Archives

Actualités politiques

Samedi 25 avril 2009
- Par Jeunes d'Avenir
25 avril 2009 - 19:18

Par Jeunes d'avenir

Plan présidentiel pour « la formation, l'apprentissage et la professionnalisation des jeunes » : appelé « plan d'urgence » ce programme porte bien son nom. En effet, plus de six mois après le début de la crise financière rien n'avait été fait pour la population la plus touchée : les jeunes. C'est donc dans l'urgence que Nicolas Sarkozy tente de donner le change.


« C'est un cercle vicieux. On leur demande de l'expérience pour pouvoir travailler, mais il faut avoir travaillé pour avoir de l'expérience [...] Il y a deux choses qui marchent et en quoi je crois, c'est la formation en alternance et l'apprentissage. 70% des jeunes qui suivent ces cursus trouvent un emploi. »

Si le constat fait par le président est juste, sa prise de conscience a été trop tardive... Ainsi les jeunes passent après les amis du pouvoir et les banques. Ségolène Royal a, elle, déjà pris le problème à bras le corps depuis longtemps avec les emplois tremplins.

« Le chef de l'Etat a donc choisi de faire "le pari de l'apprentissage" en accordant des avantages financiers aux entreprises pour qu'elles recrutent davantage d'apprentis ou de jeunes en contrats de professionnalisation, dont le nombre a chuté ces derniers mois. »

Ce point est intéressant car il met en lumière l'incohérence du gouvernement. En effet si on s'intéresse aux causes de cette chute on se rend compte qu'elle est due à une politique hostile au contrat de professionnalisation. En effet, par l'article 53 du Projet de loi de finances de 2008, le gouvernement a supprimé l'exonération attachée aux cotisations du contrat, rendant ce dernier moins intéressant pour les entreprises. Ce n'est donc pas tant la crise financière qui est à mettre en cause que la volonté incohérente du président et de son gouvernement.

Mais le plus grave étant que la réponse apportée par le président ne résout en rien le problème des jeunes diplômés. En effet qu'en est-il pour les milliers de jeunes qui ont déjà obtenu leur diplôme et qui ne peuvent donc plus faire de l'alternance? Nicolas Sarkozy esquive.

De plus, si la volonté est de promouvoir la professionnalisation, pourquoi ne pas augmenter le nombre de filières en alternance ? Notamment dans le supérieur pour faire face au chômage des jeunes diplômes. Nicolas Sarkozy a-t-il conscience, par exemple, que pour 600 demandes, une licence professionnelle en gestion des ressources humaines n'offre que 20 places ?

Il est donc nécessaire que le pouvoir en place reprenne rapidement conscience de la réalité pour agir juste. En effet, une autre mesure du plan correspond à la rémunération des stagiaires à partir de deux mois de stage, contre trois aujourd'hui. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy, décrit par la presse française comme téméraire, se contente t-il de deux mois ? Ce n'est pas cohérent : travailler plus ne permettrait donc pas de gagner plus ? Pourquoi attendre deux mois ? Peut être pour faire plaisir à son ex-camarade de classe, Mme Parisot, présidente du Medef...

Autre mesure du plan : le recours aux contrats aidés, longtemps honnis par la droite. Là aussi quelle perte de temps ! Encore une preuve de l'incohérence d'un président trop dogmatique.

Enfin, Nicolas Sarkozy a déclaré lors de son discours : «L'argent public, je veux qu'il finance l'emploi, pas le chômage. Je suis venu vous dire que vous aurez une formation et un emploi, pas que vous allez survivre avec une allocation sociale pour rester chez vous».

Le président du pouvoir d'achat semble omettre qu'aucune protection financière n'est prévue pour les jeunes de moins de 25 ans qui n'ont pas d'emploi... laissant des milliers de jeunes dans une misère intolérable.

Nicolas Sarkozy a donc annoncé de manière tonitruante un plan qui arrive bien tard, sans ambition, ce qui semble désormais être la marque de fabrique du sarkozysme : beaucoup de discours et d'incohérences mais peu d'actes. Nicolas Sarkozy n'a pas su anticiper ni même réagir assez vite au problème.


