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Vendredi 29 février 2008
Ségolène Royal en campagne apporte son soutien aux candidats socialistes et aux équipes de gauche pour les municipales et les cantonales.
Et rencontre également celles et ceux qui se battent pour leur entreprise, leur famille, leur pouvoir d’achat, leur quartier. Sur la dernière ligne droite, les déplacements se multiplient et l’espoir se renforce.


Mardi 26 février, Toulon (Var) - Comme Saint-Maur-des-Fossés, Neuilly-sur-Seine, Hyères et Nice « Toulon est sur la liste noire de la fondation Emmaüs », souligne Ségolène dans la ville chef-lieu du Var, aux côtés de Robert Alfonsi, candidat aux municipales. La Fondation Abbé Pierre a en effet publié à la mi-février un palmarès des communes soumises aux obligations légales en matière de logement social (loi SRU) qui place Toulon parmi les plus mauvais élèves de France. « Il faut respecter cette loi, construire des logements pour ceux que la vie chère frappe le plus », a rappelé Ségolène.

Mardi 26 février, Bordeaux, Talence et Gradignan (Gironde) – Après une visite de soutien en compagnie de Vincent Feltesse (Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux) à Blanquefort aux salariés de Ford au chômage technique qui réclament la pérennisation de près de 2.000 emplois après 2010, Ségolène et Alain Rousset rejoignent Bordeaux. Sur la place Saint-Michel, au cœur de la capitale aquitaine, elle appelle à la mobilisation autour d’Alain Rousset et dans chaque commune pour « un vote d'avertissement au pouvoir en place ». Une journée qui aura continué sur des rencontres chaleureuses avec Anne-Marie Keiser, Gilles Savary et leurs équipes, respectivement candidats à Gradignan et Talence. L’occasion également d’affirmer que « L'enjeu, dans les collectivités territoriales, c'est d'amortir les chocs que la mauvaise politique de Nicolas Sarkozy fait subir au pays, en particulier la vie chère, la précarité qui augmente, les salaires qui baissent, les impôts nouveaux - 6 nouveaux impôts en 8 mois - la dégradation de l'accès aux soins ».

Lundi 25 février, Périgueux (Dordogne) – Venue soutenir amicalement devant un millier de personnes Michel Moyrand qui est bien parti pour prendre la mairie de Périgueux, Ségolène déclare que « toute élection a un sens national. C'est au niveau des villes qu'on va pouvoir résister à tout ce qui se délite au niveau national ». Signe des temps ? Dans le journal de campagne de maire-ministre Xavier Darcos, « sur la photo, le président de la République a disparu… »

Samedi 23 février, Nice (Alpes-Maritimes) - « Il est temps de changer d’ère » : à Nice où avec Patrick Allemand et son équipe pour les municipales, Ségolène appelle avec force au changement. Parce que les élections municipales et cantonales peuvent ramener au bon sens un Président et un Gouvernement qui « multiplient les promesses et les annonces non tenues. Hausse des prix, vie trop chère, hausse du prix de l'essence, de l'alimentation, impôts, promesses non tenues : on n'en peut plus . Trop de familles sont dans les difficultés. On en a assez de cette politique d'improvisation, de désinvolture, d'annonces nouvelles au quotidien sans doute pour faire oublier celles de la veille". La gauche porte l’espoir. L’espoir également, à Nice, d’en finir avec l’affairisme et les batailles claniques au sein de la droite.

Vendredi 22 février, Montpellier (Herault) - Visite du quartier de la Paillade, du marché : vendredi 22 février, Ségolène à Montpellier est aux côtés d'Hélène Mandroux, une des seules femmes maire de grande ville, candidate à sa réélection.

Ce même jour, Cités d'avenir, déclinaison de Désirs d'avenir dans les quartiers, a vu le jour à Montpellier où sera basé son siège social. L’association fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions."On veut continuer sur la dynamique de l'élection présidentielle », explique un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.

Jeudi 21 février, Charente-Maritime – Une journée dans des cantons ruraux du département pour faire basculer à gauche le Conseil général qui n’en n’a jamais été aussi près.

Mercredi 20 février, Caen (Calvados) - « Je me reconnais dans la façon dont Philippe Duron fait de la politique, dans la parole donnée qui sera suivie d’effet. » Lors d’un meeting devant 800 personnes à Mondeville, Ségolène est venue encourager Philippe Duron parti pour conquérir Caen. Soutien chaleureux également à l’ensemble des candidats socialistes dans un appel à la mobilisation de tous : « mettons-nous en mouvement ! ».

Mardi 19 février, Metz (Moselle) – Dans la ville chef-lieu mosellane et lorraine, Ségolène, en compagnie de Jean-Marc todeschini, Sénateur et 1er fédéral, soutient la liste conduite par Dominique Gros ainsi que les candidats aux cantonales Sébastien Koenig et Jean-Michel Toulouze. Un meeting pour appuyer le désir de faire de Metz une ville « écologique, innovante, solidaire, européenne et démocrate » et offrir à la Moselle un « changement politique et un nouvel élan ».

Lundi 18 février, Charente et Vienne – Un détour par Confolens pour soutenir Madeleine Ngombet et par Châtellerault en appui de Joël Tondusson, tous deux têtes de liste aux municipales.

