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Lundi 21 avril 2008
Nous évoquions hier les débuts du débat sur la déclaration de principe du Parti Socialiste qui sera soumise aux militants en juin pour approbation (ou rejet).

Le Parti Socialiste a officialisé, justement hier, la publication du projet qui sera soumis au militants. C'est un document assez court qui, en 21 articles, se définit comme "la carte d'identité du Parti Socialiste".

ART. 1 Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

...

ART. 21 Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

Nous vous proposons:
- de consulter la présentation qui en est faite par Alain Bergounioux
- de télécharger le texte du projet de déclaration de principe du PS

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 20 avril 2008
PARIS, 19 avr 2008 (AFP) -

Le PS donne lundi le coup d'envoi des débats de son Congrès de novembre avec la présentation d'un projet de "déclaration de principe" destinée à définir l'identité des socialistes du XXIe siècle et à réviser une charte de "teneur marxiste" remontant au Congrès d'Epinay de 1971.

Le projet, en 21 articles, a été adopté par consensus au cours de plusieurs réunions regroupant toutes les sensibilités du parti, a indiqué à l'AFP l'eurodéputé fabiusien Henri Weber qui, avec l'historien du PS Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, présente lundi le texte à la presse.

La "déclaration de principe" sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès (7 au 9 novembre).

"La déclaration de principe définit l'identité socialiste: ce qu'est être socialiste en ce début de XXIe siècle, quelles sont les valeurs dont les socialistes se réclament, quels sont les grands objectifs et les moyens retenus pour les réaliser", souligne Henri Weber.

La première déclaration de principe datait de 1971 (Congrès d'Epinay) et "était de teneur marxiste", selon lui. Rédigée par Jean-Pierre Chevènement, elle était axée autour du "tryptique: nationalisation, planification, autogestion". "C'était après 68, le fond l'air était rouge!", se souvient Henri Weber, ancien leader de mai.
Cette déclaration avait été revue en 1990 au Congrès de Rennes qui avait atténué sa radicalité en définissant "les moyens de la réforme au service des idéaux révolutionnaires".

Cette fois, la révolution n'est plus à l'ordre du jour. "Les objectifs relèvent de l'humanisme socialiste", souligne M. Weber. Il s'agit de la "transformation sociale par voie réformiste", précise M. Bergounioux.
Quant à l'écologie, "elle entre dans la plupart des articles", souligne M. Weber.

Le texte a été débattu lors de réunions regroupant notamment François Rebsamen (proche de Ségolène Royal), Stéphane Le Foll (directeur de cabinet de François Hollande), Pascal Cherki (emmanuelliste), le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, et Jean-Luc Mélenchon de l'aile gauche du parti.

Il a été adopté par un "consensus à 98%", souligne M. Bergounioux, seul Jean-Luc Mélenchon émettant des réserves sur l'article concernant l'Europe.

"Les socialistes ont des désaccords sur des politiques concrètes ou même sur ce que doit être un PS aujourd'hui, mais sur l'identité socialiste, il n'y a pas de désaccords", se réjouit M. Weber.

Il rappelle que tous les partis socialistes européens ont des textes du même type: le SPD allemand a même "un programme fondamental, distinct de son programme de gouvernement".

Par ailleurs, cette charte de base pourrait permettre de commencer le congrès sur une note unanime.

Un deuxième projet, portant sur les statuts du parti, devrait être présenté prochainement pour adoption en juin, mais il risque d'être plus polémique.

em/cgd/db

PARTIS-PS-CONGRÈS - 19/04/2008 08h07 - AFP
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 7 avril 2008
Lu sur le net', un coup de gueule de Marc Vasseur après les premières (et nombreuses) réactions suite à la consultation partcipative initiée par Ségolène Royal :