Source: http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/pour-les-jeunes-lurgence/25-04-2009

Jeunes d'Avenir : sur Désirs d'avenir, sur facebook

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 février 2009
- Par Desirs d'avenir national

Alors que Ségolène Royal rencontrait les salariés du Bassin d’emplois de Châtellerault qui sont fortement touchés par les difficultés que connaît le secteur de l’automobile, elle a qualifié de « saupoudrage » les mesures sociales annoncées la veille par Nicolas Sarkozy, et a demandé « un moratoire de la dette des ménages liée au logement » pour relancer la consommation.



« On attendait des décisions plus radicales de la part du chef de l'Etat. C'est du saupoudrage. On ne voit pas bien quel est le choix économique, l'axe de la relance. Ca manque d'envergure. Même si des choses vont dans le bons sens, si Nicolas Sarkozy commence à lâcher un peu sur le pouvoir d'achat, il faut aller plus loin. La consommation viendra de la relance. Outre l'augmentation des salaires partout où c'est possible, il existe des actions simples et fortes.

« Comme en Allemagne, l'Etat doit entrer dans le capital des banques. Il doit exiger ensuite d'elles par une loi qu'il y ait un moratoire de toutes les dettes liées au logement pour les Français modestes et moyens pendant 12 mois. Cette mesure simple, efficace, populaire donnerait une bouffée d'oxygène. Les gens n'arrivent plus à rembourser, à payer leur loyer, parce qu'ils sont au chômage. Cela coûtera moins cher en terme en dégâts sociaux que de laisser basculer les familles dans l'endettement, le surendettement. »

Ségolène Royal regrette l’inertie de l’Etat qui, malgré les annonces successives de mise en place d’un plan de 600 millions d’euros pour la filière automobile, n'a toujours pas de solutions pour le maintien des entreprises et des emplois sur le bassin de Châtellerault.

Ségolène Royal demande au gouvernement de mobiliser ce fonds pour racheter l’entreprise New Fabris et sécuriser les savoirs automobile en France, en attendant la reprise de l’activité.

Elle a aussi demandé que l'Etat assure une garantie de maintien de salaires, comme le fait la Région Poitou-Charentes.

En Poitou-Charentes, la Région va agir rapidement pour limiter le nombre de licenciements et le chômage partiel dans les entreprises qui souffrent de la crise. Ségolène Royal a proposé aux organisations syndicales l’extension du Contrat Régional de Sécurisation des Parcours Professionnels (CRSPP) aux salariés. Il est actuellement limité aux personnes licenciées.

La Région va étendre le CRSPP aux salariés des entreprises qui envisagent des plans sociaux ou le recours massif au chômage partiel.

La rémunération sera de 90 % du salaire net et limitée aux salariés touchant moins de 1,5 fois le SMIC. Cette mesure sera proposée pour les salariés ayant choisi de s’engager dans une formation. C’est une mesure qui peut être élargie au plan national.

 

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 janvier 2009
- Par Desirs d'avenir Comités 60

parce que j'en ai marre ! J'en ai marre, Jean-Michel Aphatie ! de voir des banques continuer comme si de rien n'était...
Les banquiers ne font pas leur travail ?
... A pratiquer des taux d'intérêt de 18% pour des familles qui ont tout simplement besoin de changer de voiture, besoin de déménager, besoin simplement de vivre et de construire leur projet d'avenir. Et aujourd'hui, ce qui manque cruellement...



Ca va à ce point, mal, entre vous et le Parti socialiste, Ségolène Royal ?
Je vais vous dire, Jean-Michel Aphatie, je ne demande rien pour moi. Je me débrouille comme je peux, même si en effet, aujourd'hui, nous ne sommes pas malheureusement étant 50% du Parti socialiste, nous ne sommes pas dans la direction. La vraie question politique, c'est que Martine Aubry fasse en sorte, on a vu que les temps sont durs, on vient de le voir, que l'ensemble des socialistes soient rassemblés, que mon équipe rentre à la direction du Parti socialiste. Et moi je suis disponible pour être utile. Je ne demande rien. J'ai proposé soit de m'occuper des élus de terrain parce que je crois à la force de la décentralisation et aux expériences de terrain qui réussissent ; soit des relations internationales. Je suis disponible pour travailler, pour me rendre utile mais je ne demande rien pour moi.


