- La gauche et la
réforme de l'État
- Comment améliorer le projet européen ?
Deux nouvelles contributions à vous faire partager aujourd'hui:
La gauche et la réforme de l'État
Il n'est pas anodin que les récentes cacophonies gouvernementales aient fait suite aux annonces de Nicolas Sarkozy en matière de réforme de l'État. Sur ce dossier, la droite paie aujourd'hui le prix de trois erreurs.
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D'abord, une erreur sur le contenu ... Ensuite, une erreur sur la méthode ... Enfin, une erreur sur les finalités mêmes de la réforme de l'État
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Pour s'affirmer comme la plus ambitieuse, la gauche doit imposer l'idée qu'une autre réforme de l'État est possible, à la fois plus radicale et plus respectueuse des droits et des intérêts de chacun.
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Tel doit être le projet de la gauche : une réforme de l'État pour retrouver des marges de manœuvre, une action publique plus sélective, des dirigeants qui montrent l'exemple. Parce qu'elle croit en l'action publique, la gauche a la volonté d'en renforcer l'efficacité au service des citoyens. À elle de porter ce projet auprès des Français et, demain, de l'appliquer sans faillir lorsqu'elle sera au pouvoir !
Lire la
contribution mise en ligne le 7 Mai 2008 par Emergence(s)
Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
Ces dernières années, le front de l'euro-scepticisme s'est structuré pour des raisons à la fois politiques et économiques. Celles-ci sont souvent le reflet d'inquiétudes des citoyens face à une économie jugée trop libérale et pas assez sociale, et à l'égard d'un processus qui leur apparaît peu lisible et dont ils mesurent mal les effets sur leur propre devenir. Alors même qu'apparaissent de nouvelles grandes puissances telles l'Inde, la Chine, la Russie, le Brésil et l'Argentine, la France ne peut à elle seule peser sur les affaires du monde ou réguler la mondialisation. Nous devons « penser européen » car seule l'Union européenne en a la capacité et les moyens. Mais face à cette union d'États souvent perçue comme abstraite et lointaine, la culture européenne et la démocratisation institutionnelle apparaissent essentielles à l'appropriation collective des enjeux de la construction européenne.
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Deux positions s'offrent à l'Union européenne dans les relations internationales : celle de l'Europe espace, grand marché unique mais sans ambition commune et qui ne pourra donc pas répondre aux attentes de ses citoyens ; ou celle de l'Europe comme acteur global, « l'Europe puissance ». Si la mondialisation actuelle est un état de fait, elle va actuellement moins de pair avec une démocratisation de la planète qu'avec une fragmentation des territoires. Loin d'être un facteur d'unification, elle contribue trop à séparer les mondes. Lui répondre sur le plan des valeurs est un défi central tant la fragmentation spatiale fragilise l'esprit urbain.
Lire la contribution mise en ligne le 12 Mai 2008 par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène
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