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Parti Socialiste

Vendredi 16 janvier 2009
- Par Jean-Michel Normand


Ses initiateurs récusent le terme, mais c'est bien d'un nouveau courant au sein du parti socialiste dont il faut signaler la naissance. Celui-ci regroupe les militants qui se réclament de la motion E intitulée « L'espoir à gauche, fiers d'être socialistes » et qui, conduite par le maire de Lyon Gérard Collomb, a recueilli 29% des voix des militants avant d'échouer d'un cheveu à porter Ségolène Royal à la tête du PS. Ouvert le jeudi 15 janvier, Lespoiragauche.fr constitue le point de rencontre de ce courant qui compte 34 premiers secrétaires fédéraux. Le site diffuse des argumentaires et relaie les déclarations comme les initiatives de ses dirigeants. Il doit s'élargir à la fin du mois de janvier afin de se transformer en un « réseau social militant ».
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Mercredi 10 décembre 2008
- Par Desirs d'avenir national

 

09 décembre 2008 - Ségolène Royal était l'invitée de RTL

J'attends d'elle ce que les militants et les français attendent. Et je vais vous le dire... Si Martine Aubry ne fait pas le rassemblement des socialistes, ce sont les français qui vont l'exiger, parce que les temps sont extrêmement durs, on voit aujourd'hui surgir des vieilles idées comme le travail le dimanche qu'on prétend facultatif. On sait bien qu'un jour il deviendra obligatoire parce que les gens n'auront pas le choix pour gagner un peu plus que travailler le dimanche. C'est-à-dire de mettre en péril leur vie de famille. On voit aussi par rapport à ce travail le dimanche des artisans et des commerçants qui sont très inquiets dans la France entière. On voit un plan de relance qui a laissé de côté le pouvoir d'achat avec des gens qui s'inquiètent à la fin de cette année pour savoir comment ils vont payer leur énergie pour l'hiver. Donc on voit tout cela et donc les militants et les Français ont besoin d'une Gauche forte et d'un PS rassemblée.


Lire l'intégralité de l'interview.

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Vendredi 3 octobre 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60
C'est lors des primaires de désignation du candidat socialiste que ce site a vu le jour, avec succès puisque plus de 90 000 passants s'y sont attardés ou égarés.

Voici venu le temps d'une autre campagne, celui des choix de politique, d'équipe dirigeante et de chef pour les trois prochaines années au Parti Socialiste.

Pour cette période, l'actualité de l'Oise est ici:

Nous vous y attendons, Merci de votre fidélité.
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Vendredi 27 juin 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60
Chers amies, chers amis,

Le moment du dépôt des contributions au Parti socialiste est venu.

Comme vous le savez déjà, Ségolène Royal et toute son équipe présenteront leur contribution, demain,

Samedi 28 Juin de 10h à 13h

à la Maison de la Chimie
28 rue Saint Dominique, Paris 7ème
(Métro/RER Invalides, Bus n°63/69/83/93)


Soyez nombreux à assister à cet événement important, lors duquel de nombreuses personnalités prendront la parole, parmi lesquels :

Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Jean-Louis Bianco (député des Alpes-de-Haute-Provence), Michèle Delaunay (députée de Gironde), Aurélie Filipetti (députée de Moselle), Guillaume Garot (député de Mayenne), Edouard Martin (délégué CFDT au comité de groupe européen d'Arcelor-Mittal), Louis Mermaz (sénateur de l'Isère), Jean-Pierre Mignard (Président de Désirs d'avenir), Ariane Mnouchkine (metteur en scène), Bertrand Monthubert (président de l'association Sauvons la recherche), Vincent Peillon (député européen), Thomas Piketti (chercheur en économie), Edwy Plenel (directeur de la publication de Mediapart), François Rebsamen (maire de Dijon), Najat Vallaud-Belkacem (conseillère régionale Rhône-Alpes).

Privatisation de la sécurité sociale, atteintes au pluralisme des médias, abandon de la politique industrielle, désengagement de l'Etat sur l'amélioration des conditions de travail, précarisation de la recherche, perte du pouvoir d'achat, irresponsabilité environnementale : ensemble, nous nous mobiliserons contre toutes les conséquences dramatiques de la politique menée par le gouvernement.

Pendant les débats au sein du Parti socialiste, le combat continue.

En espérant vous voir nombreux samedi,

L'équipe de Ségolène Royal
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Mardi 24 juin 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

Labellisé n°2 du Parti Socialiste, François Rebsamen, Maire de  Dijon, signera la contribution présentée par Ségolène Royal samedi 28 Juin à la Maison de la Chimie.

