Voir ci-dessous:
- premiers résultats sondage internautes
- sondage IPSOS du 5 Juin 2006
Pour y accéder:
http://desirsdavenir60.les-forums.com
section "Les débats de Désirs d'avenir 60".
En visite à Bondy en Seine-Saint-Denis, mercredi 31 Mai, Ségolène Royal a dressé un réquisitoire de l'action de Nicolas Sarkozy: "L'échec de la politique de sécurité est flagrant. C'est une faillite absolue. »
Ségolène Royal a préconisé une autre politique : « C'est possible de vivre dans un pays où les gens cessent d'avoir peur les uns des autres. Il est temps de mettre en place une politique de sécurité efficace pour rétablir un ordre juste et une sécurité durable si chacun est à son poste et remplit sa fonction, de la famille en passant par l'école jusqu'aux services publics et jusqu'au rôle de la police".
Invitée le 2 Juin aux 4 vérités, sur France 2, Ségolène Royal précise sa vision de la sécurité durable.
« Etre socialiste, c’est d’abord répondre aux problèmes des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances aujourd'hui ? C’est le chômage et la précarité et c’est la question de l’insécurité et des violences. D’ailleurs, souvent, les deux sont liés car lorsque des parents sont en situation de précarité, n’ont pas un salaire régulier, n’ont pas un travail régulier, ils ont du mal à assurer leurs responsabilités de parents. Et les enfants n’ont pas envie de travailler à l’école puisqu’ils voient que, même quand les grands frères ou les grandes sœurs ont passé le baccalauréat, ils sont au chômage, alors ils ont un doute sur le sens de l’effort scolaire. Donc tout se tient, c’est la sécurité au travail qui apporte aussi la sécurité dans la famille et qui apporte la sécurité dans le comportement à l’école.
Il faut donc trouver des mesures nouvelles en restant fidèle à nos valeurs. Aujourd'hui pourquoi y a-t-il une faillite de SARKOZY, du Ministre de l’Intérieur ? D’abord parce que les chiffres sont là. Il y a eu cette année 45 000 voitures brûlées, c'est-à-dire le double de l’année précédente. En quatre ans, il y a 20 % d’augmentation des agressions contre les personnes. La deuxième faillite, c’est la situation dans les cités où on sait que la situation est extrêmement tendue.
Hier, en rencontrant les maires de ces villes, je peux vous dire que leur inquiétude est extrêmement forte. Et enfin parce qu’on n’a pas la République du respect que j’appelle de mes vœux. Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes. Certains même pensent, parmi les élus ou les habitants des quartiers, que cette situation serait entretenue parce qu’elle pourrait être utile au cours d’une campagne électorale, si en effet les émeutes reprenaient dans les banlieues. Donc, rien n’est traité. La politique des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque institution fonctionne là où elle est, au bon moment. Si la famille fonctionne bien, si l’école fonctionne bien, si l’emploi fonctionne bien, alors nous réussirons à tarir ce qui aujourd'hui alimente la délinquance de masse. »
L’interview de Ségolène Royal du 2 Juin (4 vérités, France 2) :
La vidéo : http://les-4-verites.france2.fr/?date=2006/06/2&id_article=448
Le texte intégral : http://www.desirsdavenir.org/actualites/4verites.php
Premiers resultats d'un sondage expression publique (2009 avis exprimés). La mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants IPSOS 5 juin 2006 - A la demande du quotidien Le Monde et de la Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale, Ipsos a testé dans l'opinion les mesures proposées par Ségolène Royal en matière de lutte contre la délinquance. Si globalement ces propositions sont bien accueillies, surtout à droite, elles ne comblent pas le déficit de crédibilité qu'accuse sur ces questions Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy.