Dimanche 17 février, Pontoise (Val d’Oise) – Des sourires, des fleurs, des ballons, le soleil... Ségolène rencontre les habitants de Pontoise, dans le quartier de Marcouville, pour soutenir Didier Peyrat et les membres de la liste Pontoise Ensemble « issus de la société civile et de toute la gauche ». Leur projet pour Pontoise : « bâtir une ville enfin rassemblée, mieux équilibrée, plus solidaire et écologique et rénover la démocratie municipale à Pontoise. »

Dimanche 17 février, Levallois-Perret (Haut-de-Seine) - Ségolène se fait à Levallois-Perret l’avocate de la " morale républicaine " lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie, Thierry David, escortée par des militants socialistes mais aussi de nombreux partisans du maire. « Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est curieux, la résurgence d'un vocabulaire d'un autre âge ! « , s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres. Cette visite est un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire. Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat socialiste, Thierry David. » --- Source : « Paris d’Avenir, un autre regard », le blog du comité parisien Désirs d’Avenir

Samedi 16 février, Blois (Loir-et-Cher) - En fin de journée, arrivée à Blois dans une salle comble et enthousiaste pour un meeting en soutien à Marc Gricourt, candidat à la mairie et Christophe Degruelle, postulant à la présidence de l’agglomération : un « tandem » emblématique de la volonté de ne pas cumuler et d’avancer en transparence. « Attachés à des valeurs de solidarité, d'humanisme, de convictions et de respect de celles-ci », ils appellent à une « forte mobilisation, pour choisir une équipe municipale innvante et protectrice, et pour ne pas accepter le plan de rigueur de Nicolas Sarkozy et de tout ceux qui le soutiennent à Blois. »

Samedi 16 février, Deux-Sèvres (Loir-et-Cher) – Le Département des Deux-Sèvres peut basculer à gauche : Ségolène apporter un soutien plein d’espoir et amical à Jean-Claude Sillon (canton de Chef-Boutonne), Christian Goyer (Brioux-sur-Boutonne), Sébastien Dugleux (Mauzé-sur-le-Mignon), Joël Misbert (Frontenay Rohan Rohan), en présence de Françoise Billiy, première fédérale, et de Delphine Batho. Au cœur d’un Marais Poitevin auquel le Gouvernement refusera scandaleusement, pour des raisons de politique politicienne, le label PNR quelques jours plus tard, soutien également à Yann Hélary, candidat Vert aux cantonales en Vendée villiériste.

Jeudi 14 février, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône) – Ségolène accompagnée par Jean-Jack Queyranne soutient Hélène Geoffroy, candidate à la mairie de Vaulx, et Jean-Paul Bret, candidat à sa propre succession à la mairie de Villeurbanne. L’occasion de saluer le travail des équipes municipales de gauche dans les quartiers populaires en pointant du doigt « le plan quartier du Gouvernement annoncé par Nicolas Sarkozy non pas dans les quartiers mais sous les ors de l’Elysée ». Et d’insister sur la nécessité de favoriser concrètement « l’accès au premier emploi et à l’éducation ».
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 29 février 2008

S.P. (lefigaro.fr), avec Sud Ouest
29/02/2008 | Mise à jour : 16:21

undefinedUn militaire de Picardie a hérité de l'ancien numéro de portable de la candidate PS à la présidentielle et reçoit des dizaines d'appels, parfois très confidentiels...

Qui pourrait accepter de recevoir des dizaines de coups de téléphone de jour comme de nuit - qui ne lui sont pas destinés - avec le sourire ? Pas grand-monde à priori, sauf peut-être… le caporal Henry Lebon, dont le quotidien Sud Ouest raconte l'histoire croustillante. Cet homme affecté au régiment de marche de Noyon, en Picardie, a récupéré le numéro de téléphone portable de Ségolène Royal.

«C'est un numéro attribué temporairement à Ségolène Royal pour la campagne présidentielle», explique l'association Désirs d'avenir, contactée par lefigaro.fr. La présidente de la région Poitou-Charentes n'a pas encore souhaité réagir officiellement.

Jacques Chirac au bout du fil

Résultat pour le caporal Lebon ? Une avalanche d'appels de personnalités, parfois jusqu'au sommet de l'Etat. Ainsi, il raconte que l'ex-président de la République Jacques Chirac aurait contacté ce numéro à la fin de l'été 2007. S'il se dit ravi de pouvoir discuter avec de hauts responsables politiques ne s'attendant pas à tomber sur un militaire, Henry Lebon tient à garder secret la nature de ses conversations.

Il aurait en effet reçu des SMS de François Hollande, dont il est seul avec l'intéressé à connaître le contenu. Le rapprochement avec l'actualité récente se fait naturellement : début février, la publication par le Nouvel Observateur d'un SMS attribué à Nicolas Sarkozy et à destination de son ex-épouse Cécilia («Si tu reviens, j'annule tout») avait déclenché une tempête judiciaire. L'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog, a déposé une plainte pour «faux, usage de faux et recel».


par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Dans les média communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 27 février 2008

Ségolène Royal au 20h de France 2 

 

Ségolène Royal était l'invitée de Françoise Laborde sur France 2 mardi 26 février

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Actualités politiques communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 21 février 2008

En provenance du réseau participatif Désirs d'avenir, ce témoignage émouvant d'Emmanuel ...

