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Vendredi 7 juillet 2006

Attendu avec impatience depuis plusieurs semaines déjà, un nouveau site destiné aux jeunes supporters de Ségolène Royal vient d'ouvrir son portail: www.segosphere.net.

D'un caractère plus jeunes que Désirs d'avenir et les nombreux blogs des comités locaux de soutien à Ségolène Royal, ce site propose bien sûr débats, forums, approfondissements politiques mais aussi d'autres chroniques moins "scolaires", plus créatives voire récréatives.

Ce site sera bien sûr en lien permanent sur notre blog.

On dit que Thomas H. est pour beaucoup dans la réalisation de ce site. C'est aussi un Thomas qui vient de reprendre le flambeau de Ségolène 2007, blog d'anthologie de soutien à Ségolène Royal (voir article).

par Desirs d'avenir Comités 60 publié dans : Désirs d'avenir national
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Lundi 5 juin 2006

Le chapitre 2 du livre en ligne de Ségolène Royal - Désirs d'avenir vient d'être publié.
Voir ci-dessous A PROPOS DES 35 HEURES.

Revoir le chapitre 1 - Le désordre démocratique : premier diagnostic
"Le chapitre 3 abordera, de la famille à l’école en passant par l’Etat, la question de la juste autorité qui me tient particulièrement à cœur.
Le chapitre 4 portera sur la Nation et sur le lien entre la question sociale et la question nationale."

Chapitre 2 - Les désordres de l’emploi et du travail
(comprendre les mutations pour mieux les maîtriser)

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> télécharger la version PDF (500 ko)

1. Chômage, sous-emploi et précarité : les chiffres du désordre
Les chiffres ne rendent pas compte de l’épaisseur de la réalité humaine mais ils aident à prendre la mesure des désordres massifs de l’emploi et du travail qui déstabilisent, insécurisent et désespèrent les Français...
> lire la partie

2. Déstabilisation des classes moyennes et blues des cadres
Impossible, de nos jours, de réduire le désordre social à la désaffiliation des plus marginalisés ou à la concentration des difficultés dans les quartiers de relégation : c’est désormais le noyau central de la société française qui est atteint donc également ces classes moyennes qui, pendant quelques décennies, avaient vu leur sort s’améliorer et leurs rangs s’étoffer...
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3. La colère des Français et le descenseur social
Pour deux Français sur trois, le mot « capitalisme » évoque « quelque chose de négatif ou de très négatif » (sondage LH2 pour Libération en novembre 2005). C’est l’avis de 76% des sympathisants de gauche interrogés mais aussi de 38% de sondés qui se disent proches de l’UDF et de l’UMP. Pourtant, dans leur grande majorité, ils sont partisans de la liberté d’entreprendre...
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4. Sous les mots d’aujourd’hui, les idées d’avant-hier
A l’exact opposé du vécu des Français, certains discours apparaissent carrément surréels. Ils aggravent le désordre des choses par le mensonge des mots. Ils le disent plus ou moins ouvertement parce qu’en France, reprendre mot à mot le credo de l’ultra-libéralisme et parler aujourd’hui comme hier Mme Thatcher, ça ne passe pas...
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5. Financiarisation de l’économie : de l’intérieur du système, certains tirent le signal d’alarme
Le fait nouveau, en France, est que la conscience des dégâts n’est plus seulement le fait de ceux qui en font les frais. De l’intérieur même du système, des voix s’élèvent. Non, nous disent-elles, le seul scénario possible n’est pas celui de la financiarisation outrancière et du service exclusif des dividendes. Oui, faute de règles nouvelles, la destruction l’emportera sur la création de valeur et d’emplois...
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6. Patrons-voyous : les moutons noirs
Toute profession a ses escrocs et ses fraudeurs. Aucune ne mérite d’être jugée à l’aune de ses déviants. Il n’est donc pas question d’étendre à tous les entrepreneurs l’opprobre méritée par le petit nombre de ceux qui falsifient leurs comptes ou qui mettent brutalement la clef sous la porte en abandonnant du jour au lendemain leurs salariés. Mais ces scandales ont frappé les Français aux yeux desquels ils symbolisent les excès d’un système vécu comme de plus en plus prédateur donc incitant à l’immoralité...
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7. Licenciements boursiers : détruire les emplois pour doper les dividendes
De nos jours, les suppressions d’emplois ne sont plus seulement l’effet de difficultés économiques ou de redéploiements stratégiques adossés à un véritable projet industriel : elles peuvent accompagner des bénéfices records et n’avoir d’autres fonctions que d’adresser aux analystes et aux marchés financiers un signal de gestion rigoureuse de nature à orienter le cours des actions à la hausse...
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8. Mille-euristes et milliardaires : pauvreté salariée et parachutes dorés
La pauvreté est, en France, une réalité massive. Dans son rapport 2003-2004, l’Observatoire de la Pauvreté et de l’Exclusion sociale citait trois chiffres...
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9. Délocalisations : la mondialisation-alibi
Les délocalisations sont devenues, en quelques années, le symbole emblématique des ravages de la mondialisation financière, des dangers de la concurrence planétaire des systèmes sociaux et fiscaux, de l’érosion – très vivement redoutée en France – d’une souveraineté nationale vécue comme impuissante à retenir les emplois qui s’échappent vers les pays à bas salaires...
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10. Santé-sécurité au travail : le retard français
En France, 2.000 accidents du travail occasionnent chaque jour une incapacité au moins temporaire. Si les accidents mortels ont heureusement régressé, ceux entraînant un handicap permanent augmentent de 15% par an alors qu’ils baissent annuellement de 10% en Allemagne...
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A PROPOS DES 35 HEURES