L'instauration d'internats-relais pour les collégiens qui "pourrissent la vie de leur établissement"
Oui, tout à fait 52 %
Oui, plutôt 28 %
Non, plutôt pas 9 %
Non, en aucun cas 6 %
Sans opinion 3 %
Non réponse 1 %
Oui, tout à fait 54 %
Oui, plutôt 21 %
Non, plutôt pas 12 %
Non, en aucun cas 10 %
Sans opinion 2 %
Non réponse 1 %
Le placement des mineurs délinquants récidivistes de plus de 16 ans dans des établissements "à encadrement militaire"
Oui, tout à fait 51 %
Oui, plutôt 20 %
Non, plutôt pas 12 %
Non, en aucun cas 13 %
Sans opinion 3 %
L'instauration de "stages de parentalité" pour les parents de mineurs récidivistes
Oui, tout à fait 42 %
Oui, plutôt 31 %
Non, plutôt pas 13 %
Non, en aucun cas 9 %
Sans opinion 5 %
Non réponse 1 %
La création de postes de tuteurs chargés d'assurer la discipline dans les classes à côté des enseignants
Oui, tout à fait 33 %
Oui, plutôt 28 %
Non, plutôt pas 21 %
Non, en aucun cas 12 %
Sans opinion 5 %
La réduction de la taille des collèges pour qu'ils ne dépassent pas 400 ou 500 élèves
Oui, tout à fait 50 %
Oui, plutôt 30 %
Non, plutôt pas 9 %
Non, en aucun cas 3 %
Sans opinion 7 %
Dans l'ensemble, s'agit-il, selon vous de mesures…
… de gauche 6 %
… de droite 29 %
… ou ni de gauche, ni de droite 63 %
Sans opinion 2 %
Et s'agit-il, dans l'ensemble, de mesures…
… inadaptées 12 %
… inapplicables 11 %
… souhaitables 62 %
… ou insuffisantes 12 %
Sans opinion 2 %
Ces propositions vous donnent-elles…
… davantage envie de voter pour Ségolène Royal 36 %
… moins envie 18 %
… ou ni plus, ni moins envie 44 %
Sans opinion 1 %
Près de 80% des Français, proches du Parti Socialiste ou de l'UMP, approuvent l'idée du "placement dans des internats-relais et la reprise en main par des tuteurs" des collégiens perturbateurs. Le soutien est à peine moins fort – 67% chez les sympathisants PS, 71% chez les proches de l'UMP - en ce qui concerne "le placement, au premier acte de délinquance, des jeunes de plus de 16 ans dans des établissements à encadrement militaire pour apprendre un métier ou réaliser un projet humanitaire ".
En revanche, la mesure qui prévoit "au premier acte d'incivilité à l'école primaire, un stage pour les parents dans une école de parents et la mise sous tutelle provisoire des allocations familiales" fait davantage débat, surtout à gauche : 50% d'avis favorables dans l'électorat socialiste, contre 48% d'avis contraire. Les proches des Verts et de l'extrême gauche rejettent majoritairement cette proposition (60% d'avis défavorables), alors que les sympathisants de droite l'approuvent (58% chez les proches de l'UMP).
Plus globalement, un Français sur deux – et la moitié de l'électorat socialiste - a le sentiment "qu'en faisant ces propositions, Ségolène Royal s'éloigne des valeurs de la gauche". Mais cela ne comble pas le déficit de crédibilité sur ces questions par rapport à la droite : 52% des Français font davantage confiance à Nicolas Sarkozy pour "résoudre, dans les années qui viennent, les problèmes d'insécurité et de délinquance dans les banlieues", contre 29% à Ségolène Royal (14% "aucun des deux").
Interrogé par le quotidien Le Monde, Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos France, explique que Ségolène Royal "réactive une division des socialistes, déjà vue en 2002 et dont Jean-Pierre Chevènement s'était emparé. Elle a le soutien de la majorité de la population sur ce qu'elle propose, mais elle doit affronter un électeur sur deux du PS qui ne comprend pas, car ce n'est pas l'idée qu'il se fait de la gauche (...) Face à Nicolas Sarkozy, elle court aussi le risque d'apparaître à contre-emploi, d'être en retard par rapport au ministère de l'intérieur qui a pris de l'avance. Le PS n'étant pas au pouvoir, il n'est pas en mesure de faire ses preuves. (...) Enfin, si les Français voient qu'il y a un débat au PS, c'est un élément d'affaiblissement de sa crédibilité, par rapport à une droite unanime. Ségolène Royal a ainsi pris un risque politique. Elle a eu l'intuition qu'il y avait une attente nouvelle d'autorité, mais ses propositions montrent une profonde division de l'électorat socialiste. Pour la première fois, on voit qu'elle ne peut plus apparaître consensuelle. Elle vient de créer un clivage majeur la concernant."
Vous réagissez...