 

Ségolène Royal devait passer à Blois ce 16 février pour soutenir le candidat socialiste local aux élections municipales. Comme j'aime découvrir les routes de France et que j'apprécie l'ambiance des meetings de Ségolène, je me suis rendu là bas.
Arrivé à Blois, je me suis rendu à la permanence de Marc Gricourt. Là, j'ai vu une personne expliquer à une femme rousse, la 40aine, que Ségolène Royal était en retard et irait directement à la salle municipale qui se trouvait à quelques dizaines de mètres. Je m'y suis rendu pour repérer l'endroit avant d'envisager un petit tour en ville pour tuer le temps. Mais devant la salle, la rousse en question m'a abordé, ma demandé d'où je venais... De fait, on a discuté à bâtons rompus en attendant l'ex candidate à la présidentielle.
À un moment, dans la conversation, elle m'a dit que ce qui l'avait le plus touché chez Ségolène Royal, c'était d'avoir défendu la cause des femmes battues. Je l'ai écoutée en me gardant bien de réagir trop vite. J'ai simplement précisé qu'en Sarthe, cela avait été le débat participatif le plus émouvant et celui ayant attiré le plus de monde. Elle à continué à m'en parler ; puis, au milieu d'une phrase, elle a jugé utile de préciser que ça ne concernait pas que les femmes. « À qui le dites vous ! », ai-je répondu. Et de lui expliquer en quelques mots que j'étais concerné ; que, de fait, j'arrivais à bien comprendre les freins qui empêchent de réagir, de se protéger. J'ai probablement réussi à la mettre en confiance puisqu'ensuite, elle m'a expliqué en quelques mots sa propre histoire : comment elle avait pu s'éloigner de son mari violent, mais aussi comment elle était revenue vers lui et avait pu reconstruire une relation pas toujours facile mais dans laquelle elle avait pu, jusqu'à aujourd'hui, éviter toute récidive. J'ai trouvé cette femme très courageuse.
Puis Ségolène est arrivée. On a accompagné le mouvement de foule pour rentrer dans la salle, bondée. Cette dame qui venait de se confier s'est tournée vers moi et m'a demandé « On reste ensemble ? ». Bien sûr ! Sauf qu'à peine une minute plus tard, nous nous sommes retrouvés à dix mètres l'un de l'autre. À la fin du meeting, j'ai scruté la salle ; une fois, deux fois, trois fois sans la retrouver. Pas grave. Nous avons eu le temps de nous dire l'essentiel. L'insistance de S. Royal à dénoncer la violence conjugale illustre sa capacité à s'adresser aux oublié(e)s de la politique. Et, l'ambiance à Blois (tout comme à Chartres d'ailleurs, le 25 janvier dernier) démontre que l'enthousiasme pour la soutenir est intact.
par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Opinions publiques communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 21 février 2008

Ségolène Royal sur LCI

Ségolène Royal voit dans dans la réforme de l'enseignement primaire "un retour aux vieilles recettes", affirmant croire pour sa part à "une école qui innove".

"On a le sentiment que c'est déjà de l'entendu, c'est vraiment un retour aux vieilles recettes", a -t-elle déclaré sur LCI à la présidentielle au sujet de la réforme du ministre de l'Education Xavier Darcos.

"Qu'il faille améliorer la réussite des élèves, c'est évident" mais "plutôt que de rêver de l'école du bon vieux temps, il faut regarder aujourd'hui les techniques pédagogiques nouvelles".

Xavier Darcos devait détailler mercredi les nouveaux programmes du primaire, qui s'appliqueront à la rentrée 2008 et marqueront un "retour aux fondamentaux" en intégrant notamment l'"instruction civique et morale" souhaitée par Nicolas Sarkozy.

"Je crois, moi, à une école qui innove", insiste l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire.

Interrogée sur le retour de la morale et de l'éducation civique, elle juge que "toutes ces choses sont déjà faites à l'école".

"Lorsque les adultes donnent des exemples contraires à la morale qu'ils enseignent, c'est là que ça ne va pas", dit-t-elle en plaisantant sur une vidéo qui "circule chez tous les jeunes aujourd'hui" et "où l'on voit Nicolas Sarkozy piquer le stylo du chef d'Etat roumain (Traian Basescu) et le mettre dans sa proche subrepticement. Aux élèves on dit de ne pas prendre le matériel des autres".

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Actualités politiques communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 13 février 2008

Ségolène Royal en campagne apporte son soutien aux candidats socialistes et aux équipes de gauche pour les municipales et les cantonales. Et rencontre également des salariés qui se battent pour leur entreprise, leur famille, leur pouvoir d’achat.
 

Retour sur les premières étapes d’un tour de France qui continue jeudi 14 à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône) et samedi 16 dans les Deux-Sèvres. En attendant bien d’autres déplacements…

11 février, Cognac et Angoulême (Charente) – En visite dans le quartier populaire de Crouin, Ségolène est venue soutenir Michel Gourinchas et son équipe, candidats aux municipales de la deuxième ville de Charente. Et souligner par là-même que le plan Borloo ignore totalement le quartier, la ville. Incurie des actuels édile locaux et signe des temps : les images chatoyantes, celle en l’occurrence d’un des plus prestigieux spiritueux français, ne doivent pas amener à négliger les vraies difficultés des plus modestes.