Source : Le JDD 

On a l'impression que Ségolène Royal ne parvient pas à retrouver les soutiens qu'elle avait reçus en 2006. N'y a-t-il pas un essoufflement ?

Non, je ne le crois pas. Ségolène Royal conserve dans le parti une grande estime. D'autres aussi mais pas plus qu'elle, et même plutôt moins. La vérité, c'est que personne n'a tué le congrès, personne n'est majoritaire seul. Donc Ségolène non plus. Les militants sont inquiets d'une logique d'affrontement de personnes. Ils ne souhaitent pas la division.

Royal n'a-t-elle pas alimenté cette logique d'affrontement en se déclarant si vite candidate au poste de premier secrétaire ?

Elle est en cohérence avec sa démarche, elle n'est pas dans des accommodements tactiques. Son raisonnement est juste : elle a représenté dignement le PS à l'élection présidentielle et pense qu'il faut qu'il y ait une synergie entre le parti et les propositions souvent innovantes qu'elle a alors défendues. Le meilleur moyen pour ça, c'est qu'elle assume la direction du PS. Mais pas seule, il faut le faire en équipe. C'est pour cela que je signerai la contribution de Ségolène Royal.

Vous croyez possible que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se retrouvent sur la même motion ?

Il faut d'abord analyser les contributions de chacun. Mais ceux qui, depuis 1997, signent le même texte et qui ont ensemble respecté le vote des militants ont vocation à se rassembler. Je mettrai toute mon énergie pour qu'il y ait à l'entrée du congrès, c'est-à-dire au moment des motions, un rassemblement qui donne une colonne vertébrale majoritaire au Parti socialiste. Ensuite, cette majorité pourra travailler avec le premier secrétaire, qu'il s'agisse de Ségolène Royal, de Bertrand Delanoë ou d'un autre.

Vous ne pensez pas que ce serait plus simple si ni l'un ni l'autre ne voulait prendre la tête du PS ?

Au contraire ! Je ne veux pas qu'on dise que cela ne peut être ni l'un ni l'autre, cela empêcherait ce rassemblement. Que ceux qui pensent la même chose se retrouvent sur la même motion. Ce qui est étonnant, aujourd'hui dans le PS, c'est que ceux qui pensent la même chose ne sont pas rassemblés et ceux qui ne pensent pas la même chose sont rassemblés.

A qui pensez-vous ?

Tout le monde comprend. De voir Martine Aubry avec Laurent Fabius suscite chez moi une surprise !

Que vous a inspiré la visite de Delanoë chez Martine Aubry ?

Il y avait un côté spectacle et mise en scène. Je ne suis pas sûr que cela ait un impact positif sur les militants.

Comment prenez-vous le fait que Hollande lance un appel pour que les socialistes signent sa contribution ?

Je ne suis pas pour la course aux signatures. Cela vaut pour tous ceux qui se lancent dans ces opérations-là... Cette méthode de préparation du congrès est archaïque. Je suis pour qu'il y ait des signataires mais pas pour une course comme celle que l'on voit ici ou là, ce qui n'est pas le cas de François Hollande. Tous ont des difficultés à trouver des signataires car les cadres, les militants sont dans la perplexité. Je soutiendrai toute démarche de rassemblement, celle de François Hollande ou d'autres.

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Lundi 23 juin 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60
En préparation de la réunion de présentation de la contribution de samedi prochain, 28 Juin, à la Maison de la Chimie à Paris, les synthèses de la consultation participative menée depuis deux mois sont disponibles.
Résultats de la compilation de près de 2 500 interventions et des comptes-rendus de plus de 200 réunions/débats, vous pouvez les retrouvez à l'onglet [Synthèses] du site CongresUtileetSerein.com.
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Samedi 21 juin 2008
- Par CongresPSUtile-Picardie

Nous sommes tous invités à une grande réunion de présentation de la contribution que nous soumettrons très prochainement aux militants du Parti socialiste.

