Sortie prévue le 3 décembre 2007

Editions Grasset et Fasquelle, 336 pages, 14x23 cm.
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Source: nosdesirsdavenir
par Desirs d'avenir Comités 60
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Mercredi 21 novembre 2007
Voir également ci-dessous les précisions de Ségolène Royal à propos de la réforme des universités.
Ce
n'est pas en dressant les français les uns contre les autres qu'on réussira les réformes
La France souffre : fin de mois difficiles, vie chère, menaces sur la santé avec les franchises médicales, craintes sur l'avenir des retraites, accès au logement
au prix des loyers. L'avenir, qui devrait être objet d'espérance, devient toujours plus un sujet d'angoisse pour les français.
Si pendant la campagne présidentielle j'avais émis la crainte qu'avec Nicolas Sarkozy, six mois après l'élection, la France serait plongée dans un tel désordre, on
aurait dit que j'exagérais. Et pourtant, le grand désordre de cet automne est en large partie la conséquence de la méthode utilisée par le pouvoir. Cette méthode date d'un autre âge : ce n'est
pas en dressant les Français les uns contre les autres que l'on réussira les réformes. Elles se feront en entraînant les français, en impliquant tout le monde, plutôt qu'en humiliant, ou en
brutalisant.
Des réformes imposées d'en haut avec arrogance plongent ces jours-ci la France dans le désordre. Chacun en souffre : ceux, qui à cause de la méthode du
gouvernement se sentent désignés à la vindicte, mais aussi ceux qui ont à faire face au désordre des transports et qui en paient les conséquences dans leur travail et dans leur vie de
famille.
C'est d'un désordre injuste dont souffrent les Français. Le désordre, en effet, n'est pas dissociable de l'injustice avec laquelle le pouvoir engage la réforme :
j'observe que c'est des petits et des moyens qu'on exige les efforts, après avoir octroyé cet été plus de treize milliards d'allégements fiscaux aux gros contribuables. Les Français sont
favorables à la réforme, celle des régimes spéciaux, celle de l'autonomie des universités, et beaucoup d'autres encore. Ils comprennent que des efforts seront nécessaires, mais ils attendent
que ces efforts soient justement partagés.
Je demande au pouvoir en place du respect pour chacun, notamment envers ceux qui sont directement concernés par les projets de réformes, qui doivent être traités
comme des interlocuteurs, et pas comme les responsables de toutes les faiblesses de notre système de retraites. Alors que cette négociation aurait pu constituer une préparation au rendez-vous
sur les retraites, légalement prévu pour 2008, il est sur le point de mettre en péril la faisabilité même de ce temps de délibération.
Pourquoi ne pas ouvrir un grenelle de la vie chère, qui serait l'occasion de discuter des salaires, du niveau des retraites, mais aussi, puisque – comme l'a dit au
nom du groupe socialiste le député François Brottes - de la protection sociale et du logement ? Toutes ces données doivent être prises en compte ensemble pour favoriser la réconciliation des
français avec l'idée d'avenir, car tout se tient dans la vie quotidienne.
Dans l'immédiat, pour redonner le minimum de confiance nécessaire à la reprise du dialogue social, je suggère plusieurs mesures concrètes :
- mettre fin aux abus bancaires qui plongent certaines familles dans le surendettement,
- l'amélioration de l'encadrement légal de l'évolution de certains prix et des loyers,
- la baisse des taxes sur l'essence (Total annonçait le 7 nov dernier un résultat semestriel de 3 milliards d'euros, cela entraîne 1 milliards de recettes fiscales pour l'Etat. Pourquoi ne pas
utiliser ces recettes pour baisser les taxes que paie le consommateur à la pompe ?).
Ségolène Royal
Précisions de Ségolène Royal sur la réforme des universités
Je lis ce matin dans la presse que j'aurais soutenu la réforme de Valérie Pécresse sur les universités.
Ce n'est pas le cas. Au contraire j'ai dit que le gouvernement était en train de gâcher la réforme des universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux
universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.
Ségolène Royal
par Desirs d'avenir Comités 60
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Voici un compte-rendu "non officiel" de l'assemblée générale de Désirs d'avenir qui s'est déroulée le 17 Novembre dans le contexte de grèves des transports
publics.