Puis, à Angoulême, dédicace de Ma plus belle histoire, c’est vous. Un moment chaleureux et convivial « en contact direct avec les habitants, c’est indispensable», avant d’aller prendre un verre au café du coin avec Philippe Lavaud et son équipe, partis à la reconquête de la capitale charentaise. L’action politique passe avant tout par l’écoute et aussi par la convivialité.

1er février, La Rochelle (Charente-Maritime) – La journée commence par un petit-déjeuner avec les candidats au Conseil Général : mobilisation pour un changement de majorité à portée de main. En ce jour de grève exceptionnelle dans la grande distribution, Ségolène Royal rencontre ensuite une délégation d’employés de Carrefour. Pour dénoncer « la pression intolérable sur vos salaires et vos conditions de travail, d’autant plus insoutenable que la grande distribution n’est pas soumise à la concurrence internationale contrairement à d’autres secteurs ».

30 janvier, Argenteuil (Val d’Oise) – Les hôpitaux manquent cruellement de moyens, la qualité des soins est en jeu : pour la santé publique et ceux qui la font vivre au quotidien, Ségolène Royal rencontre une délégation de l’établissement hospitalier de la troisième ville d’Ile-de-France. Une visite à Argenteuil pour apporter également un soutien amical et engagé à Philippe Doucet et son équipe partis à la conquête de la mairie, « unis et rassemblés » depuis Lutte Ouvrière jusqu’au PS en passant par le PCF et les Verts.

25 janvier, Chartres (Eure-et-Loir) – Une semaine avant les grèves dans la grande distribution, Ségolène Royal en arrivant dans le chef-lieu d’Eure-et-Loir se rend dans une grande surface. Rencontre et échanges avec des clients pour évoquer les problèmes de pouvoir d’achat. Puis avec des représentants du personnel de l’hypermarché, ravis de pouvoir faire entendre directement leurs inquiétudes et leurs revendications.

Le soir, soutien à Françoise Vallet, candidate à la législative partielle sur la 1ère circonscription d’Eure-et-Loir. La semaine suivante, Françoise sera élue avec 55,26 % des suffrages… Un score qu’on l’espère voir renouveler pour devenir la nouvelle première édile de Chartres.

24 janvier, Tours (Indre-et-Loire) – A son arrivée dans l’élégante cité des bords de Loire, Ségolène Royal rencontre une délégation de salariés du centre d’appel Téléperformance. En grève depuis 10 jours, ils se battent pour des salaires décents (pour 35h, le salaire d’un opérateur est d’à peine 900€ !). Les assurant de son soutien, elle dénonce l’attitude de la Direction peu de temps après sur France 3 en Région et au National. Quelques minutes plus tard, après dix jours de silence, la direction des Ressources Humaines de l’entreprise appelle les délégués syndicaux pour ouvrir des négociations… qui ont abouti depuis.

Autour d’une galette républicaine et devant plus de 1000 personnes, invitée par Jean-Patrick Gille député et 1er secrétaire fédéral du PS 37, Ségolène apporte son soutien à Jean Germain, candidat à sa succession à la mairie de Tours pour continuer et amplifier le magnifique travail réalisé. Soutien appuyé également aux candidats socialistes et de gauche aux cantonales. Des encouragements porteurs d’espoir : le Département peut basculer, la majorité actuelle ne tenant qu’à un siège !

15 janvier, Ribeauvillé, Colmar et Strasbourg (Haut-Rhin et Bas-Rhin) – A Ribeauvillé, chaleureusement guidée notamment par Fabien Becker, Ségolène Royal rencontre les salariés de Sony en lutte contre un plan social prévoyant la suppression de 200 des 500 emplois du site. A leur demande, pour les soutenir, elle adresse une lettre aux Directions « France » et « Europe » de la multinationale. Sans réponse à ce jour, le courrier fera l’objet d’une relance pour soutenir les salariés jusqu’au bout.

A Colmar, rencontre avec Paul Layer, tête d’une liste « très ouverte », selon les mots mêmes du candidat socialiste à la mairie de la deuxième ville du Haut-Rhin, mais « clairement, naturellement, sereinement et tranquillement ancrée à gauche ». Dans le Bas-Rhin, à Strasbourg, Ségolène apporte un soutien chaleureux et décisif à Roland Ries, donné au coude à coude avec l’équipe municipale sortante « pour une alternance urgente, un vrai changement. »

12 janvier, Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor)– Première sortie municipale, une journée de soutien amical à Danièle Bousquet. Partie à la reconquête d’une ville dirigée par la droite depuis 2001, la candidate à la première magistrature veut sortir, avec les Briochins, la ville de la « petite torpeur » dans laquelle l’a laissée s’enfoncer le maire actuel. Le soutien de Ségolène comme un vent de changement.

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Actualités politiques communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 12 février 2008

 

Beaucoup d'adhérents et de comités Désirs d'Avenir undefinedont participés à la démarche de réflexion autour du thème "La Ville pour tous" afin que nous soyons apporteurs d'idées aux candidats de gauche lors des élections municipales et cantonales de mars 2008.