Lire le texte complet de l'interview.

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 décembre 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

17 décembre 2008
Ségolène Royal était l'invitée de Jean-Jacques BOURDIN sur RMC/BFMTV.



Lire le script complet de l'interview.

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 décembre 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

Le 20 octobre dernier, les sénateurs ont supprimé l'article 17 du projet de loi Boutin, qui visait à comptabiliser l'accession sociale à la propriété dans le quota minimal de 20 % de logements locatifs sociaux qui s'impose, en agglomérations, à chaque commune en application de l'article 55 de la loi SRU de décembre 2000. Tout en rappelant leur attachement aux dispositifs permettant aux Français de devenir propriétaires s'ils le souhaitent, les sénateurs ont ainsi estimé que la loi SRU était un texte sage.

...

Depuis le gouvernement a annoncé qu'il proposerait un arrangement aux députés : il s'agirait de réduire les pénalités des communes qui ne construisent pas assez en les diminuant des sommes qu'elles dépensent pour l'accession sociale à la propriété.

Cette mesure est inadmissible parce qu'elle permettra aux communes récalcitrantes de s'affranchir facilement d'une loi de la République qui fait pourtant consensus. Après une première tentative en 2006, l'acharnement politique à s'attaquer à cette mesure concrète de lutte contre la ségrégation sociale et spatiale est significatif du peu de cas qu'il est fait de la mixité sociale.

...

Alors, un peu de courage! N'hésitons pas à proclamer la mixité sociale valeur républicaine !

Dans le combat qui nous attend à l'Assemblée Nationale, sauvons, renforçons même l'article 55 de la loi SRU !

Lisez et signez l'intégralité de l'appel



- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 5 décembre 2008
- Par Desirs d'avenir national
- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 décembre 2008
- Par Desirs d'avenir national

Ségolène Royal s'est rendue, lundi 1er décembre 2008, dans un établissement de la Banque Alimentaire de Poitiers et dans un centre des Restos du Cœur pour témoigner de sa solidarité auprès des bénévoles qui agissent en direction de ceux qui souffrent le plus.

Dans le contexte actuel de la crise économique, ils sont malheureusement de plus en plus nombreux à faire appel aux associations caritatives ne pouvant subvenir à leur besoin alimentaire.

La Présidente de la Région Poitou-Charentes a fait le choix de porter un effort supplémentaire au regard du contexte actuel pour les plus démunis avec une augmentation de 30 % des aides apportées aux associations caritatives, soit 150 000 euros.

Ségolène Royal a également souhaité que, cette année, comme l'année dernière, un chèque de fin d'année d'un montant de 50 euros plus 30 euros par enfant soit attribué aux salariés victimes d'un licenciement économique. Par exemple, une famille avec deux enfants pourra recevoir 110 euros.

Ces nouvelles dépenses sont financées par des économies : 300 000 euros supprimés à la communication sur le Cognac.

Enfin, la Région rappelle que les familles et les personnes dans le besoin peuvent bénéficier du microcrédit régional gratuit.

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 décembre 2008
- Par L'équipe de Ségolène Royal

Stagnation des salaires et baisse du niveau de vie, hausse massive du chômage avec plus de 40 000 demandeurs d'emplois supplémentaires en octobre, croissance faible, déficits publics, absence de perspectives pour les jeunes, dont le pessimisme est plus fort que partout ailleurs : l'inquiétude est vive, le pays en chute libre. Les plans sociaux se multiplient et la liste des entreprises victimes de délocalisations s'allonge : Camif, Renault, Molex, Ford, PSA, Caisses d'épargne et bien d'autres encore.