Bon je suis chaud là, je profite de ma forme tennistique de ce matin pour aligner quelques coups…
Depuis la proposition de Ségolène Royal d’ouvrir le débat avec les militants… ça tire de partout… à gauche… la droite se contentant de regarder cela d’un air goguenard. Alors je veux bien admettre que le peuple de gauche est particulièrement râleur… mais là ça dépasse l’entendement.
Les mêmes qui te disaient hier… il faut du fond, il faut débattre… pendant que d’autres décortiquaient le sexe des anges à s’interroger doctement sur rénovation, refondation, fornication… tout en se déclarant candidat à la succession de Hollande mais surtout en rejetant toute personnalisation… hein… ben oui… eux, sans doute, sont programmés génétiquement pour incarner une candidature individuellement collective… quoi ça ne veut rien dire… ben tout autant qu’un « candidat non déclaré »…  c’est un peu comme pour les pâtes… du fond, du fond oui mais avec comme préalable ma trombine 1er secrétaire putatif…
De toutes les façons… des seconds, je n’attends absolument rien… pour la majorité d’entre eux… ils étaient déjà dans la direction du parti en 93… magnifique cuvée millésimée branlée mémorable… ils ont changé qu’ils nous ont dit… que 25 ans plus tard… ben oui ils ont vieillis… de seconds couteaux…  ils sont devenus 1er ou éléphants… et rien n’a changé pour eux… ils vont nous balancer des textes et « cause toujours mon coco… tu pourras les amender en section… ».
Pour les premiers… alors là…j’avoue que je ne comprends plus très bien… on propose un débat… à tous les socialistes… et aussi sympathisants… ah oui au passage… ils convenaient que le PS était par trop recroquevillé sur lui-même… mais là… non ça va plus… et pourquoi que « j’ai pas reçu mon carton d’invit’ »… tu veux le nœud que couleur… « tin… mais pourquoi que ça s’adresse pas qu’aux VRAIS militants »… heu… là déjà je me perds un peu dans toutes ces circonvolutions… on se dit bon le pire est atteint ? non… que nenni… maintenant on va tripoter la virgule de la question… ah oui mais non ça va pas… on cause pas de la couleur du chariot pour faire ses courses…
Heu les gars… sérieusement… Royal… tiens… ça poserait un problème… Un cadre est posé, des questions formulés… une certaine cohérence dans le déroulement… oui parce que si vous voulez dans la logique proposer par la direction… je pensais benoîtement que les statuts venait après que nous nous soyons entendus sur le projet, les orientation… et pas l’inverse…
Donc… là on a une dirigeante qui nous propose un cadre, une méthode qui demande à être confortée et un cheminement… alors si on commençait à débattre de ce qu’on veut construire… non ? pour la tapisserie et le chef… on en discute après… et on peut même s'engueuler sur le fond... elle est pas belle la vie ??
Edit : Hollande Interrogé sur le choix de l'ex-candidate du PS à la présidentielle de lancer sur l'internet sa "consultation" des militants pour la préparation d'une motion à déposer au congrès, François Hollande a répondu: "Si internet permet aux socialistes d'être plus intelligents, alors vive internet"... c'est certain que ce n'est pas sous ses 10 ans de règne qu'on a été débordé par l'intelligence au PS...
par Marc Vasseur publié dans : Parti Socialiste communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 7 avril 2008
Interview de Ségolène Royal

06/04/08


Vous lancez une consultation participative, est-ce une façon de passer à l'offensive ?

Une offensive pour être utile aux Français, oui. Ce qui nous intéresse, c'est de répondre à la déception profonde et à la colère, touchant même des catégories qui se croyaient jusqu'alors à l'abri. Il serait très dangereux pour la démocratie, la gauche et le PS que ce congrès ne serve à rien ou se résume à des conflits de personnes. C'est cela que je veux empêcher.

Etes-vous candidate au poste de premier secrétaire?

Ce n'est pas le problème pour l'instant. Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le soumettre au vote des militants est terminée. Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle. Je veux que ma contribution soit le fruit du plus grand nombre. D'ailleurs, si on regarde les programmes municipaux des candidats PS, tous ont eu une démarche participative. Une démarche dont Nicolas Sarkozy s'est gaussé pendant la présidentielle, mais on voit que j'avais raison: avec son pouvoir personnalisé, il échoue.

Vous pour suivez votre route malgré les tirs de barrage...

Ce sont des fétus de paille, par rapport aux difficultés que connaissent le pays, l'Europe et la planète. Je ne suis pas là pour me pousser en avant, mais pour me mettre au service de la gauche, de l'alternance, dans la continuité de la campagne présidentielle. Sinon, les militants et l'opinion pourraient me reprocher d'avoir laissé le débat s'enliser au PS. Je prends donc mes responsabilités, avec des hommes et des femmes de talent, pour que nous puissions collectivement présenter une offre politique qui incarne un idéal et un espoir.

Certains critiquent votre démarche participative, vous accusant de ne pas apporter d'idées...

D'abord, il y a beaucoup d'affirmations dans cette consultation. Nous exposons les raisons pour lesquelles il y a des inquiétudes profondes dans le pays: le capitalisme qui perd la tête, les doutes sur l'identité de la France, l'angoisse du déclassement... C'est le fruit d'un travail très approfondi. Les militants auront un mois pour s'exprimer sur le site internet qui ouvrira cette semaine, congresutileetserein.com. J'espère aussi que le texte sera publié dans L'Hebdo des socialistes, ce serait un signe de fonctionnement démocratique du parti. En attendant, il est déjà en ligne sur mon site Désirs d'avenir. Les débats vont se multiplier. Puis on présentera des pistes d'action politique crédibles.

Quelles sont les nouvelles règles communes à établir au PS?

Peut-être se taire plutôt que de critiquer les initiatives intéressantes, voilà une bonne règle.

Vous ne dites rien sur les alliances avec le centre?

J'ai dit ma position au moment des élections. Les faits m'ont donné raison. J'y reviendrai le moment venu, comptez sur moi.

Que répondez-vous aux reconstructeurs qui préconisent un premier secrétaire non présidentiable...

Dès que j'entends des attaques personnelles, je n'écoute plus. Je ne suis pas uniquement tournée vers l'intérieur du PS puisque j'ai mené une campagne présidentielle pour toute la gauche, ce qui me donne une responsabilité. Je n'ai pas l'intention de me laisser entraîner dans une bagarre d'appareil dont les Français, comme les militants, seraient vite dégoûtés.