Cette réflexion a concerné plus précisément 3 thèmes:

- le rôle de l'élu pour lutter contre la vie chère,

- le droit au développement durable pour tous au niveau local

- et enfin la démocratie participative comme élément clé d'une politique locale.

Nous avons conclus ensemble nos réflexions lors de l'assemblée nationale participative du 26 janvier dernier: veuillez trouver ci joint le fruit de nos travaux sur deux des thèmes. Ces documents seront remis très prochainement à Bruno Le Roux, secrétaire national du Parti Socialiste aux élections ainsi qu'à tous les candidats de gauche qui le souhaitent.

 

 

8 propositions de Désirs d’Avenir sur le thème :

« La ville contre la vie chère »

 

 

Mesure N°1 portant sur le LOGEMENT : Evaluer tout les 9 ans le bien fondé des baux HLM de la commune

 

Mesure N°2 portant sur la FAMILLE: Des crèches ouvertes 24H sur 24 pour les travailleurs de nuit

 

Mesure N°3 portant sur L’ALIMENTATION: Générer des circuits « courts » sur des produits de base pour
faire baisser les prix

 

Mesure N°4 sur le LOGEMENT: Basculer une partie de la taxe d’habitation en taxe foncière

 

Mesure N°5 sur le LOGEMENT: Gérer de manière proactive un plan d’isolation du parc ancien

 

Mesure N°6 sur le TRANSPORT: Des cautions bancaires abaissées pour les locations de vélos gratuits

 

Mesure N°7 sur l’ABONNEMENT INTERNET: Encourager la mutualisation des accès haut-débit entre
habitants d’un même immeuble

 

Mesure N°8 sur la CULTURE: Tarif « minimum » dans les périodes creuses pour les musées de ville

 

 

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Les débats communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 7 février 2008

 

Betapolitique est heureux de vous présenter la version complète de la tribune de François Rebsamen, numéro 2 du PS, partiellement publiée par le journal Le Monde daté du 5 février 2008.
   

Poursuivi par son désir frénétique de tout changer en France, le Président de la République s’attaque maintenant à nos institutions. Il devrait transmettre au Conseil des ministres ainsi qu’aux responsables des partis politiques un avant projet de loi de réforme constitutionnelle. L’opposition, pourtant concernée au premier chef, n’a pas pu, à ce jour, prendre connaissance du projet détaillé. Son avis n’aurait-il donc aucun intérêt ? Curieuse conception de la transparence politique et des droits des citoyens ! On en reste donc encore aux suppositions, aux conjonctures ou aux devinettes. 

Quels sont les objectifs affichés du projet présidentiel ? Le Premier ministre, chargé d’expliciter le futur texte devant le quotidien « Le Monde »le 20 décembre dernier, a fait part du souhait du Gouvernement d’accorder de nouveaux pouvoirs au Parlement et de « donner des fondements constitutionnels aux droits de l’opposition ». En bref, il s’agirait de mettre le droit en rapport avec le fait, en une forte image, « de donner un coup d’oxygène à notre démocratie ». Rien que louable en apparence. 

A la lecture des informations transmises par Matignon, on est plutôt en droit de se demander s’il ne s’agit pas, en fait, de « porter » un coup à notre démocratie. 

On se souvient que dans sa lettre à Edouard Balladur datée du 12 novembre 2007, Nicolas Sarkozy avait constaté que la commission présidée par l’ancien Premier ministre « confirmait la pertinence de ses analyses » sur les institutions, et l’on s’apprêtait déjà au pire. 

Certaines craintes se sont heureusement dissipées depuis, avec l’abandon surtout de la modification préconisée des compétences respectives du Président et du Premier ministre aux articles 5,20 et 21 de la Constitution, dont le Président a préféré in fine ne pas s’embarrasser. 

Que reste t-il alors des priorités de la Commission Balladur ? Le document remis par le Premier ministre à la presse met en scène quelques propositions qui appellent débat, comme le droit pour le Président de la République de s’exprimer aux tribunes de l’Assemblée nationale et du Sénat, une réforme partielle de l’article 16, l’encadrement de l’usage de l’article 49.3 de la Constitution, le quinquennat renouvelable une fois seulement et la co-maîtrise de l’ordre du jour du Parlement. On y trouve aussi quelques dispositions qui font régresser la démocratie, comme la réforme de l’article 88-5 qui restreint le droit du peuple à s’exprimer par référendum ; et quelques nouveautés plus cosmétiques, sur l’impartialité de l’Etat, le meilleur fonctionnement parlementaire (l’augmentation du nombre des commissions parlementaires permanentes) et le contrôle de la politique de l’Union Européenne. A peine peut-on se réjouir d’une avancée réelle, l’exception d’inconstitutionnalité. Au fond, il reste surtout beaucoup de questions sur les objectifs réels du Président de la République et l’on en vient naturellement à sa demander ce que recherche vraiment, en l’espèce, Nicolas Sarkozy. 