La France dispose d'atouts exceptionnels, industriels, humains, naturels. Elle est la cinquième puissance du monde. Elle a le potentiel, l'inventivité et les talents pour surmonter la crise et être la pionnière vigoureuse d'une nouvelle économie, enfin réconciliée avec le social et l'environnement. Et pourtant la France  va mal.

Elle va mal parce que la gestion de la crise économique et sociale n'est ni à la hauteur de l'urgence, ni à la hauteur du rang qu'occupe notre pays dans le monde. Effet d'une déflagration majeure, mondiale, inexorable, affectant toutes les contrées du globe entend-on. Oui, sans aucun doute. Mais la question n'est pas de savoir si certains sont épargnés. Elle est de savoir si tous les pays réagissent de la même manière, avec la même clairvoyance, la même volonté. A l'évidence la réponse est non.

Certains ont eu la lucidité radicale et le courage de prendre les bonnes décisions au bon moment. Ils ont fait voler en éclat les solutions orthodoxes et les consensus dominants dictés par des banquiers et des élites financières discrédités. Ils ont mis les banques sous contrôles ; ils ont relancé l'économie en jouant directement sur le pouvoir d'achat et en baissant la TVA. C'est le cas du Royaume-Uni de Gordon Brown.

D'autres n'ont pas eu ce courage. Le gouvernement français avait le choix entre le statu quo et la création d'un nouvel ordre économique et financier, en France et en Europe. Nicolas Sarkozy a choisi, au-delà des discours et des mots, le statu quo, la connivence avec les milieux d'argent et le favoritisme.

Les annonces n'ont certes pas manqué. Les banques ont bénéficié d'une aide exceptionnelle de 10,5 milliards d'euros : mais 10,5 milliards sans contrepartie, sans entrée de l'Etat au capital et dans les conseils d'administration. On nous dit que les préfets surveilleront les établissements bancaires. Mais de quelles compétences financières disposent-ils vraiment ? On créé la fonction de médiateur du crédit. Mais avec quel autre pouvoir que celui de dénoncer publiquement les cas les plus abusifs ? Avec quel moyen de relancer vraiment le crédit, partout sur les territoires ?

Car pendant ce temps, les conditions de prêt se sont durcies. Certaines entreprises ont des déficits temporaires de trésorerie. Et pourtant elles sont maintenues sous l'eau et menacées de dépôt de bilan parce que leur banque ne leur prête plus. 22 milliards d'euros ont été prélevés sur les livrets d'épargne populaire et le les livrets de développement durable pour relancer l'investissement. Mais les PME ne voient toujours rien venir. Les garanties et les prêts d'OSEO ne se débloquent pas, prisonniers d'un carcan de règles complexes et peu lisibles.

Et puis il y a les millions de familles qui voient approcher les fêtes de fin d'année et qui se demandent de quoi demain sera fait. Leur moral n'a jamais été aussi bas. Parce que leurs salaires stagnent. Parce qu'en dépit des sacrifices qui leur ont été demandés depuis des années, elles sont menacées par le chômage et la précarité.

Alors que faut-il faire ? La France a en elle l'énergie pour avancer. Il faut l'utiliser. La démultiplier. Lui permettre de s'exprimer. Si les salariés n'ont pas les moyens de payer  et d'acheter ce qu'ils produisent, comment le pays se relèvera-t-il ? Si les entreprises ont les compétences qui leur permettent d'innover mais n'ont pas accès au capital, comment la France pourra-t-elle à la tête de la mondialisation ?

En ce temps de crise, des mesures d'urgence s'imposent. A l'approche de l'hiver, il est urgent de baisser encore le prix de l'énergie et notamment du fioul. Il est urgent de conditionner les aides à la conclusion d'accords salariaux dans les entreprises. Il est urgent surtout de  baisser la TVA d'au moins 2%, sans restreindre cette mesure à la seule industrie automobile ou au bâtiment. La crise est générale et c'est une crise du pouvoir d'achat. Des mesures sectorielles ne feront que favoriser les grands groupes, sans garanties aucune sur l'investissement.