PARIS - 5 Juin 2006 - Après son pavé dans la mare sur le thème de la sécurité, Ségolène Royal dresse un bilan mitigé de la semaine de 35 heures, mesure phare du gouvernement de "gauche plurielle" de Lionel Jospin et sujet tabou au parti socialiste.


Dans le chapitre 2 du "livre en ligne" qu'elle publie sur son site internet, "Désirs d'avenir", la députée socialiste estime que "la répartition de l'effort et des avantages" liés aux 35 heures "a été fortement inégalitaire".

La contrepartie de cette réduction du temps de travail a été "un spectaculaire assouplissement du droit du travail (...) et une flexibilité accrue (annualisation, réduction des délais de prévenance, etc.)", écrit Ségolène Royal, aujourd'hui favorite des sondages dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.

La réduction de la semaine de travail, officiellement de quatre heures, s'est en fait "bornée en moyenne à 2h30, voire 1h30 pour les ouvrières du textile", poursuit la compagne du premier secrétaire du PS François Hollande.

"La proportion des salariés en horaires flexibles est passée de 10% à 40%, soit plus que les salariés américains", souligne-t-elle. "Pour ceux-là, les rythmes de travail ont été intensifiés, les amplitudes horaires étendues et la segmentation de la journée de travail accentuée."

C'est essentiellement au bas de l'échelle des qualifications et des statuts que la flexibilité a été accentuée, constate la présidente de Poitou-Charentes.

"RESULTAT NON VOULU"

Elle cite l'exemple du groupe de pneumatiques Michelin, où "les cadres ont bénéficié de jours de congé supplémentaires et les ouvriers sont venus travailler le samedi."

La semaine de 35 heures a ainsi abouti, selon elle, à un résultat "non voulu" : "Une dégradation de la situation des plus fragiles, notamment les femmes ayant des emplois peu qualifiés, pour lesquelles la flexibilité s'est traduite par un empiètement accru sur leur vie personnelle et familiale alors que les femmes cadres y ont trouvé, elles, des jours de respiration bienvenus."

"Malgré l'intensification du travail et du stress, malgré la difficulté à joindre les deux bouts pour ceux qui s'en sortaient en cumulant les heures supplémentaires, l'appréciation globale des 35 heures par les salariés reste positive", note cependant Ségolène Royal. "Sans doute parce que le désir est fort d'avoir un peu de temps pour soi ou pour sa famille (...) et parce que l'espoir de créations d'emploi était largement partagé."