Vous avez lancé un nouvel appel aux adhérents pour renouveler leurs cotisations, rencontré hier soir les animateurs de Désirs d'avenir, allez-vous créer votre courant?

Surtout pas un courant, ce sont les méthodes du passé! Mais je souhaite que le plus grand nombre possible de militants participent à l'élan que je veux pour mon parti. Le congrès du Mans s'était fixé pour objectif un parti de 700000 adhérents, on en est loin. Le PS doit devenir plus attractif. C'est possible comme le prouvent les pays voisins. En Italie, le parti démocrate compte 4 millions d'adhérents. En Allemagne et en Espagne, c'est plus de 700000 adhérents, ce sont des partis vivants, qui bougent, qui débattent. Là, je dis : "Venez tous, participez le plus possible, en liaison avec les associations, le mouvement social et syndical." Le parti doit s'ouvrir, trouver de nouvelles formes de militantisme.

Votre avis sur votre probable adversaire au poste de premier secrétaire, Bertrand Delanoë?

Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles en première ligne.

Nicolas Sarkozy a présenté des mesures pour réduire le déficit public, parlant de réforme plutôt que de rigueur, qu'en pensez-vous?

Il n'y a pas de réforme. C'est cela qui est dramatique. La seule réforme qui a eu lieu, c'est celle du bouclier fiscal, qui a vidé les caisses. Aujourd'hui, l'exercice consiste à reprendre dans la poche de tous les Français pour boucher le trou dû au cadeau fait à ceux qui en avaient le moins besoin. D'autant que ces mesures doivent servir à économiser 7 milliards alors que le paquet fiscal représente 15 milliards par an. Mais comme Sarkozy ne veut pas reconnaître son erreur, il va creuser des trous ailleurs. Il a déjà fait des impôts nouveaux : les franchises médicales, la TVA qui rapporte plus avec la hausse des prix alimentaires... La rigueur est déjà là : elle ralentit la croissance. Il faudrait remettre en cause le paquet fiscal, baisser la TVA, doubler la prime pour l'emploi, ce qui permettrait à 8 millions de salariés d'avoir un treizième mois, et d'investir très fortement dans le logement et l'innovation des entreprises.

Des badges "Pour un monde meilleur", une banderole sur l'Hôtel de Ville de Paris, cela vous parait suffisant pour manifester notre solidarité avec les Tibétains?

Non. Moi, j'ai toujours demandé que la France menace de boycotter les Jeux olympiques. Si le pays des droits de l'Homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes, pour dire 'on ne va pas en Chine tant que le Tibet n'est pas respecté', on aurait entraîné d'autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c'est mieux que rien, mais c'est se donner bonne conscience à peu de frais. Le recul de l'appartheid en Afrique du sud a commencé quand on a menacé d'y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très fort sur des valeurs, cela bouge. Quand on est fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature.

Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d'inauguration...

A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives. Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu pendant les J.O. Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties. Tout le cinéma, les tigres de papier agités avant, paraîtront alors totalement dérisoires. Il est encore temps de menacer de boycotter les JO.
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 28 mars 2008

de Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir

Chères amies, Chers amis,

Le calendrier du Congrès au cours duquel le Parti socialiste arrêtera ses orientations politiques et désignera sa future direction ainsi que ses cadres aux différents échelons de son organisation est maintenant connu [ndlr: voir le calendrier].

Il s'agit d'un temps fort dans la vie du grand parti démocratique qu'est le Parti socialiste car ce processus conduira, par les contributions des militants, les débats dans les sections et fédérations puis le vote des adhérents, à la rénovation et la clarification que les Français sont nombreux à attendre de nous. Ils seront nombreux à suivre nos débats : les socialistes doivent être très nombreux à y participer.Ce sera une condition du rayonnement du PS et de la force de son projet.

Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez. En adhérant à Désirs d'avenir, vous avez manifesté votre volonté d'être partie prenante d'un mouvement d'espoir : vous pouvez aller au-delà aujourd'hui en rejoignant le Parti socialiste.

Pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré avant le 31 mars 2008, n'attendez pas pour le faire en ligne à l'adresse http://adherer.net/perl/getHtml.pl

Je compte sur vous pour apporter votre pierre à la vitalité démocratique du Parti socialiste et à la construction d'une alternative politique forte et crédible et, au terme du processus, pour exprimer vos choix.

Amitiés,

Jean-Pierre Mignard

A noter: Si vous aviez déjà adhéré en 2006 ou 2007, vous pourrez participer aux débats et au vote en vous mettant à jour de cotisation d'ici là

par Jean-Pierre Mignard publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 26 mars 2008

Suite au Conseil National du Parti Socialiste qui s'est tenu le Mardi 25 Mars 2008 en soirée, les dates suivantes ont été arrêtées:


1/ Convention nationale
portant sur la déclaration de principe, les modifications statutaires préconisées par la commission nationale de la rénovation, et la riposte aux mesures gouvernementales
(sic)

6 mai : envoie des textes définitifs dans les fédérations

29 mai vote dans les sections
(Date limite de présentation en section pour le vote du 29 mai : 31/12/07)

du 5 au 7 juin : conventions fédérales

14 juin : convention nationale

2/ Congrès

Date limite de présentation en section pour pouvoir voter au congrès : 31 mars 2008