Une diminution de TVA de 2% coûtera environ 16 milliards d'euros. Pas plus cher que le paquet fiscal. Au gouvernement maintenant de nous dire ce qui est le plus utile : donner grâce au bouclier fiscal un chèque de plus de 20 000 euros à 16 000 contribuables assujettis à l'ISF ? Ou bien permettre à tous de vivre correctement et de contribuer par leurs achats à la relance de l'activité ?

Enfin, il est temps de proposer un plan massif d'investissements dans la croissance écologique. Si nous attendons encore, si nous ne prenons pas aujourd'hui le train de la révolution verte, si nous différons les choix fondamentaux que d'autre pays ont fait depuis longtemps ou sont en train de faire, la France reculera. Nous ne pouvons pas nous le permettre.

Nicolas Sarkozy a attendu un an et demi pour lancer un plan de 450 millions d'euros dans la voiture électrique. Ce n'est pas de 450 millions d'euros dont nous avons besoin mais de plusieurs dizaines de milliards. Pour développer enfin le ferroutage, les autoroutes de la mer, l'excellence environnementale dans le bâtiment, le retraitement des déchets, l'énergie.

Plus que jamais, le Parti socialiste doit faire entendre une voix forte, puissante, unie. Il doit mettre son énergie auprès de celles et ceux qui attendent, parfois désespérément, que cela change. Il doit mettre ses talents au service d'un projet de vie, au service du sursaut auquel nous aspirons tout, au service d'une renaissance. S'opposer au gouvernement toutes les fois que cela est nécessaire. Proposer une alternative politique : voilà plus que jamais la ligne que nous devons suivre.

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 29 novembre 2008
- Par L'équipe de Ségolène Royal

Six personnes sans domicile fixe décédées en cinq jours. 250 depuis un an. Un gouvernement qui, à l'approche de l'hiver et en dépit des promesses du candidat Sarkozy, fait mine de découvrir le dénuement total dans lequel vivent les personnes sans abri en France.

Une annonce démagogique et insultante : l'hébergement forcé des SDF, symbole du déni d'humanité dont sont victimes les personnes sans logement. Une réalité désastreuse : le manque cruel d'hébergements d'urgence en France.

Un effet d'étranglement : le déficit de logements sociaux, accentué par la volonté d'inclure l'accession à la propriété dans la comptabilisation des 20 % SRU, conduit à saturer les structures d'hébergement.

Deux solutions complémentaires : lancer un programme de construction de logements en hébergement, à hauteur au minimum des 1,5 milliard d'euros évalués par l'association Emmaüs ; appliquer enfin la loi SRU, en renforçant les sanctions contre les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de 20% de logements sociaux.

- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 novembre 2008
- Par L'équipe de Ségolène Royal

La réforme de l'audiovisuel public est en débat. Aux côtés de l'intersyndicale de France Télévisions, nous nous opposons évidemment à la nomination/révocation du président de France Télévision par décret. Cette manière de faire portera sans aucun doute atteinte à l'indépendance politique et éditoriale de France Télévisions.

Nous nous étonnons également de l'indigence des financements publics proposés pour combler le manque à gagner de la publicité. L'audiovisuel public devrait en sortir considérablement appauvri et pourrait être contraint à « un plan social élyséen ». La réforme, en appauvrissant les recettes du groupe public sans combler le déficit, pourrait même entraîner la fermeture de certaines chaînes et remette en cause la dimension nationale de France 3.

A contrario, TF1 va évidemment bénéficier du transfert massif des recettes publicitaires du public vers le privé. De quoi donner un petit coup de pouce au cours - actuellement en difficultés - de l'action du groupe télévisé de l'ami du chef de l'État, Martin Bouygues...

Nous affirmons qu'il est au contraire urgent de construire une « entreprise commune » et de s'adapter aux mutations de la télévision et des nouvelles technologies, comme l'ont rappelé ensemble direction et salariés de France Télévisions.

Une nouvelle fois, cette réforme est un cadeau du pouvoir « aux copains ». Martin Bouygues en a rêvé, le président l'a fait.
- Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés