Nous avons pris l'habitude sur ce site de ne pas faire écho des bourditudes médiatiques régulièrement distillées sur Ségolène Royal.
C'est donner trop d'honneur à des mesquineries qui ne font pas avancer le chemin des Français vers un monde meilleur. Mais cette fois, c'est vraiment trop! L'orchestration médiatique organisée
par l'UMP à propos de la récente condamnation de Ségolène Royal, avec en première ligne Raffarin et Lefevre (on a évité Pecresse, Dati et Morano ... finalement c'est pas si mal leurs
postes de ministres), mérite des précisions. Pour aborder le sujet, nous avons choisi des transcription du NouvelObs. Mais vous trouverez également des liens vers les messages plus
officiels repris du site national Désirs d'avenir:
Royal condamnée à verser les salaires d'ex-collaboratrices
NOUVELOBS.COM | 10.04.2008 | 19:08
Deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal réclamaient le versement de
plusieurs mois de salaires non payés. Elles ont obtenu gain de cause après dix années de combat judiciaire.
Deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés, ont obtenu gain de cause. La Cour d'appel de Rennes a
condamné, jeudi 10 avril, l'ex-candidate à l'élection présidentielle à leur verser les salaires qu'elle leur devait.
"Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y
avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante", a indiqué à l'AFP l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument "pas
une vengeance envers Mme Royal", a-t-elle assuré.
10 ans de combat judiciaire
L'affaire remonte à 1997. Après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues
députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires.
Mais les deux femmes, qui affirment avoir continué à travailler pour l'actuelle présidente de la région Poitou-Charentes, pendant la campagne puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le
gouvernement Jospin, l'avaient ensuite attaquée devant le conseil des prud'hommes de Niort.
Le conseil des prud'hommes avait accédé à leur demande, mais uniquement sur une période d'environ trois semaines, qui correspondait au temps de la campagne électorale.
Insatisfaites, les deux ex-collaboratrices avaient alors saisi la Cour d'appel de Poitiers qui, en février 2005, avait confirmé cette décision.
Parce que la Cour d'appel n'avait pas pris en compte de nouvelles pièces versées par les deux plaignantes, l'arrêt avait été cassé en janvier 2007 par la chambre sociale de la Cour de
cassation. L'affaire avait alors été renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes.
La parabole de la paille et de
la poutre
JEAN-PIERRE Raffarin est en campagne. On lui prête en effet l'ambition de briguer la présidence du Sénat, cette maison de retraite
de la République. Faisant flèche de tous bois, l'ancien Premier ministre a demandé lundi la démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charentes après sa condamnation en
appel dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices qui lui réclamaient le versement de salaires non payés. Les faits remontent à 1997 lorsque, après la dissolution de l'Assemblée nationale,
Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires.
Dans cette affaire s'applique parfaitement la parabole de la paille et de la poutre qui se termine ainsi : "Hypocrite, enlève d'abord la
poutre de ton oeil; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'oeil de ton frère". Si Jean-Pierre Raffarin voulait jouer les justiciers, il n'avait pas à chercher bien loin.
Il suffisait qu'il se penche sur le cas de celui dont il convoite le poste, l'actuel Président du Sénat. Sans remonter à l'affaire du licenciement dune assistante parlementaire qui avait
travaillé pendant 32 ans au service de Christian Poncelet et qui était payée par les PTT puis par France Telecom évoquant une forme bien connue d'emploi fictif, une nouvelle affaire vient mettre
en cause l'honorabilité du deuxième personnage de l'Etat. Christian Poncelet devrait être entendu dans le cadre d'une enquête pour "trafic d'influence" fondée sur des écoutes téléphoniques
suggérant que le sénateur UMP des Vosges pourrait être intervenu en faveur d'un ami pour lui obtenir des marchés publics, en échange de pots-de-vin. Dans l'une de ces écoutes, M. Bertoldi, qui
travaillait pour une filiale de Vinci, explique à un autre interlocuteur au sujet d'une opération: "le petit Poncelet a pris 10% de 80.000 euros".
Interrogé par la police le 14 mars 2007, l'homme d'affaires a expliqué quil
souhaitait obtenir un chantier dans les Vosges, et que, en cas de succès, il avait été convenu de lui verser 8.000 euros, même s'il sest ensuite rétracté. Évidemment, Poncelet monte sur ses
grands chevaux, promettant à ceux qui évoqueraient cette affaire d'engager toute action judiciaire "pour protéger son honneur et la vérité". Si ses ambitions justicières n'étaient pas étanchées,
Raffarin pourrait les satisfaire en se penchant sur la privatisation, la semaine dernière, de la mairie de Levallois par son maire afin d'y organiser en grande pompe le mariage de sa
fille
par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République
des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article
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