Il était logique de penser, le Président occupant déjà, sous la Vème république, la place prééminente que nulle institution ne lui dispute, que ce soit les pouvoirs du Parlement qu’il convenait donc de renforcer. Or, à la lecture de ces propositions, la réalité apparait toute autre. Et il nous faut nous rendre à l’évidence, nous résoudre à la triste vérité qui s’offre à nos yeux ; Nicolas Sarkozy n’a qu’un seul but : être seul au-dessus de tous, pouvoir se montrer partout, être au centre de tout ! 

Césariste dans l’âme, ou plus exactement en diable, il s’étonnait, il y a quelque temps, d’être obligé d’envoyer ses conseillers aux réunions d’arbitrage à Matignon pour contrôler l’action des cabinets ministériels, faisant remarquer qu’il lui serait tellement plus simple de convoquer ses ministres à l’Elysée, et de procéder directement aux arbitrages. Aujourd’hui, alors qu’il est, tous les jours, sur toutes les chaînes de télévision, sur toutes les ondes, dans tous les journaux, tous les magazines et les divers médias, il lui parait inconcevable et insupportable de ne pas avoir le droit de s’exprimer, comme il le veut et quand bon lui semble, devant le Parlement. Les Chefs d’Etats étrangers, fait-il remarquer, s’expriment devant les assemblées et ce droit me serait refusé. Et l’on écoute encore, dans l’hémicycle, mes messages debout. Voilà, conviendrez-vous, qui est anachronique et mérite un bon dépoussiérage ! Pour faire bonne mesure, le Président veut se faire écouter du Parlement selon son propre choix. Il ne s’expose pas à un vote, il ne s’oblige pas à répondre, mettant ainsi ses pas dans ceux du Président Félix Faure : « Le Président de la République écoute, mais ne répond jamais ! ». 

Qu’importe que ces désirs et ce caprice soient contraires à la règle fondamentale de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, connue depuis Montesquieu : l’omniprésence et l’ubiquité doivent être ses marques distinctives, au même titre que l’hyperactivité ! 

Il nous va falloir répondre et réagir. Nous ne pouvons bien évidemment pas accepter que le Parlement se dessaisisse des clefs de l’hémicycle au profit de l’Elysée. Il nous faudra tenir bon sur les principes intangibles de l’esprit et de la règle parlementaristes : le Président ne pourrait être autorisé à intervenir devant le Parlement que si l’Assemblée ou le Sénat en décident ainsi, le lui demandent, et selon les modalités qu’ils auront déterminées. Le pouvoir parlementaire ne se négocie pas. La vraie réforme du Parlement réside ailleurs, dans l’introduction d’une vraie dose de proportionnelle dans l’élection des députés et sénateurs. 

D’autres propositions doivent être fraîchement reçues et âprement combattues, si le Président de la République essaye de les imposer. 

Ainsi en est-il du « défenseur des droits fondamentaux » : idée qui peut paraître à quelques uns comme un paradoxe subtil et séduisant dans une République qui, depuis deux siècles, se présente et se définit comme celle des droits de l’homme ! En vérité, nous ne pouvons accepter le dessein inavoué et dissimulé de démanteler deux organes collégiaux qui ont osé commettre le crime de lèse majesté de garder leur liberté de penser, la CNIL, autorité reconnue au niveau européen pour la protection des données à caractère personnel, et la Commission de Déontologie de la Sécurité. Quant à la Défenseure des droits de l’enfant, c’est la disparition dont il s’agit. Notre acceptation sur ce point ne pourrait donc qu’être conditionnée par le maintien d’une structure collégiale, l’octroi de moyens de fonctionnement plus importants que ceux dont disposaient les différentes entités fédérées (afin d’accroître leur capacité d’instruction) et l’accord du Parlement sur les nominations des personnalités concernées. 

Nous rappellerons au Président, lorsqu’il parle de renforcer les pouvoirs du Conseil Constitutionnel, qu’il convient d’en faire une juridiction indépendante, qu’il doit confier au Parlement le soin d’en nommer la majorité des membres, et que nous sommes favorables à la saisine directe du Conseil Constitutionnel par les citoyens. 

Nous rappellerons notre vœu d’une « Charte de la Laïcité », adossée à la Constitution, pour que soient respectés les principes républicains dans tous les lieux publics. 

Nous rappellerons au Président, à propos des fondements constitutionnels des droits de l’opposition, toutes les promesses du « candidat Sarko » pour un véritable statut des groupes minoritaires au Parlement, le renforcement du financement des partis politiques ou l’élargissement du droit d’enquêtes parlementaires, ainsi que nos propositions pour une démocratie plus vivante, plus directe et plus sociale. 

Nous rappellerons aussi au Président, lorsqu’il s’en prendra au système judiciaire, combien la réforme Balladur de 1994 était plus audacieuse à l’époque, que la sienne aujourd’hui, que la gauche n’abandonnera pas la réforme votée par les deux chambres en 2000, et qu’elle continue de se battre pour une justice plus responsable, plus indépendante et plus respectueuse des libertés. 