Enfin, l'ancienne ministre de Lionel Jospin estime que la loi Fillon, votée par la droite pour assouplir les 35 heures, a en réalité "figé les inégalités et cassé la dynamique de création d'emplois", objectif initial de la réduction du temps de travail.

"En termes de qualité de vie au travail, les résultats des 35 heures sont donc mitigés", conclut-elle.

Ségolène Royal avait déjà jeté le trouble la semaine dernière au PS en proposant la mise en place de structures à "encadrement militaire" et la mise sous tutelle des allocations familiales pour défaut d'autorité parentale, pour lutter contre la délinquance des jeunes.

par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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Samedi 13 mai 2006

desirsdavenir.org a enregistré 1,6 million de pages vues depuis son ouverture, en février dernier.

Plus de 300 000 d’entre vous s’y sont rendus.

Le chiffre le plus significatif, peut être, c’est le nombre de contributions : plus de 12 000.

Le premier chapitre du livre Désirs d’avenir a suscité, à lui tout seul, près d’un millier de contributions.

Nuancées ou tranchées, toujours argumentées, expertes, vos contributions sont d’une grande richesse. Elles fourmillent de suggestions et de propositions : souvent décapantes.

Quand nous avons ouvert les premiers forums en ligne, nous n’imaginions pas que nous serions confrontés à plus de 100 contributions par jour.

Les 12 000 contributions ont été lues, regroupées par thèmes et sous-thèmes, recoupées. Prés de 30 bénévoles s’y consacrent.

Nous publions aujourd’hui les synthèses des six débats permanents.

Suivront, la semaine prochaine, trois synthèses : celle du premier chapitre et celles des deux débats d’actualité "Que faire pour que tous les élèves réussissent leur entrée en 6ème ?" et "Téléchargement : comment concilier la rémunération des créateurs et la liberté des internautes ?

Ségolène Royal publiera la semaine prochaine ce qu’elle a retenu de ces deux débats d’actualité.

Un dernier chiffre : les 300 000 visiteurs passent 8 minutes en moyenne sur le site.

Bonne lecture….

Christophe Chantepy
Président de Désirs d'avenir

 

 

 

 

La France dans le Monde
Synthèse au 1er mai / 1157 contributions

Le débat donne des pistes sur les réorientations et les améliorations jugées nécessaires ou indispensables, pour que la France pèse dans le monde.
Arrêtons le pessimisme, reprennent en cœur de nombreux intervenants. Il faut croire en la France et en ses capacités.
Il faut une France sûre d’elle-même, capable d’agir pour l’intérêt européen et mondial. Il faut une France intégrée et ouverte. La France ne réussira pas seule, le constat est unanime. La France doit s’appuyer sur l’Europe mais pas sur n’importe quelle Europe.
L’appel à un discours de vérité est réclamé. « La vérité, même si elle est dure à dire, ne ferait pas forcément fuir les électeurs » explique par exemple Simon Dumas, « au contraire, elle pourrait permettre de rétablir la confiance, qui est la base de tout. Ensuite, il serait temps d’expliquer (vraiment) pourquoi l’Etat français ne peut pas tout et pourquoi il faut nous dépêcher de construire l’Europe » .

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Economie et travail : débloquer la situation.
Synthèse au 30 avril / 2069 contributions

Pour favoriser la croissance, les intervenants semblent compter davantage sur des réformes structurelles (création d’entreprises, investissement et recherche, aide à la personne et aux services de proximité, respect de l’environnement) que sur des politiques macroéconomiques nécessairement limitées par l’ampleur de la dette publique. La question du pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes est également évoquée. Pour beaucoup d’internautes, une politique plus efficace de lutte contre le chômage devrait prendre appui sur un service public de l’emploi plus performant et des politiques de formation plus volontaristes et mieux adaptées, ainsi que sur une revalorisation des notions mêmes de travail et d’entreprises. Le maintien des quinquagénaires dans l’entreprise doit être également favorisé, sous des formes qui restent à définir. L’après-CPE ouvre la voie à une réflexion en profondeur sur la meilleure articulation possible entre la sécurité des salariés et l’agilité des entreprises, en prenant exemple notamment sur les modèles scandinaves. La gouvernance des entreprises devrait également être mise au service de l’emploi, à travers l’actionnariat salarié et le renforcement de la syndicalisation. Enfin le système fiscal et de cotisations sociales doit être profondément refondu pour privilégier l’emploi et les PME. 

