitants ailleurs, elle a fini par rendre les armes : 70 licenciements en juin 2008. Parmi les victimes de la liquidation, 16 femmes, couturières, ont décidé de rester debout et de résister à la fatalité. Elles ont rassemblé leur courage, leurs économies et se sont lancées dans l’aventure de la création de leur entreprise sous forme de Société coopérative ouvrière de production (Scop). Grâce à cette manière d’entreprendre autrement, chaque salarié est associé de l’entreprise à égalité et dispose du même pouvoir de décision que chacun des autres associés. Pas d’actionnaires, simplement des êtres humains voulant vivre dignement de leur travail.


La Région les a aidées en utilisant son dispositif, unique en France, de « Bourse tremplin désir d’entreprendre ». Chaque associé est considéré comme créateur de sa propre entreprise et à ce titre doté d’une aide régionale à la création. Le courage et la persévérance des couturières, l’aide de la Région qui a ensuite enclenché le soutien des banques, l’investissement efficace de l’Union régionale des Scop : tout cela a eu raison du destin qui semblait attendre ces salariées, souvent âgées de plus de 50 ans et ayant passé toute leur carrière professionnelle dans le textile.


C’est ainsi que vient de débuter l’activité de la société Couture Venise Verte, réorientée vers la confection haut de gamme. Venise Verte comme le surnom du Marais poitevin et comme la couleur de l’espoir !


Je tiens également à les aider en lançant un appel, que vous pouvez relayer, auprès des grands couturiers et des donneurs d'ordre des entreprises textile afin qu'ils passent commande auprès de Couture Venise Verte, d’autres SCOP et entreprises de confection et de façonnerie situées en région Poitou-Charentes. (Cliquez ici pour plus d’informations.)


Si les banques faisaient leur travail…

Vous avez certainement entendu parler de ce chef d’entreprise rochelais, patron des Chantiers navals Gamelin, qui s’est suicidé la veille de Noël parce que son entreprise de fabrication de bateaux avait été placée en redressement judiciaire. Victime de l’angoisse de voir l’œuvre d’une vie liquidée et ses salariés avec… Sa fille, Fanny, a lancé un cri du cœur sur Facebook, relayé par les médias, en appelant à la solidarité pour permettre aux ouvriers de l’usine de son père d’être payés. Très beau geste, j’ai eu l’occasion de le lui dire. Soyez nombreux à lui répondre, en cliquant ici.


L’histoire des Chantiers Gamelin est tristement classique et tellement d’actualité. Vingt-cinq ans d’âge, une progression régulière du chiffre d'affaires, souvent des bénéfices qui ont permis à l’entreprise de se développer et aux banques partenaires d’en profiter…


Et puis, progressivement un marché plus hostile, qui nécessite la fabrication de prototypes et fragilise la trésorerie. Du travail – et des perspectives intéressantes –  mais temporairement une trésorerie insuffisante pour acheter les matières premières. Après 25 ans de bons et loyaux services, Joël Gamelin pense pouvoir compter sur sa banque pour passer cette mauvaise passe. Cette banque qui, comme les autres vient de profiter de la manne de l’Etat après avoir joué et perdu à la roulette de la bourse. Mais l’accès au crédit lui est refusé. Redressement judiciaire. Vous connaissez la suite.


La Région va s’engager de tout son poids – y compris en apportant des garanties avec Oseo – pour que les banques soutiennent cette belle entreprise au savoir-faire reconnu. Cent vingt emplois sont en jeu.


Le cas Gamelin est emblématique de la démission du pouvoir. Le président de la République doit redescendre sur terre et s’occuper des problèmes des Français. Pour justifier les milliards d’euros donnés aux banques, il nous avait dit, qu’en échange, elles seraient obligées de faire vraiment leur métier de banquier, c’est-à-dire de prêter de l’argent aux entreprises au service de la croissance et de l’emploi. Il s’agissait, nous disait-on, de « fluidifier le crédit ». La réalité, c’est que les banques ont empoché l’argent et ne jouent pas le jeu.