Nous rappellerons enfin à Nicolas Sarkozy qu’il avait promis à nos concitoyens de leur octroyer le droit de provoquer l’examen d’un texte au Parlement par référendum populaire ; et qu’il oublie sans cesse son autre promesse, qui serait pourtant bienvenue aujourd’hui, de protéger les français – en inscrivant le principe de confiance légitime dans la Constitution – contre l’insécurité et « les changements brutaux et intempestifs de la réglementation »… 

On l’aura bien compris : le dérèglement de notre système constitutionnel est à son comble et nous voilà revenus aux tristes heures du Césarisme. Il va falloir s’y opposer, au nom de la démocratie et de la liberté. Il va falloir se battre parce que la République, c’est plus que des institutions, c’est un ensemble de valeurs partagées, comme la lutte contre les discriminations et contre l’intolérance, l’intégration de tous dans la vie économique et sociale, l’idéal de fraternité ou le respect de certains principes fondamentaux, comme l’égalité et la laïcité. Il faudra parler fort, et être entendus ! Parce que c’est notre devoir de citoyen, d’élu et de parlementaire, et que je ne voudrais pas que l’on écrive un jour de cette période, ce qui a pu être écrit de la première législature du second Empire : « L’histoire dira, si elle prend la peine de s’en occuper, quels furent son infatigable complaisance et son incroyable abaissement ! ».

François Rebsamen

 

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Mercredi 6 février 2008
undefinedAnalyse 

Au-delà du duel éventuel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour prendre la direction d'un Parti socialiste toujours en peine de rénovation, la gauche française pourrait connaître, à la fin de cette année, un moment de vérité. 

Trois rendez-vous cruciaux - les congrès du PS et du Parti communiste et la création du nouveau parti " anticapitaliste " d'Olivier Besancenot - vont reconfigurer un camp " progressiste " qui, avec 36,44 % des suffrages (extrême gauche comprise) à la dernière élection présidentielle, a atteint son niveau électoral le plus faible depuis quarante ans.

En Italie, sur fond de crise politique, Walter Veltroni tente d'incarner, à la tête du Parti démocratique (PD), une alliance entre héritiers du communisme et de la Démocratie chrétienne. 

En Allemagne, la concurrence de Die Linke (La Gauche) oblige le SPD à faire le grand écart en participant à un gouvernement de grande coalition avec la CDU d'Angela Merkel tout en gauchisant son discours. 

En France, le PS, qui rêve, comme le PD italien, de rassembler à lui seul 35 % des électeurs, va devoir se choisir des alliés. A gauche ? Au centre ? A gauche ET au centre ? 

Les élections municipales lui servent de travaux pratiques avec dans certaines villes, comme Dijon, Roubaix ou Grenoble, des alliances allant du MoDem de François Bayrou au Parti communiste. A Paris, le MoDem va probablement rallier M. Delanoë au second tour.

Au risque de réveiller le spectre allemand - une aile gauche faisant scission pour former un nouveau parti comme Die Linke -, Ségolène Royal, qui était encore à Florence, le 27 janvier, à un meeting de M. Veltroni, trois jours après la chute du gouvernement de Romano Prodi, entretient le rêve italien, celui d'une grande alliance allant du centre à la gauche altermondialiste. 

Un projet qui rejoint celui que définissait le premier secrétaire du PS, François Hollande, le 13 mai 2007, avec " un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre gauche ou au centre "

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle n'a jamais regretté sa main tendue à François Bayrou, avant le deuxième tour, expliquant même dans son livre (Ma plus belle histoire c'est vous, Grasset, 2007) que " cette démarche était politique et ne s'inscrivait pas dans une récupération aventureuse de dernière minute ". Il s'agissait pour Mme Royal d'une " alliance en bonne et due forme " avec le centre, comme celle que François Rebsamen, son ancien directeur de campagne, met ouvertement en musique à Dijon en espérant ainsi être réélu maire dès le premier tour.

Quand la présidente de la région Poitou-Charentes veut que le PS redevienne " une force centrale qui s'assume en tant que force centrale à gauche ", attirant vers lui les altermondialistes, voire l'extrême gauche, comme les forces de centre et de centre gauche, elle pense à l'exemple de l'Italie.
 
Elle se réfère moins à l'Union - cette alliance de neuf partis qui, sous la houlette de M. Prodi, a emporté les élections de 2006 -, qui s'est révélée incapable de gouverner, qu'au Parti démocratique de M. Veltroni. Non seulement le maire de Rome, ancien communiste, a réussi son pari en fusionnant les démocrates de gauche (ex-communistes) et la Marguerite (centristes) - quitte à ouvrir la voie à une dissidence à gauche qui rêve d'une " Linke " à l'italienne -, mais il a reçu une onction populaire. Le 28 octobre 2007, lors d'une primaire à laquelle ont participé 3,5 millions d'électeurs, et face à quatre autres candidats, M. Veltroni a été élu chef du PD avec 75,82 % des suffrages.

Beaucoup de socialistes rêvent aujourd'hui de telles primaires - dont M. Prodi était venu vanter les mérites au congrès du PS au Mans, le 19 novembre 2005, se faisant ovationner - si elles permettent d'éviter, pour la présidentielle de 2012, la multiplication des candidatures de gauche au premier tour.
 
Mais avec quels partenaires pourra-t-il les organiser ? Sur sa gauche, le brouillard et le vide dominent.
 