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Bâtir les protections sociales de demain
Synthèse au 1er mai / 862 contributions

Aux yeux des internautes, la situation sociale en France est très dégradée. Mais la volonté de réagir est présente, et les idées ne manquent pas.
Les inégalités devant la santé mobilisent les réactions. L’accès aux soins des plus démunis requiert des réformes urgentes, notamment pour celles et ceux qui n’ont pas accès à la couverture maladie universelle. Dans le monde du travail, l’enjeu est double : comment faire que notre système social incite à reprendre un travail ? Comment faire que ceux qui désirent travailler ne se voient plus offrir de contrats au rabais ? La question du logement mobilise les internautes, tant pour le logement social que sur l’accès à la propriété. Les internautes sont également conscients des difficultés de financement de la protection sociale, et notamment des retraites. C’est une répartition équitable des efforts qui est demandée par tous, par exemple par une modulation de l’âge de la retraite en fonction de la pénibilité du travail.

Mais l’essentiel est peut-être de changer de démarche. Ainsi que le rappelle 3,435, « nous devons lutter contre l’instrumentalisation des peurs, de l’insécurité, de la surenchère électoraliste. La société française est en mal d’écoute, de considération et de transformation mais les lois d’exception, les provocations verbales, les scénettes télévisuelles ne résoudront rien. Il nous faut remobiliser les cœurs et les esprits (…). » Au bout du compte, « nos plaies nationales sont nombreuses mais nous ne pouvons renoncer à transformer la société. »

La santé

Le travail
Le logement
Le surendettement
La retraite
Le financement de la protection sociale

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Conjuguer environnement et développement.
Synthèse au 27 avril / 1123 contributions

Les débats qui ont lieu jusqu’à présent sur ce thème (plus de 800 contributions), sont d’une grande qualité technique, peu polémiques et il s’en dégage une très forte volonté d’action.
Les discussions sont fortement axées sur des problématiques liées à l’énergie et aux moyens de son renouvellement.
A ce titre, le constat du monde dans lequel nous vivons est globalement pessimiste avec des forces d’inertie très importantes. Mais l’espoir d’un changement possible est là, à condition de réellement s’y employer.
De très nombreuses pistes sont dégagées et beaucoup attendent de l’État et des collectivités locales qu’ils montrent l’exemple.
Il faut donc agir très vite, avec audace et pugnacité pour désenclaver la politique environnementale, y compris au niveau institutionnel, afin de lui donner toute la place qu’elle mérite.


Si le constat sur la situation actuelle est généralement négatif, les intervenants ne perdent pas pour autant espoir dans la capacité d’agir, encore faut-il s’y employer fortement.

Certains des intervenants paraissent dans leurs analyses se rapprocher de la théorie du « catastrophisme éclairé » développée par Jean-Pierre Dupuy qui consiste à se montrer vigilant et en alerte face à une menace paraissant inéluctable, mais contre laquelle on pourrait encore agir.

Ainsi peut-on lire que « le contexte de demain sera différent, peut-être profondément différent de celui d’aujourd’hui et certains changements font figure, tant du point de vue humain que sur le plan des mathématiques, de catastrophes. Donner des réponses pour l’avenir implique donc de bien saisir les conditions dans lesquelles s’exprimera cet avenir » (jcm).

D’autres intervenants se rallient aux réflexions autour de la « décroissance » reposant notamment sur la thèse du « peak oil » : le pic d’extraction du pétrole qui, une fois dépassé, rendra l’extraction plus coûteuse que les gains apportés par les activités qui en sont consommatrices.