Le cas des chantiers Gamelin n’est qu’un exemple parmi une multitude au plan national. Pour lutter efficacement contre la crise, il appartient à Nicolas Sarkozy de tenir parole et d’obliger les banques à jouer leur rôle. S’il ne le fait pas, il signera son échec économique et donnera la preuve de la connivence qui le lie au monde de la finance.

Amicalement,

Ségolène Royal


Ségolène Royal a rendu visite à deux entreprises en Poitou-Charentes. Couture Venise Verte, une Scop, créée par des ouvrières du textile, et les Chantiers navals Gamelin, en graves difficultés. Persuadée qu'on peut mettre l'économie au service de l'humain et créer une économie solidaire, elle vient en aide à ces deux entreprises.

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Jeudi 11 décembre 2008
- Par Désirs d'entreprendre - FP Nicolas

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Alors qu'en 2006, Nicolas Sarkozy argumentait dans une interview donnée dans les Echos sur la création de fonds de pension made in France (idée qui est le nouveau patron de l UMP en Décembre 2006), bien malin qui désormais peut savoir le "plan Sarkozy" en ce qui concerne le financement des retraites par répartition dans notre pays pour les années a venir en dehors de vagues déclarations sur la moralisation financière.

 

Sur le chapitre des Etats Unis, ils ont choisit un régime par capitalisation mais il faut distinguer la capitalisation obligatoire dans son entreprise uniquement, typique d Enron par exemple ou les salaries se sont retrouves sans emploi et sans retraite, avec celle actuellement la plus répandue dans un fond 401k qui est une épargne abondée par l'entreprise et détaxe par l'Etat mais transférable selon son emploi.

 

Le Time du 15 Décembre nous informe que le débat fait rage entre les tenants du retour a une épargne par capitalisation toujours mais gérée par l'Etat et donc avec des frais fixes plus bas et ceux du "ne changeons rien" emmène par le très conservateur Rush Limgbaugh.

 

Teresa Ghilarducci, économiste a la "Nouvelle Ecole en Recherche Sociale" (traduction littérale), a publie en Novembre 2007 cette proposition pourtant peu radiale puis, devant les nombreux mails de soutien, a publie  mi Novembre 2008 un livre intitule "Quand j aurais 64 ans, le complot contre les pensions et un plan pour les sauver".

 

Transpose en France, cela souligne bien l'inanité de la vision politique de Nicolas Sarkozy et ses amis inspirée d'un modèle qui chaque jour montre ses limites en générant une grande colère chez les nouveaux retraites floues.

 

Reste donc a trouver une alternative française pour pérenniser notre système de retraite dans la mesure ou le fonds de sauvegarde des retraites a été laisse en jachère pendant 6 ans et ne pèseras donc pas assez a terme pour assurer un équilibre (contrairement au fonds norvégien par exemple).

 

Ce qui nous amène a la solution exprimée par Thomas Piketty et Antoine Bozio qu'a défendue Ségolène Royal et la motion E lors du congres du Parti Socialiste. Antoine Bozio s'est investit d'ailleurs fortement pour expliquer pédagogiquement pourquoi leur système n'est pas une retraite par capitalisation mais bien une version 2.0 de notre retraite par répartition. A voir en particulier l'échange d'un excellent niveau avec les internautes de Libération.


Le dernier livre de Thomas Piketty, co-écrit avec Antoine Bozio, « Pour un nouveau système de retraite ». Les auteurs proposent une remise à plat complète de notre système de retraite, un système devenu complexe (voire obscur), inéquitable à bien des égards et menacés dans ses grands équilibres. Les auteurs envisagent un système public rénové d'assurance vieillesse par répartition prenant en compte l'allongement de l'espérance de vie, la lisibilité (avec un système unique rompant avec les régimes spéciaux), l'équité et l'efficacité redistributive et la soutenabilité financière du système. Brillant comme toujours avec Piketty.


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Jeudi 11 septembre 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60
Avec la rentrée, nous vous proposons de participer à un rendez-vous national qui montrera que les socialistes, au sens large, ne sont ni "ringards" ni "sans idée" mais au contraire dans le combat pour un monde fraternel et dans les propositions pour un monde d'avenir.