Une matinée particulière : le 17 novembre
Froid polaire, accueil chaleureux aux Salons Vianey. La queue d
evant les tables
d'émargement s'allonge. On fragmente les patients en deux files "pouvoirs" et "individuels". La diversité "technique" des modes de délégation entraîne un peu de confusion bien que les dossiers
nickels soient prêts pour vérification : courrier postal direct, courrier mail direct, courrier postal à des adhérents mandataires, courrier mail idem, procurations données à "toute personne
qui soutient Ségolène" : difficile à identifier au milieu de tant de candidats). L'équipe de Fabien, renforcée ensuite par Pascal, usine à plein pour que des congères ne se forment pas sur le
trottoir.
Café, croissants, bla bla...
Ouverture par Ch. Chantepy.
Objet de l'AG : approbation du rapport moral et des comptes 2006 (aurait dû avoir lieu en février 2007 mais les troupes étaient occupées à autre
chose...)
Le quorum n'étant pas atteint, une AG extraordinaire sera convoquée dans les semaines à venir pour modifier les statuts. Dans ce cas, le quorum n'est plus
nécessaire.
Il y aura une autre AG début 2008 pour les comptes 2007 et le rapport d'activité.
La rédaction du document de présentation des comptes comportant quelques coquilles, l'ambiance s'échauffe un peu. Une inversion de chiffres, un nombre inexact et
un total erronné fait par un participant mettent le feu aux poudres. Le document légal, ne comportant pas d'erreurs ayant été visé par deux commissaires aux comptes, l'orage passe après
quelques passes d'armes.
70% des ressources proviennent des cotisations et des dons.
Le bilan 2006 a été très légèrement déficitaire car l'association a continué à avancer les salaires des trois permanents après la désignation de Ségolène en
novembre 2006. Le PS a remboursé début 2007 sur les fonds de campagne.
DA est une formation politique fonctionnant sous le régime de la Loi de 1988 sur le financement des formations politiques.
La question d'un budget prévisionnel a été évoquée... Il faut d'abord savoir ce que va devenir l'association.
puis échanges avec la salle.
Organisation de Désirs d'avenir
DA : 900 comités locaux qui ont organisé 6500 débats participatifs en 5 mois (énorme !) et donné sa singularité à la candidature et au style de
campagne.
200 blogs actifs. 35 000 à 50 000 connexions quotidiennes sur le site.
Problème : qui est adhérent ? Qui ne l'est pas ? Un exemple est donné par une correspondante qui détient 7 pouvoirs alors qu'il y a 75 membres au
comité.
Se pose le problème de constitution de listes par régions. Les déclarations à la CNIL devraient alors être faites par chaque comité constitué en
association.
Quel serait le lien juridique entre le national et les satellites ? Pas question d'une organisation calquée sur celle du PS. Les réunions des comités sont ouvertes
sans pédigree, sans carte de membre. Applaudissements nourris.
Certains référents régionaux ont disparu après la campagne (cf "comités opportunistes).
La question est posée de l'aide pour monter un comité local. La réponse ne viendra pas du national. C'est à chacun dans son secteur de monter un groupe. Le sujet
soulevant beaucoup de questions (il semble que l'ouverture et la spontanéité de l'éclosion initiale en effraie plus d'un qui demande de l'assistance...) Il est suggéré qu'il en soit débattu à
la prochaine AG.
C'est là qu'intervient le terme "caporalisation". Si pour se doter de moyens (salles, affiches, communication) on doit reconstruire une organisation centralisée,
on risque de faire fuir tous ceux qui sont de l'aventure mais ne souhaitent pas adhérer à une assocation politique. Ce qui est important c'est que les comités vivent dans les quartiers même
d'une manière informelle. Il peut d'ailleurs y avoir plusieurs comités locaux dans le même secteur.
Il faut éviter de tomber dans des structures du genre "il n'y a qu'un comité officiel" sinon on devient des apparatchiks et on est morts !
S'organiser : cela veut dire que l'information circule pour pouvoir fonctionner et non avoir des chefs. La démocratie participative fonctionne sur des idées (on
est tous des experts, il n'y a pas "les experts nationaux").
Il ne s'agit pas de répercuter de haut en bas une pensée mais de donner de la chair au projet par des remontées.
Jean-Pierre Mignard
A accepté la présidence à condition que Christophe reste présent. Nous allons vivre une période d'amplification et il est nécessaire qu'il
l'accompagne.
Constat ému de la présence nombreuse d'une assistance motivée malgré la période de "désordre injuste" !
Cette association est un grand mouvement informel nécessitant des réponses organisationnelles originales. Il s'est déclaré à la fois impressionné par la masse
d'information que brasse DA et inquiet quant à la manière de l'exploiter en ménageant le temps de ceux qui la font vivre. Une organisation très structurée pourrait -elle être en mesure de faire
le tri ?
