09 décembre 2008 - Ségolène Royal était l'invitée de RTL
J'attends d'elle ce que les militants et les français attendent. Et je vais vous le dire... Si Martine Aubry ne fait pas le rassemblement des socialistes, ce sont les français qui vont l'exiger, parce que les temps sont extrêmement durs, on voit aujourd'hui surgir des vieilles idées comme le travail le dimanche qu'on prétend facultatif. On sait bien qu'un jour il deviendra obligatoire parce que les gens n'auront pas le choix pour gagner un peu plus que travailler le dimanche. C'est-à-dire de mettre en péril leur vie de famille. On voit aussi par rapport à ce travail le dimanche des artisans et des commerçants qui sont très inquiets dans la France entière. On voit un plan de relance qui a laissé de côté le pouvoir d'achat avec des gens qui s'inquiètent à la fin de cette année pour savoir comment ils vont payer leur énergie pour l'hiver. Donc on voit tout cela et donc les militants et les Français ont besoin d'une Gauche forte et d'un PS rassemblée.
Labellisé n°2 du Parti Socialiste, François Rebsamen, Maire de Dijon, signera
la contribution présentée par Ségolène Royal samedi 28 Juin à la Maison
de la Chimie.
Source : Le JDD
On a l'impression que Ségolène Royal ne parvient pas à retrouver les soutiens qu'elle avait reçus en 2006. N'y a-t-il pas un essoufflement ?
Non, je ne le crois pas. Ségolène Royal conserve dans le parti une grande estime. D'autres aussi mais pas plus qu'elle, et même plutôt moins. La vérité, c'est que personne n'a tué le congrès, personne n'est majoritaire seul. Donc Ségolène non plus. Les militants sont inquiets d'une logique d'affrontement de personnes. Ils ne souhaitent pas la division.
Royal n'a-t-elle pas alimenté cette logique d'affrontement en se déclarant si vite candidate au poste de premier secrétaire ?
Elle est en cohérence avec sa démarche, elle n'est pas dans des accommodements tactiques. Son raisonnement est juste : elle a représenté dignement le PS à l'élection présidentielle et pense qu'il faut qu'il y ait une synergie entre le parti et les propositions souvent innovantes qu'elle a alors défendues. Le meilleur moyen pour ça, c'est qu'elle assume la direction du PS. Mais pas seule, il faut le faire en équipe. C'est pour cela que je signerai la contribution de Ségolène Royal.
Vous croyez possible que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se retrouvent sur la même motion ?
Il faut d'abord analyser les contributions de chacun. Mais ceux qui, depuis 1997, signent le même texte et qui ont ensemble respecté le vote des militants ont vocation à se rassembler. Je mettrai toute mon énergie pour qu'il y ait à l'entrée du congrès, c'est-à-dire au moment des motions, un rassemblement qui donne une colonne vertébrale majoritaire au Parti socialiste. Ensuite, cette majorité pourra travailler avec le premier secrétaire, qu'il s'agisse de Ségolène Royal, de Bertrand Delanoë ou d'un autre.
Vous ne pensez pas que ce serait plus simple si ni l'un ni l'autre ne voulait prendre la tête du PS ?
Au contraire ! Je ne veux pas qu'on dise que cela ne peut être ni l'un ni l'autre, cela empêcherait ce rassemblement. Que ceux qui pensent la même chose se retrouvent sur la même motion. Ce qui est étonnant, aujourd'hui dans le PS, c'est que ceux qui pensent la même chose ne sont pas rassemblés et ceux qui ne pensent pas la même chose sont rassemblés.
A qui pensez-vous ?
Tout le monde comprend. De voir Martine Aubry avec Laurent Fabius suscite chez moi une surprise !
Que vous a inspiré la visite de Delanoë chez Martine Aubry ?
Il y avait un côté spectacle et mise en scène. Je ne suis pas sûr que cela ait un impact positif sur les militants.
Comment prenez-vous le fait que Hollande lance un appel pour que les socialistes signent sa contribution ?
Je ne suis pas pour la course aux signatures. Cela vaut pour tous ceux qui se lancent dans ces opérations-là... Cette méthode de préparation du congrès est archaïque. Je suis pour qu'il y ait des signataires mais pas pour une course comme celle que l'on voit ici ou là, ce qui n'est pas le cas de François Hollande. Tous ont des difficultés à trouver des signataires car les cadres, les militants sont dans la perplexité. Je soutiendrai toute démarche de rassemblement, celle de François Hollande ou d'autres.
Nous sommes tous invités à une grande réunion de présentation de la contribution que nous soumettrons très prochainement
aux militants du Parti socialiste.
Elle se tiendra le
L'avenir a besoin de nous : une gauche nouvelle, un parti socialiste renouvelé. Nos valeurs, les inquiétudes des Français, et les 10 questions.
I – Le socialisme, une idée neuve pour le XXIè siècle
1- Nécessité d'une lucidité radicale sur l'état du monde et de la FranceII – Les moyens pour bâtir l'avenir
2- Les vraies raisons des défaites de 95, 2002 et 2007
3- L'ambition et l'actualité du socialisme
1- La démocratie jusqu'au boutIII- Pour un nouveau parti socialiste
2- Une nouvelle puissance publique
3- La révolution écologique
1- Le refus du statu-quo
2- 3 orientations pour changer le parti socialiste
Dans la galaxie des sites socialistes engagés dans une démarche en vue du congrès PS de Reims, nous avons eu un réel coup de coeur pour celui du
"pacte rénovateur"
Ségolène Royal confie à «Libération» son état d'esprit et sa conception du Parti socialiste.
Qu'est-ce qui doit changer en priorité au PS ?
En préparation du
congrès du parti socialiste qui se tiendra en novembre de cette année à Reims et avant les guéguerres de chéchefs fantasmées par la presse en mal de scoop sous l'impulsion de ceux qui n'ont rien
à dire, les contributions des uns et des autres commencent à fleurir. Leurs contenus sont là pour alimenter des débats qui conduiront à proposer aux militants des lignes politiques (les fameuses
motions).
Les socialistes ne peuvent, à l'occasion de leur congrès, en rester aux pétitions de principe ou à une bataille de mots. Ils doivent savoir poser les légitimes décisions de personnes et de leadership au terme d'un débat et non à son commencement. Ils doivent régler les dix grandes questions qui leur sont posées dans leur rapport aux Français.
Vous réagissez...