16 au 27 juin : validation du corps électoral par le Bureau National des Adhésions

15 juin : début du dépot des contributions

1er juillet : date limite d'arrivée des contributions chez les militants

du 29 au 31 aout : Université d'été à La Rochelle

13 septembre : Conseil National de synthèse

20 septembre : Date limite d'arrivée des motions chez les militants

23 octobre : Vote dans les sections

du 24 au 26 octobre : Congrès fédéraux

du 7 au 9 novembre : Congrès national

13 novembre : Election des secrétaires (de section, premiers federaux et national)

14 novembre : Second tour éventuel

15 novembre : Conseil national de désignation du BN et SN

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 29 février 2008
Ségolène Royal en campagne apporte son soutien aux candidats socialistes et aux équipes de gauche pour les municipales et les cantonales.
Et rencontre également celles et ceux qui se battent pour leur entreprise, leur famille, leur pouvoir d’achat, leur quartier. Sur la dernière ligne droite, les déplacements se multiplient et l’espoir se renforce.


Mardi 26 février, Toulon (Var) - Comme Saint-Maur-des-Fossés, Neuilly-sur-Seine, Hyères et Nice « Toulon est sur la liste noire de la fondation Emmaüs », souligne Ségolène dans la ville chef-lieu du Var, aux côtés de Robert Alfonsi, candidat aux municipales. La Fondation Abbé Pierre a en effet publié à la mi-février un palmarès des communes soumises aux obligations légales en matière de logement social (loi SRU) qui place Toulon parmi les plus mauvais élèves de France. « Il faut respecter cette loi, construire des logements pour ceux que la vie chère frappe le plus », a rappelé Ségolène.

Mardi 26 février, Bordeaux, Talence et Gradignan (Gironde) – Après une visite de soutien en compagnie de Vincent Feltesse (Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux) à Blanquefort aux salariés de Ford au chômage technique qui réclament la pérennisation de près de 2.000 emplois après 2010, Ségolène et Alain Rousset rejoignent Bordeaux. Sur la place Saint-Michel, au cœur de la capitale aquitaine, elle appelle à la mobilisation autour d’Alain Rousset et dans chaque commune pour « un vote d'avertissement au pouvoir en place ». Une journée qui aura continué sur des rencontres chaleureuses avec Anne-Marie Keiser, Gilles Savary et leurs équipes, respectivement candidats à Gradignan et Talence. L’occasion également d’affirmer que « L'enjeu, dans les collectivités territoriales, c'est d'amortir les chocs que la mauvaise politique de Nicolas Sarkozy fait subir au pays, en particulier la vie chère, la précarité qui augmente, les salaires qui baissent, les impôts nouveaux - 6 nouveaux impôts en 8 mois - la dégradation de l'accès aux soins ».

Lundi 25 février, Périgueux (Dordogne) – Venue soutenir amicalement devant un millier de personnes Michel Moyrand qui est bien parti pour prendre la mairie de Périgueux, Ségolène déclare que « toute élection a un sens national. C'est au niveau des villes qu'on va pouvoir résister à tout ce qui se délite au niveau national ». Signe des temps ? Dans le journal de campagne de maire-ministre Xavier Darcos, « sur la photo, le président de la République a disparu… »

Samedi 23 février, Nice (Alpes-Maritimes) - « Il est temps de changer d’ère » : à Nice où avec Patrick Allemand et son équipe pour les municipales, Ségolène appelle avec force au changement. Parce que les élections municipales et cantonales peuvent ramener au bon sens un Président et un Gouvernement qui « multiplient les promesses et les annonces non tenues. Hausse des prix, vie trop chère, hausse du prix de l'essence, de l'alimentation, impôts, promesses non tenues : on n'en peut plus . Trop de familles sont dans les difficultés. On en a assez de cette politique d'improvisation, de désinvolture, d'annonces nouvelles au quotidien sans doute pour faire oublier celles de la veille". La gauche porte l’espoir. L’espoir également, à Nice, d’en finir avec l’affairisme et les batailles claniques au sein de la droite.

Vendredi 22 février, Montpellier (Herault) - Visite du quartier de la Paillade, du marché : vendredi 22 février, Ségolène à Montpellier est aux côtés d'Hélène Mandroux, une des seules femmes maire de grande ville, candidate à sa réélection.

Ce même jour, Cités d'avenir, déclinaison de Désirs d'avenir dans les quartiers, a vu le jour à Montpellier où sera basé son siège social. L’association fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions."On veut continuer sur la dynamique de l'élection présidentielle », explique un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.

Jeudi 21 février, Charente-Maritime – Une journée dans des cantons ruraux du département pour faire basculer à gauche le Conseil général qui n’en n’a jamais été aussi près.

Mercredi 20 février, Caen (Calvados) - « Je me reconnais dans la façon dont Philippe Duron fait de la politique, dans la parole donnée qui sera suivie d’effet. » Lors d’un meeting devant 800 personnes à Mondeville, Ségolène est venue encourager Philippe Duron parti pour conquérir Caen. Soutien chaleureux également à l’ensemble des candidats socialistes dans un appel à la mobilisation de tous : « mettons-nous en mouvement ! ».