Le monde qui vient laisse apparaître d'immenses défis. Circulation folle de l'argent, pauvreté, crise alimentaire, délocalisations sauvages, crise écologique et climatique, conflits et guerres : voici la mondialisation malheureuse, celle qui interroge chaque citoyen, en France et dans le monde.
Mais la mondialisation n'entraîne pas que des désastres. La science, grâce à une recherche sans frontières, a repoussé les limites de la vie et amélioré la santé des humains. Les nouvelles technologies de la communication ont unifié le monde plus vite que des siècles d'exploration maritime. Les investissements se réalisent aux quatre coins de la planète et créent de la richesse. Les accords internationaux organisent peu à peu une communauté juridique et politique mondiale.
Il n'est donc pas trop tard : soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C'est possible. Soit elle est porteuse de toujours plus de malheurs. C'est possible aussi. C'est de la volonté politique que cela dépendra.


Le Rassemblement de la fraternité et de l'avenir est un évènement citoyen, ouvert à toutes celles et ceux qui veulent bâtir un monde meilleur.
Il se tiendra au Zénith de Paris
le 27 septembre 2008
de 18 à 22 heures


Education, santé, travail, écologie, lutte contre la pauvreté : des responsables d'associations, des syndicalistes, des artistes viendront partager leur vision des enjeux qui nous attendent.
Moment de réflexion collective, le rassemblement sera aussi un évènement festif : des grands noms de la chanson donneront un concert, pour que la joie d'être ensemble et de préparer l'avenir soit plus forte que la gravité de l'époque.

Ce rassemblement est organisé par les équipes de réflexions et d'actions qui entourent Ségolène Royal. Nous espérons vous y voir nombreux. Si vous avez des idées de témoignages vibrants dans vos communes ou toute autre proposition, envoyez-les à l'adresse suivante : organisation.fraternite@gmail.com.
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Jeudi 12 juin 2008
- Par Utica
Lu sur le net'
Ségolène Royal : la voie participative

Par Utica, jeudi 12 juin 2008 à 09:56

Le socialisme s'est constitué en réaction à l'exploitation de l'homme par l'homme par des oligarques capitalistes. La motivation de la réaction socialiste est un sentiment d'inéquité, d'injustice et de non respect de la fraternité, de la solidarité et de l'indulgence nécessaires à une communauté pour exister harmonieusement.

La mouvance socialiste a été celle d'une opposition et même d'une révolution communiste. Le mouvement s'est organisé de manière hiérarchique typiquement masculine, avec ses luttes de pouvoir, sa logique de guerre et ses coups bas. Au bout du compte, des rivalités internes qui n'ont rien à envier à la concurrence la plus acharnée, la plus sauvage et la plus brutale du libre-marché capitaliste. Une fois au pouvoir, la même logique de contrainte machiste avait été utilisée pour tenter d'imposer les idéaux d'équité, de fraternité et d'indulgence (!), à coup de lois fondées sur la crainte de sanctions. En fait, des moyens incompatibles avec la nature des valeurs défendues par le socialisme et qui avaient fini par gravement discréditer le communisme.

L'arrivée de femmes au plus haut niveau ouvre enfin la perspective qui aurait pu faire réussir le socialisme : la voie participative, intégrative. Il faut parvenir à améliorer de manière participative le lien entre individu et communauté, à tous les niveaux de la société, afin que les individus, les acteurs économiques acquièrent une dignité communautaire, une dignité universelle à dépasser ainsi leurs intérêts égoïstes. La dignité à ce que chacun guide tous les siens par l'apport exceptionnel de son génie individuel. C'est l'originalité de l'approche de Ségolène Royal. Tant au niveau des militants, adhérants et sympathisants du PS qu'elle cherche inlassablement à intégrer à sa guidance, qu'au niveau de l'économie, où elle met en réseau acteurs économiques, pouvoir communautaire et travailleurs, pour regarder ensemble dans la même direction: comment réussir au mieux ensemble ?

Cliquez pour lire et commenter en ligne sur le blog Utica.
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Jeudi 15 mai 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

L'immigration

par le "groupe des 20"


Compte-rendu du travail du « Groupe des 20 » sur les politiques d'immigration publié le 11 Mai 2008:

Après une synthèse des inquiétudes des Françaix et de la politique de la droite en matière d'immigration, le groupe des 20 présente quelques pistes d'actions.