Le PCF va de nouveau tester, avec les élections municipales et cantonales, ses capacités de survie. Les Verts peinent à cohabiter dans une maison commune. Le parti " anticapitaliste " de M. Besancenot est hypothétique. Et même Lutte ouvrière d'Arlette Laguiller a des problèmes d'identité, en venant à " suspendre " une fraction hostile aux accords locaux qu'elle a conclus avec... le PS, pour les municipales !
 

UN " ENSEMBLE GÉLATINEUX " 

A sa droite, le PS se retrouve face à un MoDem qui a bien du mal à exister. Sa stratégie municipale à géométrie variable - tantôt avec l'UMP, tantôt avec le PS, tantôt autonome, souvent éclaté - ne facilite pas la clarification nécessaire pour que la question d'une alliance avec le centre, à laquelle une majorité de responsables socialistes, au-delà des amis de Laurent Fabius, semblent actuellement opposés, soit posée au prochain congrès. 

Au niveau européen, le Parti socialiste européen (PSE), qui rassemble 32 partis, encourage pourtant de telles alliances, en se déclarant ouvert aux " socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et démocrates progressistes ". Mais même la Marguerite se refuse toujours à rejoindre le PSE.

Si, à son prochain congrès, le PS se convertissait au rêve italien d'une alliance au centre, le spectre allemand d'une scission ne manquerait pas de resurgir

En Allemagne, Die Linke est née, le 16 juin 2007, d'une fusion entre l'aile gauche du SPD, dirigée par Oskar Lafontaine qui avait quitté le parti qu'il avait présidé suite à son désaccord avec l'orientation " sociale-libérale " de Gerhard Schröder, et les anciens communistes de l'Est du PDS. 

Sénateur socialiste de l'Essonne et ancien ministre, Jean-Luc Mélenchon anime déjà un club, Pour la République sociale (PRS), qui recrute au-delà du PS. Dans son livre En quête de gauche (Balland, 2007), il dresse un réquisitoire contre " le naufrage social-démocrate " et voit dans le modèle italien - cet " ensemble gélatineux " - " l'alliance sur le moins-disant centriste au nom du rassemblement le plus large ".

Partisan d'un " nouveau Front populaire ", une union à gauche, voire à l'extrême gauche prête à gouverner, " incompatible avec l'alliance au centre ", M. Mélenchon, un des animateurs du camp des " nonistes " de gauche au référendum européen de 2005, suivra-t-il le chemin de M. Lafontaine ? S'il refuse tout " modèle prêt-à-porter " que " l'on n'aurait plus qu'à recopier ", il voit dans l'exemple allemand la " preuve qu'il est possible de rompre le cercle vicieux du chantage social-démocrate sur le reste de la gauche et donc de redonner la victoire à la gauche ". Et il prête à Mme Royal l'objectif de " démolir le Parti socialiste tel qu'il est ". 

Les élections municipales, les prochaines élections générales en Italie, le positionnement futur du MoDem pèseront lourd dans la recomposition de la gauche qui s'esquisse.

 Michel Noblecourt Editorialiste 

© Le Monde
par Michel Noblecourt - Le Monde publié dans : Parti Socialiste communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 5 février 2008

"Trouver des solutions neuves aux problèmes de notre temps"

 

En déplacement aux Etats-Unis dans la prestigieuse université d'Harvard (Massachusetts), Ségolène Royal a dénoncé lundi "les dissensions" des membres du Parti socialiste sur la question européenne mises au grand jour lors du Congrès de Versailles.

Devant un parterre d'étudiants français et américains, la présidente de la région Poitou-Charentes a déploré l'indiscipline de ses pairs socialistes qui se sont illustrés lundi lors du vote sur la modification constitutionnelle préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne.

Interrogée sur la question européenne par une trentaine d'étudiants tirés au sort, Ségolène Royal a dénoncé l'affrontement que se sont livrés les socialistes sans même prendre selon elle le temps de la concertation. "L'actualité donne en ce moment un spectacle assez spécial en France puisqu'il y a le Congrès". "Au sein du Parti socialiste, il y a eu beaucoup de désaccords, de dissensions sur la question de la Constitution, sur la question de l'Europe". "Aujourd'hui, c'est assez douloureux pour les socialistes d'assister de nouveau à ces tensions alors qu'il y a tellement à faire" citant notamment la question du pouvoir d'achat. "Il va falloir lors des prochaines échéances statutaires du parti trancher une bonne fois pour toute la question de l'Europe. Moi je défendrai l'idée de l'Europe, je suis très européenne mais pas pour n'importe quelle Europe. Une Europe par la preuve, une Europe qui prend a bras le corps les problèmes politiques posées"

Ségolène Royal est revenue sur les attaques formulées dans son propre camp. "Les membres d'un parti doivent comprendre que nous défendions tous ensemble des idées majeures, des propositions". "Moi-même, j'ai énormément souffert d'un manque de discipline et d'unité du parti alors que j'avais été désignée par 60% dès le premier tour" de la primaire socialiste en novembre 2006.

Ségolène Royal devrait mettre cette semaine aux Etats Unis à profit pour s'exprimer sur de nombreuses questions de politique étrangère et d'autres plus économiques, entourée par des professeurs d'Harvard.

Autres informations sur le même événement:
Ségolène Royal s’exprime à Harvard dans un anglais parfait

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Rénovation de la Gauche communauté : Les blogs socialistes
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