Mardi 19 février, Metz (Moselle) – Dans la ville chef-lieu mosellane et lorraine, Ségolène, en compagnie de Jean-Marc todeschini, Sénateur et 1er fédéral, soutient la liste conduite par Dominique Gros ainsi que les candidats aux cantonales Sébastien Koenig et Jean-Michel Toulouze. Un meeting pour appuyer le désir de faire de Metz une ville « écologique, innovante, solidaire, européenne et démocrate » et offrir à la Moselle un « changement politique et un nouvel élan ».

Lundi 18 février, Charente et Vienne – Un détour par Confolens pour soutenir Madeleine Ngombet et par Châtellerault en appui de Joël Tondusson, tous deux têtes de liste aux municipales.

Dimanche 17 février, Pontoise (Val d’Oise) – Des sourires, des fleurs, des ballons, le soleil... Ségolène rencontre les habitants de Pontoise, dans le quartier de Marcouville, pour soutenir Didier Peyrat et les membres de la liste Pontoise Ensemble « issus de la société civile et de toute la gauche ». Leur projet pour Pontoise : « bâtir une ville enfin rassemblée, mieux équilibrée, plus solidaire et écologique et rénover la démocratie municipale à Pontoise. »

Dimanche 17 février, Levallois-Perret (Haut-de-Seine) - Ségolène se fait à Levallois-Perret l’avocate de la " morale républicaine " lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie, Thierry David, escortée par des militants socialistes mais aussi de nombreux partisans du maire. « Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est curieux, la résurgence d'un vocabulaire d'un autre âge ! « , s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres. Cette visite est un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire. Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat socialiste, Thierry David. » --- Source : « Paris d’Avenir, un autre regard », le blog du comité parisien Désirs d’Avenir

Samedi 16 février, Blois (Loir-et-Cher) - En fin de journée, arrivée à Blois dans une salle comble et enthousiaste pour un meeting en soutien à Marc Gricourt, candidat à la mairie et Christophe Degruelle, postulant à la présidence de l’agglomération : un « tandem » emblématique de la volonté de ne pas cumuler et d’avancer en transparence. « Attachés à des valeurs de solidarité, d'humanisme, de convictions et de respect de celles-ci », ils appellent à une « forte mobilisation, pour choisir une équipe municipale innvante et protectrice, et pour ne pas accepter le plan de rigueur de Nicolas Sarkozy et de tout ceux qui le soutiennent à Blois. »

Samedi 16 février, Deux-Sèvres (Loir-et-Cher) – Le Département des Deux-Sèvres peut basculer à gauche : Ségolène apporter un soutien plein d’espoir et amical à Jean-Claude Sillon (canton de Chef-Boutonne), Christian Goyer (Brioux-sur-Boutonne), Sébastien Dugleux (Mauzé-sur-le-Mignon), Joël Misbert (Frontenay Rohan Rohan), en présence de Françoise Billiy, première fédérale, et de Delphine Batho. Au cœur d’un Marais Poitevin auquel le Gouvernement refusera scandaleusement, pour des raisons de politique politicienne, le label PNR quelques jours plus tard, soutien également à Yann Hélary, candidat Vert aux cantonales en Vendée villiériste.

Jeudi 14 février, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône) – Ségolène accompagnée par Jean-Jack Queyranne soutient Hélène Geoffroy, candidate à la mairie de Vaulx, et Jean-Paul Bret, candidat à sa propre succession à la mairie de Villeurbanne. L’occasion de saluer le travail des équipes municipales de gauche dans les quartiers populaires en pointant du doigt « le plan quartier du Gouvernement annoncé par Nicolas Sarkozy non pas dans les quartiers mais sous les ors de l’Elysée ». Et d’insister sur la nécessité de favoriser concrètement « l’accès au premier emploi et à l’éducation ».
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 6 février 2008
undefinedAnalyse 

Au-delà du duel éventuel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour prendre la direction d'un Parti socialiste toujours en peine de rénovation, la gauche française pourrait connaître, à la fin de cette année, un moment de vérité. 

Trois rendez-vous cruciaux - les congrès du PS et du Parti communiste et la création du nouveau parti " anticapitaliste " d'Olivier Besancenot - vont reconfigurer un camp " progressiste " qui, avec 36,44 % des suffrages (extrême gauche comprise) à la dernière élection présidentielle, a atteint son niveau électoral le plus faible depuis quarante ans.

En Italie, sur fond de crise politique, Walter Veltroni tente d'incarner, à la tête du Parti démocratique (PD), une alliance entre héritiers du communisme et de la Démocratie chrétienne. 

En Allemagne, la concurrence de Die Linke (La Gauche) oblige le SPD à faire le grand écart en participant à un gouvernement de grande coalition avec la CDU d'Angela Merkel tout en gauchisant son discours. 

En France, le PS, qui rêve, comme le PD italien, de rassembler à lui seul 35 % des électeurs, va devoir se choisir des alliés. A gauche ? Au centre ? A gauche ET au centre ? 