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Donner à chacun les moyens de choisir sa vie
Synthèse au 4 mai / 1682 contributions

Le désir de « vouloir vivre ensemble » caractérise les interventions des internautes. La notion de communauté, au-delà des égoïsmes et de la peur de l’autre, prime.
Yannick Serrano en appelle à une « charte nationale de vivre ensemble ».
« La volonté de vivre ensemble est un exercice de tous les instants. Elle nous impose tolérance, respect de l’autre et acceptation des différences ».

> Voir la synthèse

 

Rendre l'action publique efficace et participative.
Synthèse au 2 mai / 1474 contributions

Instaurer un débat politique sur d’autres bases

Un désir ardent d’être consulté et associé aux décisions

Restaurer la confiance, tel doit être l’objectif à se fixer. otheguy appelle à « un nouveau contrat passé entre les acteurs politiques et les français (…) associant plus fortement le citoyen à l’élaboration de la décision commune et à sa mise en œuvre ». Pour vg92 , il faut mettre fin au « trou noir » entre les élections. Pour Sydney , « Nous devons combattre se sentiment de dépossession démocratique ».

Les internautes appellent d’abord de leurs vœux l’instauration d’un débat public véritable et sincère. Pour Yuca de Taillefer , «  le "citoyen" (…) est abreuvé de "propagande" soit médiatique soit de politique-politicienne, bref il ne débat pas et ne peut forger son avis personnellement vu qu'il n'y a pas de débat ».

Les internautes ne demandent pas plus de pédagogie dans l’action publique, mais à être consultés et associés aux décisions. « Demandons au citoyen ce qu'il en pense, plutôt que de "lui expliquer", de "lui faire de la pédagogie". Ce qui au passage est un terme particulièrement maladroit par les temps qui courent, puisqu'il signifie diriger les enfants, alors que le citoyen veut comprendre et participer » remarque ADPATER . C’est ainsi que pourront être menées les réformes. Julien34000 : « je suis sur que les Français ne sont pas hermétiques à la réforme (comme on essaye de nous le faire croire ces dernières semaines), il suffit juste de ne pas les infantiliser en leur disant quoi faire et puis c'est tout ».

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par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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Mercredi 19 avril 2006

C'était son talon d'Achille. Quand Ségolène Royal s'est envolée dans les sondages à l'automne 2005, son absence de soutiens identifiés dans toutes les strates de l'appareil socialiste (parlementaires, présidents de région ou de département, patrons de fédération...) devait devenir un handicap majeur pour la députée des Deux-Sèvres. Notamment dans la perspective de la désignation du candidat par les militants du PS, au mois de novembre. Dans un parti qui a la réputation de faire voter ses adhérents au canon, notamment dans les grosses fédérations, Royal allait vite déchanter.

Chaque jour qui passe dément cette prédiction. Si la compagne de François Hollande continue d'asseoir sa popularité et donc sa candidature à la candidature sur le lien direct avec les Français, qu'elle prétend alimenter avec son site Désirs d'avenir, la machine socialiste commence à s'ébrouer. Patrick Menucci, élu de Paca et cheville ouvrière de la PME Royal, précise qu'il n'est pourtant pas question pour sa championne de «reproduire ce qui se fait traditionnellement dans le parti». Julien Dray, porte-parole du PS qui la soutient également, ajoute que Ségolène Royal n'a aucun intérêt à mettre en place «une machine à collecter les ralliements. Sinon, elle reviendrait sur le terrain traditionnel d'une bagarre légion contre légion». Sur le terrain donc d'un Fabius ou d'un DSK qu'elle étouffe justement en restant en dehors des jeux internes.

«Mieux placée». A défaut d'initier, Ségolène Royal laisse faire. La semaine dernière, c'est le président de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret, qui annonçait son ralliement. Son collègue des Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, prépare actuellement un appel à la création d'un forum des présidents de région «pour travailler avec Ségolène Royal, en liaison avec son site Désirs d'avenir», sur l'avenir de la décentralisation. «Dans la droite ligne de Gaston Defferre, Pierre Mauroy et François Mitterrand, elle est la mieux placée pour réfléchir à l'évolution de la décentralisation», confie Jacques Auxiette. Outre Masseret, Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes) serait dans le coup. Ce dernier laisse d'ailleurs ses proches animer l'antenne régionale de Désirs d'avenir. Comme le maire de Lyon, Gérard Collomb.