Il propose que nous nous concentrions sur "moins de thèmes" mais "mieux de thèmes" ex :
-thème "municipales" : pas de candidats DA mais comment décliner les idées de DA dans la campagne pour obtenir des prises de position des candidats ?
ceux qui refusent le terme démocratie participative ont utilisé celui de "diagnostic partagé", si cela les satisfait... rires ….
Les Jurys citoyens ont fait ricaner jusqu'à ce que Brown leur donne force de loi... en avance ??? La légitimité de DA consistera en ce genre d'inventaire
-thème environnement : susciter la réflexion à propos de l'inégalité de tous devant les désordres
environnementaux. C'est une vraie bataille de gauche, possible et réaliste.
-thème "vie chère" : lié à la protection sociale
Si l'ensemble des comités, réseaux d'experts travaillaient sur ces trois thèmes, la lisibilité extérieure de DA serait peut-être plus grande.
Il n'y a pas de conflit avec le PS. Nous devons convaincre avant tout de la qualité de notre travail. L'organisation ne doit pas être un soin palliatif à la pénurie
d'idées ! Les idées d'abord, socialistes et non socialistes à l'intérieur du mouvement. Nous devons avancer dans l'intelligence collective.
applaudissements très nourris. Vote. Dépouillement (long : bulletins parfois limite brouillon ! ).
Résultats après un petit intermède sympa style "sondage sortie des bureaux". Résultats sous les
applaudissements... Passé 14h.
Le CA de Désirs d'avenir:
-
Jean-Pierre Mignard
-
Dominique Bertinotti
-
Delphine Batho
-
Najat Belkacem
-
Pascal Tallon
-
Nicole Saliou.
... qui seront rejoints par les membres fondateurs après modification des statuts
voilà, vu de ma place au dernier rang près de l'escalier.
par Desirs d'avenir Comités 60
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Bonjour,
Je me suis rendue hier dans le cabinet médical du docteur Maire. C'est un cabinet de groupe qui pratique une santé de proximité et qui réfléchit à l'organisation du système de soin. Ils sont
confrontés comme de nombreux médecins à la peur des malades face à la nouvelle franchise médicale qui sous prétexte de financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer fait payer les malades sous
forme finalement d'une nouvelle taxe. Il faut savoir que celle-ci a été instituée par décret; Ce qui veut dire que même si elle est modeste au départ, elle pourra augmenter à tout moment sans
débat au Parlement. De plus, elle est prélevée quel que soit le revenu des gens, ce qui contraire au principe de la Sécurité Sociale dans lequel on cotise en fonction de son revenu. Cette
nouvelle taxe va frapper les malades qui sont aujourd'hui pris en charge à 100 % (maladies de longue durée, cancer, maladies du grand âge...).
Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, fragiliser la sécurité de base que constitue l'accès aux soins est une décision inadmissible. Les 800 millions d'euros attendus par cette décision
sont à comparer au 15 milliards d'euros de cadeau fiscaux qui ont profité essentiellement aux revenus les plus élevés et aux 60 milliards d'euros de subventions aux entreprises dont la Cour des
Comptes vient de dénoncer l'inefficacité ou le caractère injustifié pour une grande partie d'entre elles.
Vous trouverez ci-joint pour en savoir plus le texte de ma tribune que le journal La Croix va publier lundi. J'ai rédigé cette prise de position à partir de témoignages des gens et d'un travail
avec les experts, notamment Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et spécialiste de ces questions à l'Assemblée.
Nous ouvrons un débat participatif sur le site sur ce sujet et en particulier sur les idées qui concernent une meilleure organisation du système de soins afin de faire baisser le coût de la santé
sans remettre en cause l'égalité et la sécurité d'accès aux soins.
Merci de vos témoignages et de vos contributions à ce débat.
Bien cordialement
Ségolène Royal
TRIBUNE PUBLIEE LUNDI DANS LE JOURNAL LA CROIX
Franchises médicales : la triple erreur
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède
aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser
de manière uniforme sur tous ceux qui doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux
revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la
droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et les
salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait objecter que les montants sont faibles mais nous
savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.
La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les
ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations
médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la
hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges
nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et l’accès au soin doit rester une sécurité de base.
2/ Erreur sanitaire ensuite.
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui
prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes
atteintes par le VIH…, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de l’ironie les patients atteints de maladie d’Alzheimer) que c'est à elles que reviendra en
priorité la charge de financer les dépenses d’assurance-maladie. L’affectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes
présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des
traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le choix des
prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. C’est d’autant plus pernicieux que déjà 13 % des
Français restreignent leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont
indispensables.