Elle se tiendra le

Samedi 28 Juin de 10h à 13h
à la Maison de la Chimie
28 rue Saint Dominique, Paris 7ème

(Métro/RER Invalides, Bus n°63/69/83/93)

Notre contribution, notamment alimentée par les 2 500 textes envoyés sur le site « Congrès utile et serein » ainsi que les comptes-rendus de plus de 200 débats dans toute la France, nous permettra de poursuivre un débat riche et utile lors du Congrès du mois de novembre. Voici les têtes de chapitre de la contribution:
L'avenir a besoin de nous : une gauche nouvelle, un parti socialiste renouvelé. Nos valeurs, les inquiétudes des Français, et les 10 questions.
I – Le socialisme, une idée neuve pour le XXIè siècle
1- Nécessité d'une lucidité radicale sur l'état du monde et de la France
2- Les vraies raisons des défaites de 95, 2002 et 2007
3- L'ambition et l'actualité du socialisme
II – Les moyens pour bâtir l'avenir
1- La démocratie jusqu'au bout
2- Une nouvelle puissance publique
3- La révolution écologique
III- Pour un nouveau parti socialiste
1- Le refus du statu-quo
2- 3 orientations pour changer le parti socialiste


Notre contribution est aussi Votre contribution.

Nous comptons sur votre présence à tous !

Pour la Picardie, vous pouvez envoyer vos offres et demandes de co-voiturage à CongresUtileetSerein Picardie.
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Mardi 17 juin 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

Dans la galaxie des sites socialistes engagés dans une démarche en vue du congrès PS de Reims, nous avons eu un réel coup de coeur pour celui du "pacte rénovateur"



N'hésitez pas à prendre quelques minutes pour visiter ce site participatif au contenu intéressant et au visuel très agréable
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Dimanche 1 juin 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

Ségolène Royal confie à «Libération» son état d'esprit et sa conception du Parti socialiste.


Comment expliquez-vous la brusque accélération de votre confrontation avec Bertrand Delanoë ?

Ce n'est pas une confrontation. Et d'ailleurs, je n'ai pas l'intention de me laisser enfermer dans un duel. En même temps, un débat est légitime dès lors qu'il correspond à de vrais choix.

Pourquoi avoir insisté sur vos différences concernant la question du libéralisme ?

Parce qu'il me semble utile de répondre sincèrement aux questions qui ont été posées à ce sujet. Les choses sont claires. Les libertés sont depuis longtemps intégrées au socialisme Mais aller jusqu'à dire comme l'a fait Bertrand : "je suis libéral", je crois que ça conduit à la confusion. Je pense qu'il y a déjà tellement à faire pour inventer le socialisme du XXIe siècle qu'il n'est pas utile d'aller prendre le vocabulaire et le concept de nos adversaires. Le débat central, c'est celui sur la démocratie, car comme disait Jaurès, le socialisme, c'est la démocratie jusqu'au bout.

Pourquoi avoir souligné la proximité du maire de Paris avec Lionel Jospin ?

Elle est réelle. Cette proximité avec l'auteur du livre qui s'appelle l'Impasse est-elle dénuée de signification ?

Que répondez-vous à ceux qui agitent le spectre d'un congrès de Rennes ?

Ce qui était abominable au congrès de Rennes, c'est que les militants se sifflaient, et ne s'écoutaient pas. Avec Bertrand et j'en suis sûr tous les autres dirigeants, nous sommes suffisamment responsables pour faire en sorte que le débat se fasse dignement et que les militants puissent voter sereinement. Je n'ai aucune inquiétude à ce sujet.

Selon les «reconstructeurs», il faut absolument éviter la confrontation Delanoë-Royal...

Une fois de plus, ce n'est pas une confrontation. On ne peut pas empêcher des responsables socialistes de soumettre un texte aux militants ! Ceux-là, au fond, veulent que rien ne bouge, que tout reste comme avant. Si on craint le débat, d'ailleurs, où va-t-on ? Les socialistes peuvent être fiers de débattre publiquement de leur orientation politique. Quel autre parti en France le fait de façon aussi démocratique ? Aucun. Moi je veux un congrès serein et utile et je ferai tout pour cela.

Vous avez annoncé, le 16 mai, votre intention de prendre la tête du parti. Pourquoi cette date ?

C'était le juste moment. Mais je n'ai pas dit «prendre», au contraire, je veux offrir. Et faire, dans la cohérence de la campagne présidentielle des socialistes, une offre politique tournée vers l'avenir et sereinement soumise au vote des militants. C'est ne rien faire qui serait surprenant de ma part.

Ceux que vous avez soutenu vous soutiennent-ils à leur tour pour le congrès ?

Je n'ai jamais conçu la politique comme un troc. Les élus sont libres de leur choix. J'ai donné beaucoup de temps et d'énergie aux candidats aux municipales, quelle que soit leur sensibilité. Jamais je n'ai demandé en contrepartie un soutien pour le congrès. C'est ma façon de rendre ce qui m'a été donné et c'est toujours un honneur d'être sollicitée.

Vous ne semblez pas bénéficier de la même dynamique que lors des primaires de 2006. L'attentisme des grandes fédérations ne vous inquiète-t-il pas ?