Récemment, quelques élus locaux et cadres intermédiaires du PS ont aussi annoncé qu'ils votaient Royal. C'est le cas de Roger Madec, maire du XIXe arrondissement de Paris, de Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, de François Marc, sénateur dans le même département. Le patron de la fédération du Lot-et-Garonne, Jean Guérard, emmanuelliste pur jus, partisan du non à la Constitution européenne (comme Masseret), a lui aussi franchi le pas.

«Ecurie». Les ralliements s'annoncent à tous les échelons. Hier, dans le Loiret, ils étaient six, dans une brasserie orléanaise, pour organiser le baptême local de Désirs d'avenir. Baptiste Chapuis, 24 ans, responsable local des jeunes socialistes, dément rejoindre «une écurie présidentielle. La démarche de Ségolène Royal réunit des gens qui ont été ou non favorables à la Constitution européenne». «Si elle continue d'apparaître ainsi dans les sondages et les médias, je voterai pour elle en novembre», admet Jean-Pierre Delport, conseiller général (PS) de La Source. Du haut de ses 21 ans, Raphaëlle Debourges, une autre militante socialiste, estime : «Ségolène est pionnière dans l'application d'une vraie démocratie participative. Elle ne nous impose pas une nouvelle forme de prêt à penser.»

Elle aura bientôt l'occasion de le dire sur le site national que prépare un autre jeune: Thomas Hollande, le fils de... Nom du site : Ségosphere. En gardant quand même les pieds sur terre.

par Mourad GUICHARD et Paul QUINIO - Libération.fr publié dans : Désirs d'avenir national
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Jeudi 6 avril 2006

Ségolène Royal met aujourd'hui en ligne le premier chapitre de son livre programme. La mise en ligne permet de partager commentaires, réactions et contributions en continu avec tous les lecteurs.

Chers amis internautes,

La France vit une crise démocratique profonde. Les Français ont soif d'une politique efficace et construite avec eux. Pour agir juste il faut s'appuyer sur la capacité d'expertise des citoyens et les associer aux décisions qui les concernent. La mobilisation de cette intelligence collective donne de vrais résultats. Je souhaite appliquer la même démarche à l'élaboration du livre qui sera publié en septembre prochain. C'est un "livre en ligne" qui va donc s'appuyer sur un diagnostic partagé. La France souffre d'un certain nombre de désordres.

Il y a quelques années, dans "La vérité d'une femme", publié aux éditions Stock, j'avais déjà fait l'inventaire de ces désordres et des pistes d'actions. Depuis, certaines situations ont changé, d'autres se sont aggravées, et de nouveaux désordres sont apparus. C'est donc à la fois une remise à jour et des idées nouvelles que j'avance.
Le premier chapitre porte sur le désodre démocratique. C'est ce que je mets en ligne aujourd'hui pour vous faire réagir, compléter, enrichir, commenter. Il se présente sous forme de document de travail à ce stade. Il est publié en même temps dans le Nouvel Observateur accompagné d'un débat.

C'est donc une phase très importante de travail pour un diagnostic partagé que je vous propose.
Tous les quinze jours un chapitre sera mis sur le site. Le prochain portera sur le désordre de l'économie et du travail.
C'est une toute première expérience de livre politique en ligne.
Régulièrement je tiendrai un dialogue en direct sur le sujet de la quinzaine.

A vous lire !
Ségolène Royal

Chapitre 1 - Le désordre démocratique : premier diagnostic
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> télécharger une version au format PDF
> réagir, compléter, commenter

 

Aller au le chapitre 2

par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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Mercredi 29 mars 2006

Avec le contrat nouvelle embauche, le gouvernement a généralisé la précarité chez les jeunes, alors que ce dont notre pays a besoin, c'est davantage de stabilité dans l'emploi : pour que les jeunes puissent construire leur avenir et pour que les entreprises puissent embaucher des employés formés et motivés.