Les élections municipales lui servent de travaux pratiques avec dans certaines villes, comme Dijon, Roubaix ou Grenoble, des alliances allant du MoDem de François Bayrou au Parti communiste. A Paris, le MoDem va probablement rallier M. Delanoë au second tour.

Au risque de réveiller le spectre allemand - une aile gauche faisant scission pour former un nouveau parti comme Die Linke -, Ségolène Royal, qui était encore à Florence, le 27 janvier, à un meeting de M. Veltroni, trois jours après la chute du gouvernement de Romano Prodi, entretient le rêve italien, celui d'une grande alliance allant du centre à la gauche altermondialiste. 

Un projet qui rejoint celui que définissait le premier secrétaire du PS, François Hollande, le 13 mai 2007, avec " un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre gauche ou au centre "

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle n'a jamais regretté sa main tendue à François Bayrou, avant le deuxième tour, expliquant même dans son livre (Ma plus belle histoire c'est vous, Grasset, 2007) que " cette démarche était politique et ne s'inscrivait pas dans une récupération aventureuse de dernière minute ". Il s'agissait pour Mme Royal d'une " alliance en bonne et due forme " avec le centre, comme celle que François Rebsamen, son ancien directeur de campagne, met ouvertement en musique à Dijon en espérant ainsi être réélu maire dès le premier tour.

Quand la présidente de la région Poitou-Charentes veut que le PS redevienne " une force centrale qui s'assume en tant que force centrale à gauche ", attirant vers lui les altermondialistes, voire l'extrême gauche, comme les forces de centre et de centre gauche, elle pense à l'exemple de l'Italie.
 
Elle se réfère moins à l'Union - cette alliance de neuf partis qui, sous la houlette de M. Prodi, a emporté les élections de 2006 -, qui s'est révélée incapable de gouverner, qu'au Parti démocratique de M. Veltroni. Non seulement le maire de Rome, ancien communiste, a réussi son pari en fusionnant les démocrates de gauche (ex-communistes) et la Marguerite (centristes) - quitte à ouvrir la voie à une dissidence à gauche qui rêve d'une " Linke " à l'italienne -, mais il a reçu une onction populaire. Le 28 octobre 2007, lors d'une primaire à laquelle ont participé 3,5 millions d'électeurs, et face à quatre autres candidats, M. Veltroni a été élu chef du PD avec 75,82 % des suffrages.

Beaucoup de socialistes rêvent aujourd'hui de telles primaires - dont M. Prodi était venu vanter les mérites au congrès du PS au Mans, le 19 novembre 2005, se faisant ovationner - si elles permettent d'éviter, pour la présidentielle de 2012, la multiplication des candidatures de gauche au premier tour.
 
Mais avec quels partenaires pourra-t-il les organiser ? Sur sa gauche, le brouillard et le vide dominent.
 
Le PCF va de nouveau tester, avec les élections municipales et cantonales, ses capacités de survie. Les Verts peinent à cohabiter dans une maison commune. Le parti " anticapitaliste " de M. Besancenot est hypothétique. Et même Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller a des problèmes d'identité, en venant à " suspendre " une fraction hostile aux accords locaux qu'elle a conclus avec... le PS, pour les municipales !
 

UN " ENSEMBLE GÉLATINEUX " 

A sa droite, le PS se retrouve face à un MoDem qui a bien du mal à exister. Sa stratégie municipale à géométrie variable - tantôt avec l'UMP, tantôt avec le PS, tantôt autonome, souvent éclaté - ne facilite pas la clarification nécessaire pour que la question d'une alliance avec le centre, à laquelle une majorité de responsables socialistes, au-delà des amis de Laurent Fabius, semblent actuellement opposés, soit posée au prochain congrès. 

Au niveau européen, le Parti socialiste européen (PSE), qui rassemble 32 partis, encourage pourtant de telles alliances, en se déclarant ouvert aux " socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et démocrates progressistes ". Mais même la Marguerite se refuse toujours à rejoindre le PSE.

Si, à son prochain congrès, le PS se convertissait au rêve italien d'une alliance au centre, le spectre allemand d'une scission ne manquerait pas de resurgir

En Allemagne, Die Linke est née, le 16 juin 2007, d'une fusion entre l'aile gauche du SPD, dirigée par Oskar Lafontaine qui avait quitté le parti qu'il avait présidé suite à son désaccord avec l'orientation " sociale-libérale " de Gerhard Schröder, et les anciens communistes de l'Est du PDS. 

Sénateur socialiste de l'Essonne et ancien ministre, Jean-Luc Mélenchon anime déjà un club, Pour la République sociale (PRS), qui recrute au-delà du PS. Dans son livre En quête de gauche (Balland, 2007), il dresse un réquisitoire contre " le naufrage social-démocrate " et voit dans le modèle italien - cet " ensemble gélatineux " - " l'alliance sur le moins-disant centriste au nom du rassemblement le plus large ".