...

La réouverture des frontières à l'immigration de travail impose d'être cohérent :

- on ne peut à la fois prétendre accueillir des travailleurs étrangers et refuser l'entrée sur notre territoire à ceux provenant des Etats membres de l'Union européenne. Puisque les frontières sont à nouveau ouvertes à l'immigration de travail, et ne serait-ce que pour prévenir le choc d'une ouverture brutale des frontières intra-européennes en 2011, il faut commencer dès aujourd'hui, comme l'a fait le Royaume-Uni, à progressivement admettre sur notre territoire des travailleurs issus des nouveaux Etats membres de l'Union européenne ;

- de même, permettre aux entreprises de recourir à l'immigration de travail suppose de les accompagner et de s'engager vis-à-vis d'elles sur une véritable qualité de service - alors qu'aujourd'hui, la complexité du droit applicable et l'hétérogénéité des accords internationaux dissuadent les employeurs et mettent l'administration au bord de l'explosion. - Bien sûr, laisser l'initiative aux entreprises suppose de renforcer la lutte contre le dumping social, par exemple en renforçant les moyens de contrôle et de sanction des inspecteurs du travail ;

- aujourd'hui, la France est la lanterne rouge de l'Europe en matière d'attraction des étrangers les plus qualifiés. Pour les attirer dans notre pays dans une logique de co-développement, il faut rompre avec la politique consistant à compliquer la vie des jeunes étrangers prometteurs qui souhaitent étudier en France. Le réseau des lycées français à l'étranger, qui nous coûte 700 à 800 millions d'euros par an, est un bon outil pour détecter et attirer en France les meilleurs étudiants des pays étrangers et les inciter à poursuivre ensuite leur carrière en France ;

- la meilleure garantie de bonne intégration des travailleurs étrangers en France, c'est la sécurité ! Pour cela, une fois l'étranger admis sur le territoire, il convient de rationaliser et simplifier le contrôle du séjour. De même, pourquoi ne pas envisager la mise en place de visas permanents pour certains étrangers qui souhaitent faire des allers et retours fréquents entre la France et leur pays d'origine ? S'il a la garantie de pouvoir revenir en France durant cinq ou dix ans, un travailleur n'hésitera pas à regagner son pays d'origine pour quelques mois voire quelques années avant de rejoindre à nouveau notre territoire. C'est une réponse aux besoins particuliers des travailleurs saisonniers, mais c'est aussi une manière de rassurer les pays d'origine qui ne souhaitent pas voir partir définitivement leur main-d'œuvre la plus qualifiée ;

- si l'on veut développer l'immigration de travail, il est impensable de l'opposer à l'immigration familiale : quels travailleurs voudront venir en France s'ils ne peuvent y être accompagnés de leur famille ?

- enfin, une fois certains étrangers admis sur notre marché du travail, il faut retenir qu'ils seront ensuite les plus touchés par le chômage, du fait, dans certains cas de leur moindre qualification, et, en tout état de cause, de leur moindre intégration dans des réseaux sociaux. Pour prévenir la concentration des situations de chômage et de détresse sur les immigrés, facteur de leur relégation dans les quartiers sensibles, il faut renforcer la lutte contre la discrimination sur le marché de l'emploi.

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Lire en ligne l'intégralité Compte-rendu du travail du « Groupe des 20 » sur les politiques d'immigration.

A propos du "groupe des 20":


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Lundi 12 mai 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

- La gauche et la réforme de l'État

- Comment améliorer le projet européen ?


Deux nouvelles contributions à vous faire partager aujourd'hui:

La gauche et la réforme de l'État

Il n'est pas anodin que les récentes cacophonies gouvernementales aient fait suite aux annonces de Nicolas Sarkozy en matière de réforme de l'État. Sur ce dossier, la droite paie aujourd'hui le prix de trois erreurs.

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D'abord, une erreur sur le contenu ... Ensuite, une erreur sur la méthode ... Enfin, une erreur sur les finalités mêmes de la réforme de l'État

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Pour s'affirmer comme la plus ambitieuse, la gauche doit imposer l'idée qu'une autre réforme de l'État est possible, à la fois plus radicale et plus respectueuse des droits et des intérêts de chacun.