3/ Inefficacité économique enfin.
Toutes les études sur la compétitivité et l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les
conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social
accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce
dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie
professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme
je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des
Comptes a très justement souligné les manques de justification. Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et
hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.
par Desirs d'avenir Comités 60
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MESSAGE AUX ADHERENTS DESIRS D'AVENIR
(à jour de leur cotisation 2007)
CONVOCATION ASSEMBLEE GENERALE
ORDINAIRE et EXTRAORDINAIRE
Chère adhérente, Cher adhérent,
L’assemblée générale ordinaire et l’assemblée générale extraordinaire de notre association se tiendront le
samedi 17 Novembre de 10H00 à
11H00
aux Salons Vianey, 98 Quai de la Rapée, 75012 Paris.
I - Ordre du jour de l’Assemblée Générale Ordinaire
1. Approbation du rapport d’activité
2. Approbation des comptes de l’exercice précédent
3. Renouvellement du conseil d’administration
4. Questions diverses
II – Ordre du jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire
1. Modifications des statuts
III - Organisation de la journée
Un petit déjeuner d’accueil vous sera proposé à partir de 9h30 puis nous tiendrons l’Assemblée Générale de 10H à 11H.
Chaque adhérent peut se faire représenter par un autre membre, pour cela veuillez remplir le pouvoir ci-joint et l'adresser à
l’adresse de l’association (38-40 rue du Faubourg Saint-Martin – 75010 Paris) ou le copier par email à l’adresse agdesirsdavenir@gmail.com avant le 15-11.
V - Participation
Afin de permettre une meilleure organisation, merci de nous confirmer avant le 15-11 votre participation à l’événement à
agdesirsdavenir@gmail.com.
NB : Nous tenons à vous informer que Ségolène Royal ne participera pas à cette assemblée générale
pour des raisons d’agenda
Sincères salutations,
par Desirs d'avenir Comités 60
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Désirs d'avenir national
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Suite aux
interpellations postées sur le site Désirs d'avenir, Ségolène Royal répond aux interrogations des internautes.
Vous m'interrogez sur le référendum et me demandez pourquoi je ne réclame plus un référendum. Pendant la campagne présidentielle, je me suis engagée en effet à
consulter les Français. Ma prise de position actuelle qui consiste à dire oui à une ratification parlementaire du mini-traité peut paraître contradictoire. Elle s'explique par le fait que ce
texte étant vraiment minimum, c'est une sorte de règlement intérieur qui permet de fonctionner notamment en prévoyant des décisions à la majorité (je vous invite à vous reporter à l'interview que
j'ai donnée dans Libération [ndlr: voir ci-dessous]), cela ne mérite pas un référendum. Tous les autres socialistes européens et notamment le président de l'union,
M. Socrates, y sont favorables. Il y a aujourd'hui en France de très graves problèmes de pouvoir d'achat qui diminue, d'injustice fiscale, de recul de la couverture maladie, de ralentissement de
la croissance et par contraste, une telle consultation serait perçue comme décalée. Enfin ce que j'avais prévu c'est un référendum sur la réforme des institutions avec un volet sur les
institutions européennes.
A cette occasion, Ségolène Royal précise les conditions de sa plainte contre l'éditeur du livre "La victoire en chantant" de Claude Allègre.
Certains d'entre vous s'interrogent sur une information parue dans une dépêche et reprise par France Inter notamment selon laquelle j'aurais porté plainte en
diffamation contre le livre de Claude Allègre. Je ne sais pas pourquoi cette information sort bizarrement ces jours -ci alors qu'il y a d'autres sujets d'actualité plus importants et que je n'ai
pas rendu publique cette action. J'ai en effet assigné les éditeurs de cet ouvrage,comme toutes les publications qui mettent ou mettront en cause ma vie de famille et mes enfants. Et comme
l'expérience m'a appris que quand je demande l'euro symbolique de réparation, il y a souvent récidive, désormais je demande une amende afin que cesse une bonne fois pour toutes ces rumeurs
détestables. Je pense que la nouvelle année 2008 va balayer tout cela.
________________________________________________
Extrait sur le sujet dans l'interview du 22
octobre 2007 à
:
Quelle est votre position sur le mini-traité?
A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait,
peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien. L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est
une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à
l’étape suivante : la préparation du traité social. La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à
perdre à nous diviser.
par Desirs d'avenir Comités 60
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