Partisan d'un " nouveau Front populaire ", une union à gauche, voire à l'extrême gauche prête à gouverner, " incompatible avec l'alliance au centre ", M. Mélenchon, un des animateurs du camp des " nonistes " de gauche au référendum européen de 2005, suivra-t-il le chemin de M. Lafontaine ? S'il refuse tout " modèle prêt-à-porter " que " l'on n'aurait plus qu'à recopier ", il voit dans l'exemple allemand la " preuve qu'il est possible de rompre le cercle vicieux du chantage social-démocrate sur le reste de la gauche et donc de redonner la victoire à la gauche ". Et il prête à Mme Royal l'objectif de " démolir le Parti socialiste tel qu'il est ". 

Les élections municipales, les prochaines élections générales en Italie, le positionnement futur du MoDem pèseront lourd dans la recomposition de la gauche qui s'esquisse.

 Michel Noblecourt Editorialiste 

© Le Monde
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Mardi 15 janvier 2008

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En réponse à la tribune "assassine" publiée par Michel Rocard dans Libération, une réponse collective s'est élaborée sur le réseau "Désirs d'avenir".

L'objet du délit: Halte au meurtre par Michel Rocard

Notre réponse:

 

Cher Michel Rocard,
Nous te répondons collectivement car si nous partageons ton diagnostic sur le besoin de « jouer collectif » au Parti Socialiste, nous récusons sur le fond et la forme ton analyse qui semble bien peu clairvoyante et moderne pour un homme qui fut en son temps porte parole d'une modernisation du PS que certains d'entre nous ont soutenue.
Peu clairvoyant d'abord puisque tu proposes peu ou prou d'adopter la même solution qu'en 2002 : surtout ne pas choisir de « présidentiable » pour mieux attendre un hypothétique retour. Mais Michel, c'est oublier que d'ici 2012, nous avons besoin de quelqu'un pour incarner notre ligne rénovée et porter le changement dans plus de 4 scrutins à l'échelle nationale ! Alors, rééditer cette attente, ce que chacun au PS s'accorde désormais pour qualifier d'ânerie, c'est tout simplement hors sujet à moins de vouloir définitivement dégoûter les Français et les militants de notre parti.
Plus choquant encore, ton absence de combativité face au pouvoir actuel : « Il n'y a aucun moyen connu de mettre en cause l'ultra domination de Sarkozy ». Mais si, travailler collectivement pour proposer des alternatives sur le fond et gagner des scrutins intermédiaires, ce sont des moyens d'actions.  Ségolène Royal lutte au quotidien pour faire gagner la gauche en soutenant des candidats aux municipales sur le terrain partout en France.
Enfin, de la part d'un homme rigoureux tel que toi, l'analyse du passé que tu fais semble bien sélective : oublies-tu que François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se sont pour leur part imposés dans leur camp bien avant l'élection présidentielle ? François Mitterrand fut candidat dès 1965 pour être élu en 1981 seulement. Jacques Chirac a pour sa part refondé le gaullisme et présenté sa candidature dès 1981 tandis que Nicolas Sarkozy y pensait depuis … 1995. Face à ces faits politiques, les exemples de Barre, Poher, Balladur ou le tien semblent bien … anecdotiques.
Pas progressiste ensuite par le mépris qui suinte à longueur de ta tribune envers Ségolène Royal que tu qualifies « d'avenante et charismatique », manière polie de dire : « tu es mignonne mais tu es trop conne ». Ce mépris, nous en avions déjà eu un aperçu quand tu lui assurais : «tu ne seras même pas au second tour». Manque de vision, pour le coup non ? Cela nous renvoie vraiment, cher camarade, aux sempiternels stéréotypes rancis d'une partie de la droite « à la papa » plutôt qu'à l'égalité hommes-femmes que nous prônons depuis 15 ans dans notre parti.
Mépriser une camarade nous semble déjà peu socialiste comme attitude mais mépriser celle qui a été choisie par 62% des militants et reste la plus populaire dans le cœur du peuple de gauche, c'est carrément un déni de démocratie. Non, Michel, nous respectons quant à nous les jeunes et leurs aînés, les femmes et les hommes, et nous ne nous abritons pas derrière de telles postures archaïques qui nous ont provisoirement affaiblis. Réfléchis avec nous, et pose ta plume convenue, pour t'armer à nouveau de tes flammes passées.
Ton choix de rejouer le match perdu contre François Mitterrand, alors que les Français attendent autre chose de nous, est assurément critiquable. Préfèrerais-tu donc continuer à travailler pour Nicolas Sarkozy que de voir la gauche revenir, rénovée et rassemblée, avec Ségolène Royal entourée d'une équipe rajeunie ?
As-tu peur que Ségolène réussisse ce que tu as raté en ton temps, c'est-à-dire précisément la construction d'un « discours cohérent rénové », que tu appelles de tes vœux, en partenariat avec tous les militants ?  L'opposition cohérente, militante et sûre de son projet, c'est en tout cas plus nous militants socialistes « de la base », nombreux et motivés, qui l'incarnons au quotidien que ceux qui jouent au petit jeu destructeur des tribunes assassines.
Rassemblons-nous pour débattre donc mais sans parti-pris « social démocrate » ou « d'attente » mais dans le respect mutuel et l'échange. A ces conditions, nous parviendrons de nouveau à être crédibles et audibles, collectivement.