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Tel doit être le projet de la gauche : une réforme de l'État pour retrouver des marges de manœuvre, une action publique plus sélective, des dirigeants qui montrent l'exemple. Parce qu'elle croit en l'action publique, la gauche a la volonté d'en renforcer l'efficacité au service des citoyens. À elle de porter ce projet auprès des Français et, demain, de l'appliquer sans faillir lorsqu'elle sera au pouvoir !

Lire la contribution mise en ligne le 7 Mai 2008 par Emergence(s)

Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

Ces dernières années, le front de l'euro-scepticisme s'est structuré pour des raisons à la fois politiques et économiques. Celles-ci sont souvent le reflet d'inquiétudes des citoyens face à une économie jugée trop libérale et pas assez sociale, et à l'égard d'un processus qui leur apparaît peu lisible et dont ils mesurent mal les effets sur leur propre devenir. Alors même qu'apparaissent de nouvelles grandes puissances telles l'Inde, la Chine, la Russie, le Brésil et l'Argentine, la France ne peut à elle seule peser sur les affaires du monde ou réguler la mondialisation. Nous devons « penser européen » car seule l'Union européenne en a la capacité et les moyens. Mais face à cette union d'États souvent perçue comme abstraite et lointaine, la culture européenne et la démocratisation institutionnelle apparaissent essentielles à l'appropriation collective des enjeux de la construction européenne.

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Deux positions s'offrent à l'Union européenne dans les relations internationales : celle de l'Europe espace, grand marché unique mais sans ambition commune et qui ne pourra donc pas répondre aux attentes de ses citoyens ; ou celle de l'Europe comme acteur global, « l'Europe puissance ». Si la mondialisation actuelle est un état de fait, elle va actuellement moins de pair avec une démocratisation de la planète qu'avec une fragmentation des territoires. Loin d'être un facteur d'unification, elle contribue trop à séparer les mondes. Lui répondre sur le plan des valeurs est un défi central tant la fragmentation spatiale fragilise l'esprit urbain.

Lire la contribution mise en ligne le 12 Mai 2008 par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène

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Mercredi 7 mai 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

Comment aménager le capitalisme financier non pas à la marge, mais en profondeur ?

Rapport mis en ligne le 3 Mai 2008.

Le capitalisme financier est aujourd'hui quant à son résultat synonyme de chaos, de crise, de répercussions graves et incontrôlables dans l'économie réelle et ce dans un périmètre mondial où tout inter agit. Remis en cause dans son concept pur (non interventionnisme) par ses propres défenseurs qui mettent en avant le rôle et l'intervention de l'Etat, le socialisme se situe à un tournant historique, où il a un rôle à jouer voire un devoir. Et ce rôle va bien au-delà d'un aménagement à la marge. C'est la refonte du capitalisme financier conjugué à un rôle pro-actif au cœur même du système où il doit être législateur, régulateur et surtout acteur.


Dans ce rapport de Rachel CADO, Conseil Financier, on parle du côté obscur, invisible, qui agit dans l'exercice du capitalisme financier avec les conséquences actuelles que l'on sait.


Le fonctionnement actuel du capitalisme financier est simple : lorsque les marchés sont prospères ses acteurs en tirent les profits en dénonçant tout interventionnisme de l'Etat, et le pouvoir d'achat des citoyens baisse (bulle immobilière...), quand les marchés sont en crise, ses acteurs requiert les interventions de l'Etat et les citoyens paient les conséquences de la crise du capitalisme financier et sa réparation. Personne n'a été consulté sur ce modèle de société, on pourrait facilement dire : où est la démocratie?


Sont ensuite proposés des objectifs d'intervention, choisie, juste et globale:

- Humain, redéfinition de la notion de création de valeur

- Mode de production : régulation / équilibre mondial / Etat acteur

- Redistribution de la richesse : système social / fiscal / professionnel

Retrouvez la contribution complète de Rachel Cado: "Comment aménager le capitalisme financier non pas à la marge, mais en profondeur ?"

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