Il a déjà quelques mois, je vous faisais part de ma volonté de promouvoir la candidature de Ségolène Royal.
Le temps a passé, les débats internes ont commencé avec la pluie de commentaires auxquels l'on pouvait s'attendre.
Néanmoins, pour moi c'est toujours la candidature de Ségolène Royal qui me semble être la plus prometteuse pour battre la Droite en 2007.
Et voici pourquoi :
Le diagnostic de la situation française, chacun le connaît, le ressent au fond de lui :
N'oublions pas les manifestations anti CPE et le mensonge de la baisse des impôts. En effet ce mensonge fiscal par lequel les impôts ont en réalité augmenté pour la majorité des Français des classes moyennes, et ont quelque peu diminué avec les baisses d’IRPP pour les classes supérieures.
Les gesticulations médiatiques d'un N Sarkozy pour résoudre la délinquance, alors que dans le même temps le problème de violence aux personnes augmente. Il concentre des moyens pour la répression en cristallisent les oppositions sociales entre jeunes de banlieues et les forces de police.
La droite, au pouvoir pendant 5 ans, s’est appliquée de façon systématique à casser le pacte républicain où le social et la nation marchent de pair : c’est l’Etat qui est garant de ce pacte.
Ce pacte républicain doit s'appuyer sur des éléments concrets :
1- Un ordre juste.
L’ordre public est une composante fondamentale de la République et il serait socialement injuste autant que politiquement suicidaire, de laisser aux autres le monopole de la réflexion, de l’action et de la communication, sur ce sujet.
En ce domaine, la stratégie de Ségolène Royal consiste tout d’abord à ne pas opposer les Français les uns aux autres, comme l’a fait Nicolas Sarkozy lors de l’explosion urbaine de novembre dernier. Ségolène Royal propose d’agir certes avec fermeté, mais sans aller à l’encontre de nos valeurs.
2. Une économie juste dans un cadre de travail mieux sécurisé
Ségolène Royal a développé une vision fondée sur un compromis entre réalisme économique, volontarisme social et modernité sociétale. L’affaiblissement n’est pas une fatalité.
Sur ce point, le diagnostic de Ségolène Royal est clair, il tient en deux mots : sous investissement. Sous investissement technologique, sous investissement environnemental, sous investissement dans les secteurs productifs de l’Etat (éducation, santé, logement, recherche).
3. Une meilleure éducation donnant leur chance à tous les élèves, en affectant des moyens supplémentaires à l’école et aux université, afin d’investir dans le capital humain, dimension essentielle du potentiel de croissance et de développement d’un pays. Ségolène Royal propose :
4. Nous en venons maintenant au quatrième enjeu essentiel, la question environnementale, et notamment la préparation de l’après pétrole, qui constitue une spécificité saillante de Ségolène Royal.
5. Sur le plan international,
Ségolène a pris des positions fortes. En allant au Sénégal, elle a affirmé qu’il fallait drastiquement rénover la politique française. Sur l’Europe, je crois que Ségolène, en prenant Arnaud Montebourg comme porte parole, a entériné le choix du 29 mai. Il faudra donc relancer la construction européenne sur une base qui intègre les enseignements de ce scrutin, et notamment sortir cette partie III du traité constitutionnel où figuraient des dispositions qui, aux yeux des citoyens, n’ont pas de véritable valeur constitutionnelle.
6. La démocratie participative consiste à associer des milliers de participants aux débats proposés, et au projet politique.
Ségolène Royal incarne ainsi, tant dans sa région que sur Internet et dans les médias traditionnels, une toute nouvelle façon de faire de la politique dans laquelle on n’a pas des idéologies qui viennent d’un haut éloigné du quotidien.
Le site Internet de Désirs d’Avenir témoigne de la volonté des gens de ne pas rester passifs, et de leur satisfaction à pouvoir s’exprimer, à ce qu’on leur donne la parole. Ségolène Royal incarne ainsi, autant dans sa région que sur Internet et dans les médias traditionnels, une toute nouvelle façon de faire de la politique dans laquelle on n’a pas des idéologies qui viennent d’un haut éloigné du quotidien, mais au contraire, la pensée du candidat se fait par l’association de milliers de participants aux débats proposés, et au projet politique. D’aucuns parleront de démocratie d’opinion, qualification aussi floue que négatrice des nouveaux moyens permettant le décloisonnement de l’information et permettant une pensée véritablement coopérative. En ceci, la candidature et la démarche de Ségolène royal, depuis 3 ans, constitue une véritable révolution politique, au sens propre, c’est-à-dire qui re-questionne les fondements du système politique, de ses habitudes acquises.
Et NON ! « L’opinion n’est PAS en désarroi », elle est au contraire plus diversifiée, plus multiforme et plus exprimée que jamais. Je pense que c’est une opportunité à saisir, et non à rejeter, en gardant les anciens mécanisme pavloviens « d’experts » qui disent au gens ce qu’il faut penser, alors que c’est aux citoyens d’orienter l’action publique, et non une petite élite protégée par un plafond de verre.
Elle a pu démontrer dans son action et dans son discours, qu’elle voulait mettre l’accent sur le suivi, l’évaluation et l’accompagnement dans l’application des lois. Car faire des lois, c’est facile, mais la mettre en exécution, et lui donner son sens concret c’est tout autre chose.
Danielle Sokolonski
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