Les premiers signataires : Luc Delaby – PS Malakoff, Brigitte Huttner – PS Nord, Guillaume Bertrand – PS Montreal, Christian Soulier - PS Le Plessis Robinson, Fabien-Pierre Nicolas – PS Paris, Pierre Trillot – PS Eure et Loir, Yvon Graïc – PS Seine Maritime, Emmanuel Dubois – PS Le Mans, Pascal Schmitt - PS St Leu d'Esserent, Joëlle Féral – PSE Bulgarie, Nicolas Gatineau – PS Montrouge, Elisabeth Humbert-Dorfmüller – PS Issy les Moulineaux, Régine et Roland Saint-Criq – PS Ardèche, Sahra Driouche – PS Montereau, Padovani Jean-Marie – PS Corse, Marie Lavin - PS Nogent sur Marne, René Angel – PS Marseillan, Jacqueline Dahlem – PS Marne, Jean-Louis Prengel – PS Pré St Gervais, Marc Billon – PSE Chicago, Pierre Aupert - PS Eysines, Guillaume Leblond – PS Moselle, Agnès Teboul – PS Paris, Yvette Ferrand - PS Tours, Daisy Stover – PS Paris, Jean Lacassagne – PS Dordogne, Koronko Boula – PS Caen, Pascal Peenaert – PS Aulnay sous Bois, Marie Casterez – PS Paris, Benoit Cornu - PS Haute Saône, Jean-Michel Caudron - PS Rouen, Daniel Cordiez – PS Nord, Patrice Dal-Molin - PS Vizille, Benoit Lonceint – PS Loiret…

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par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 4 janvier 2008

Propos recueillis par Philippe Martinat - Le Parisien

Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?

Ségolène Royal. Je ne le crois pas. J'ai profité de ces quelques mois pour lire, écrire le bilan auquel je m'étais engagée*, travailler sur le fond et accepter des invitations politiques à l'étranger. Et à chaque fois avec des élus et des responsables socialistes ! Et consacrer du temps à mes enfants et à mes amis. Cette respiration était nécessaire. Du coup, cela a créé une interrogation sur mes projets. Certains m'ont crue anéantie. Eh bien non ! J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté, et j'ai entendu tous ceux qui me demandaient si j'allais les laisser tomber. Je pense notamment aux jeunes des quartiers, mais pas seulement, qui attendent tellement que la politique change, et à d'autres qui ont cru à certains slogans et qui aujourd'hui se sentent trahis et nargués.

Vous pensez que les courants, dans l'opinion comme au PS, vous sont encore porteurs ?

Dans de multiples signes quotidiens, je peux vous dire que le lien avec les Français est resté intact. A chaque fois, j'en éprouve la même émotion. Tant de gentillesse, de générosité, d'attente ! Les millions de voix qui se sont portées sur mon nom au second tour de la présidentielle me donnent surtout des devoirs et une incontestable expérience. Personne ne peut contester qu'il y a un potentiel à mettre au service du PS et de la préparation de l'alternative. Je suis très heureuse de voir que beaucoup des idées que j'ai portées durant la campagne sont aujourd'hui largement reprises, notamment dans le cadre des forums du PS. Nicolas Sarkozy continue de piller les propositions qu'il combattait il y a encore six mois, je pense à la réforme de l'indice des prix. Il vient même de reconnaître qu'on ne peut réformer un pays sans dialogue social, quelle découverte ! Mais que de temps perdu et de dégâts en sept mois ! Il a aussi dérobé à Edgar Morin le concept de « politique de civilisation », alors que sa méthode est aux antipodes de cette humanisation des politiques publiques.

Certains vous reprochent de lancer une offensive pour prendre le contrôle du parti alors que démarre la campagne des municipales...

Je m'intéresse à l'avenir du PS, je travaille et j'irai jusqu'au bout de ce travail en équipe. Ne nous trompons pas. Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale. Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied. Car, voyez-vous, c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires. J'ai fait bouger les lignes durant la campagne. Le travail politique doit d'abord se faire sur les idées. La question du leadership et de ma responsabilité se posera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement.

Ecartez-vous l'hypothèse de vous rallier à un premier secrétaire autre que vous-même ?

La question n'est pas d'actualité. Cela ne vous empêche pas de pousser les feux du débat interne... Tant mieux s'il y a du débat ! Pour moi, la politique, c'est faire mouvement d'entraîner, de donner envie.

Quand souhaitez-vous que le congrès ait lieu ?

Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France.

Quel est votre programme immédiat ?

Retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer. Stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent. Poursuivre le travail de réflexion en profondeur pour le mettre demain au service des Français, pour le traduire en action et en résultat. Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris.

 
* « Ma plus belle histoire c'est vous », Editions Grasset.


Hier, Ségolène Royal est venue apporter son soutien à José Bové. L'altermondialiste a entamé une grève de la faim pour obtenir l'activation par le gouvernement de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France. « Je respecte et je salue ce courage politique », a lancé Ségolène Royal à Bové, installé dans un bâtiment occupé par l'association Droit au logement avec une quinzaine d'autres militants, rue de la Banque (Paris II e ). Elle a également salué « sa posture morale ».
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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