Source: http://www.dominique-bertinotti.fr/
Les mots sont là, aujourd’hui au sein du PS : rénovation, modernisation de notre logiciel, même si ce mot de logiciel n’est pas des plus
heureux, refondation, et bien d’autres encore indiquant qu’il faut changer
!
Tant mieux, nous n’avons que trop attendu pour faire notre aggiornamento.
Et tant mieux si tous s’y mettent et tant mieux si cela dépasse les frontières du seul parti socialiste et concerne toute la
gauche.
Mais ne nous y trompons pas, les électeurs n’attendent pas que des mots et ils ne sont pas dupes des postures des uns et des autres.
Nous avons été une dizaine (député,es ; élu,es de collectivités, responsables associatifs) à nous exprimer sur les sujets qui nous tenaient à
cœur, chacun se pliant à la règle des trois minutes: un exercice où la personnalité de chacun s’est mise au service d’une réflexion collective. « Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. […] Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence ».
« Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics ».
« Qu’est ce qui ne peut plus durer au Parti Socialiste ? Les champs clos d’affrontements obscurs, des règlements de compte inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous, des luttes de place et de courants qui étouffent le débat d’idées et qui assèchent les sections ».
« Quel est le bilan aujourd’hui de la politique conduite ? On donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n’ont rien ».
Enfin:
« Je pense également que la notion de responsabilité est fondamentale. La responsabilité de chacun vient du fait que nous vivons dans une communauté de citoyens. Lorsque je suis soigné, d’autres contribuent aux soins que je reçois. Alors il est normal que je rende des comptes […] »
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