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Vendredi 28 décembre 2007
« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l’occasion de la visite d’un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).

L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »

Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »

Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».

Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c’est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.

Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».

Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Actualités politiques communauté : Les blogs socialistes
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Commentaires

La construction de logements HLM et les aides au logement:

Avec un parc de 3,6 millions de logements HLM, la France ne fait pas face aux besoins de la majeure partie des familles dont les revenus justifieraient l'attribution d'un logement à loyer modéré (60 % des Français sont éligibles à l'octroi d'un tel logement - ce qui pose le problème de la pertinence des seuils d'aide publique).
L'insuffisance de cette offre sociale s'est accentuée depuis dix ans avec un niveau moyen de production de 45.000 logements HLM par an jusqu'en 2004 où ce chiffre a décollé pour atteindre 80.000 en 2005 et 95.000 en 2006. Dans le même temps, le taux d'effort des locataires HLM (rapport (loyers + charges)/revenus) n'a pas cessé de croître. Les aides au logement dont bénéficient plus de 6 millions de ménages pour un coût de 13,8 milliards d'euros se révèlent, selon le dernier rapport de la Cour des comptes publié ces jours-ci, de moins en moins solvabilisatrices.

Propositions des candidats :

- Le respect de l'application de l'article 55 de la loi SRU qui impose à toutes les communes de plus de 3.500 habitants (1.500 en Ile-de-France) de disposer d'un parc de 20 % de logements sociaux fait l'unanimité de tous les partis politiques. Le PS annonce un renforcement des sanctions pour les communes réfractaires et propose de plus que l'Etat se substitue si besoin à ces communes pour construire sur leur propre territoire.
UMP, PS et UDF préconisent la mobilisation des terrains publics, Etat et collectivités locales, pour la construction de logements sociaux et le redéploiement de la construction sociale en général. L'UMP, le PC et le PS chiffrent la production annuelle souhaitable à 120.000 logements, pendant dix ans au moins, précise le PC. L'UDF pour sa part insiste sur la recherche d'un équilibre à trouver entre les livraisons de grands, moyens et petits appartements pour répondre à une demande multiforme.
Tous les partis veulent obliger les promoteurs à " fabriquer " 20 % de logements sociaux dans tous les nouveaux programmes de logements neufs privés. Le PS met la barre plus haut : au moins 25 %.

« la production annuelle souhaitable à 120.000 logements » Mais pourquoi ne l’a-t-on pas fait pendant 5 ans de gouvernement Jospin ? Nous n’avons pas fait mieux que la droite et aujourd’hui on répète « y’a qu’à faut qu’on ».
Pourquoi se lamenter aujourd’hui : on pense qu’on construit un immeuble en 2 semaines ?
commentaire n° : 1 posté par : Robert le: 28/12/2007 12:52:30
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