Mais je ne suis nullement inquiète. Je travaille et ce sont les militants qui décideront. Ce qui est important, c'est de comprendre que nous, socialistes, et plus largement la gauche, nous sommes regardés par tous les Français inquiets de subir les crises et les dégâts de la politique de la droite. Ils se demandent si une autre politique est possible. Ce que j'affirme. C'est cela le véritable enjeu du congrès et celui de la mutation du parti. Les bons résultats des municipales ne doivent pas occulter la très forte abstention. Il y a un rejet de la droite, mais pas encore d'adhésion aux socialistes. Le travail à fournir est donc considérable.

Depuis le deuxième tour de la présidentielle, le temps n'a-t-il pas joué contre vous ?

La dynamique de la campagne présidentielle aurait pu, c'est vrai, être utilisée plus vite et plus fort par le PS pour engager le congrès, c'est-à-dire le débat d'idées dans la foulée des municipales. Mais inutile de polémiquer. Maintenant, il faut regarder devant.

Le calendrier du PS n'était-il pas conçu, justement, pour vous bloquer la route ?

La question n'est pas de savoir si ce calendrier est bon ou mauvais pour moi, mais pour le parti et, au-delà, pour notre capacité à répondre aux préoccupations concrètes qui tenaillent les Français. Et aujourd'hui, avec autant de candidats au premier secrétariat qu'à la Villa Médicis, nous donnons un spectacle un peu baroque ! Pendant ce temps-là, la droite démantèle les fondamentaux de la société française : durée du travail, santé, éducation, dans un contexte de très grave creusement des inégalités.

Qu'est-ce qui doit changer en priorité au PS ?


Nous ne devons pas rester entre nous. Les Français et en particulier les 17 millions d'électeurs qui ont voté pour nous à la présidentielle ont le droit de savoir comment s'organise la principale force d'opposition et de proposition du pays. Or, force est de constater que les procédures sont très complexes. Il y a urgence à les reconnecter avec la réalité. Quand je suis allé hier matin à La Rochelle revoir les pêcheurs pour m'assurer que les aides d'urgence de la région étaient bien versées aux familles en grande détresse, je me disais intérieurement qu'il faut vraiment que ce congrès empoigne à bras-le-corps le traitement de toutes les crises qui sont beaucoup plus profondes qu'on veut bien le dire.

Quel doit être le rapport du parti à ses militants ?

Le PS doit devenir le parti de toute la société française. Je pense que l'esprit d'innovation dont il a fait preuve dans la désignation interne en incitant de nombreux électeurs de gauche à nous rejoindre par une adhésion à 20 euros, a contribué fortement à nous ouvrir. Nous nous fixons l'objectif d'un parti à 700 000 adhérents. La question est de savoir comment y parvenir, comment être plus attractif, comment devenir le parti de toute la société. Je pense en particulier à tous les jeunes des quartiers populaires qui ont massivement voté à gauche à la présidentielle. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d'adhérer au PS. Il nous manque des employés, des ouvriers, des femmes et la France métissée à l'égard de laquelle je me sens une responsabilité particulière. Car c'est d'abord en pensant à tous ces jeunes plein d'espoir dont les regards qui m'imprègnent ne sont pas prêts de s'effacer, que je m'engage dans ce congrès.

La pratique, dans les sections et les fédérations, est pourtant loin de celle d'un parti de masse...

Mais les fédérations ne demandent que cela, j'en suis sûr. Enormément d'idées remontent des militants dans la consultation participative que nous avons lancée : simplifier les adhésions, déléguer aux fédérations des travaux thématiques et la responsabilité de certains sujets, ouvrir nos débats aux sympathisants, organiser des consultations régulières. Nul ne doit plus se méfier des nouveaux adhérents, au contraire.

Votre méthode de préparation du congrès, justement, avec une consultation militante, a été vivement critiquée...

Ce ne sont pas quelques critiques isolées qui font la pluie et le beau temps. Je ne connais aucun militant qui refuse d'être consulté ! J'apprécie aussi beaucoup que 25 premiers fédéraux se soient associés dès le départ à cette méthode participative. Par ailleurs, tout le monde sait qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre le fait d'écouter et de fixer une ligne.

Quel est selon vous le problème numéro un du parti ?

Ce n'est pas en termes de problèmes que doit se poser la question. Je ne me situe pas en critique du passé. J'ai même eu l'occasion de dire que la direction actuelle avait préservé l'unité du parti contre vents et marées, ce qui est la condition sine qua non pour continuer à construire. Notre défi principal, redisons-le, c'est d'augmenter assez fortement le nombre et la diversité des adhérents. La société a changé, le rapport des citoyens aux institutions a changé, donc il est évident que les formes de militantisme aussi évoluent.

Y aurait-il un problème d'autorité au Parti socialiste ?

Comment nier que les citoyens, pas seulement les socialistes, sont secoués par les trop fréquentes cacophonies ? Et surtout par le non-respect du vote des militants. Aujourd'hui, il y a des propos trop choquants - comme comparer le parti à une pétaudière - qui peuvent être dits dans une impunité totale. Il ne s'agit pas de caporaliser le parti, c'est un problème d'autodiscipline, mais aussi de droits et devoirs. Et je sais que de nombreux militants ne sont pas choqués, bien au contraire, lorsqu'on parle de sanctions quand leur vote est bafoué.

Quelles sanctions imagineriez-vous ?

C'est l'investiture donnée par le PS qui permet d'être élu grâce au vote des militants et donc ce que les militants donnent, ils doivent pouvoir le reprendre si les règles adoptées collectivement ne sont pas respectées.

Comment envisagez-vous votre rôle de premier secrétaire ?

C'est d'abord avec une équipe l'incarnation d'un projet politique, d'un parti uni et renouvelé. C'est aussi préparer dès maintenant les prochaines échéances électorales européennes et régionales, notamment par la mise en valeur des actions menées par nos élus sur les territoires. On entend dire que ces batailles seront difficiles, c'est vrai et c'est pourquoi le congrès doit être réussi pour donner un véritable élan. Il faut donner de la visibilité à une équipe associant des responsables nouveaux mais aussi expérimentés, en harmonie avec les groupes parlementaires.

Vous évoquez un «collectif», mais vos concurrents vous critiquent sur votre pratique présumée solitaire de la politique...

On ne peut pas me reprocher à la fois d'être trop solitaire et trop participative ! Je suis entourée d'une très bonne équipe avec des fidélités au long cours. Les milliers de militants de Désirs d'avenir sont à 80 % membres du PS. Ma démarche participative prouve mon souci de l'écoute et du collectif. Ma conception de la politique est tout le contraire d'un exercice solitaire dont on voit bien d'ailleurs l'inefficacité et même le danger avec l'exemple omnipotent de Nicolas Sarkozy.

Au cas où vous ne seriez pas majoritaire, envisageriez-vous une motion de synthèse avec d'autres personnalités ?

La motion que nous présenterons sera soumise aux militants. C'est en fonction de leur choix et du contenu des différents projets que l'on pourra voir ce qui aura de la cohérence pour répondre aux attentes de la gauche et pour engager l'élan d'une alternance politique utile au pays.
Recueilli par DAVID REVAULT D'ALLONNES 
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Jeudi 29 mai 2008
- Par Desirs d'avenir Comités 60

En préparation du congrès du parti socialiste qui se tiendra en novembre de cette année à Reims et avant les guéguerres de chéchefs fantasmées par la presse en mal de scoop sous l'impulsion de ceux qui n'ont rien à dire, les contributions des uns et des autres commencent à fleurir. Leurs contenus sont là pour alimenter des débats qui conduiront à proposer aux militants des lignes politiques (les fameuses motions).

Aujourd'hui c'est François Hollande qui s'y colle avec la parution dans de : PS : dix questions pour un congrès:

Les socialistes ne peuvent, à l'occasion de leur congrès, en rester aux pétitions de principe ou à une bataille de mots. Ils doivent savoir poser les légitimes décisions de personnes et de leadership au terme d'un débat et non à son commencement. Ils doivent régler les dix grandes questions qui leur sont posées dans leur rapport aux Français.

En fait de questions c'est surtout ses dix réponses aux dix questions qu'il pose aux socialistes.

Pour faire le point:

Dans l'ordre chronologique, il y a eu avant cette publication du premier secrétaire actuel du PS:
Même si ces initiatives ne sont pas dénuées d'arrières pensées tactiques en vue du leadership au PS, elles apportent toutes des briques de réflexions et de propositions, matérieux nécessaires pour bâtir une ligne politique. Côté leadership, Ségolène Royal a assuré (16 Mai) qu'elle irait au bout de ses responsabilités et Bertrand Delanoë a déclaré (24 Mai) qu'il s'en remettait au choix des militants.
Sur le fond, c'est les adhérents qui choisiront lors du congrès. Sur la forme, il semblerait qu'aujourd'hui le seul clivage marqué dans cette phase de travail soit la place des militants dans le processus: élaboration collective (Ségolène Royal) ou adhésion commentée (les autres).

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