La crise que nous connaissons depuis que cette réforme a été imposée par le gouvernement a révélé un gouvernement incapable de gérer correctement le pays : inviter les syndicats à discuter quinze jours après le vote de la loi, c'est gouverner à l'envers.

Laisser naître la tentation de monter les Français les uns contre les autres et espérer que les casseurs vont faire peur à l'opinion, c'est fuir ses responsabilités.

Si on veut que le dialogue soit crédible et si on veut rétablir le respect mutuel entre les jeunes et le gouvernement, il faut que le texte soit retiré.

La mobilisation doit aussi se faire sur le terrain : j'ai proposé que ces contrats précaires ne soient pas éligibles pour les aides régionales aux entreprises, dans le cadre des responsabilités que la loi confie aux régions pour attribuer ces subventions. Beaucoup de régions ont mis en oeuvre le même principe, pour que l’argent public soutienne les emplois durables.

Retouver l'intégralité de la lettre

par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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Jeudi 16 mars 2006

Qu'est-ce que « Désirs d'avenir » ?

L’association "Désirs d’avenir" se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qu'il faut se donner les moyens qu'elle aille mieux, pour débattre et  construire ensemble des propositions. Elle s’est constituée autour d’un premier groupe de proches de Ségolène Royal, qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras-le-corps des problèmes.

Vous pouvez adhérer à l'association sur le site, ou par courrier postal (en téléchargeant le bulletin). Mais vous pouvez aussi nous apporter votre soutien, sans adhérer. Vous pouvez vous inscrire à « la lettre » pour être tenu au courant des dernières actions de l'association. Vous pouvez apporter votre contribution à la vie du site en participant aux discussions qui y prennent place. Et bien sûr, vous pouvez faire tout cela à la fois !

Le site est un forum participatif.

Le site héberge des débats : tout le monde (à condition de respecter certaines règles élémentaires de savoir vivre) est invité à y participer. Les thèmes des débats d'actualité seront renouvelés à intervalles de temps réguliers. Une synthèse sera faite de chacun de ces débats et les idées retenues par Ségolène Royal seront alors publiées sur le site. Par ailleurs, vous avez la possibilité de faire une contribution en cliquant sur un des six débats permanents du forum.

Comment poster une contribution ?

Pour poster une contribution sur ce site, il suffit de cliquer sur les petites bulles blanches. Si vous n'êtes pas encore inscrit sur le site, il vous faudra choisir un pseudo, un mot de passe, et donner une adresse email valide, vous recevrez dans l'instant un message de validation. Vous pourrez garder votre pseudo et votre mot de passe pour tous vos messages ultérieurs.

Pourquoi mon message n'apparaît-il pas immédiatement ?

Nous voulons éviter tout propos tombant sous le coup des lois de la République (par exemple les propos racistes ou les incitations à la haine ou à la violence). C'est pourquoi toutes les discussions sur le site sont modérées, c'est à dire que les messages sont lus et validés par l'équipe du site avant d'être publiés. Cela explique qu'il puisse exister un décalage de quelques heures entre l'écriture et la publication d'un message.

Qu'est ce que « La lettre » ?

La lettre est une newsletter rédigée régulièrement, qui vous tiendra informé de l'actualité du site.

Comment savoir s'il existe d'autres participants aux débats près de chez moi ?

Nous ne communiquons à personne les données personnelles des internautes qui passent sur notre site. Ceux d’entre vous qui souhaiteraient rencontrer d'autres participants au forum peuvent utiliser la partie du site intitulée « Rencontres et événements ». Postez-y un message ou jetez-y régulièrement un oeil pour savoir si d'autres participants organisent une réunion près de chez vous, ou seraient désireux d’en organiser une.

par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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Mercredi 15 mars 2006

Le site de Désirs d'avenir

Bonjour, Ce site est un forum participatif. Il est à vous si vous avez envie de participer aux décisions qui nous concernent. Pour avoir commencé à expérimenter la démocratie participative en région Poitou-Charentes que je préside, j'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des "experts" légitimes de la question posée.

Ecouter pour agir juste, telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum. Dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité.
Agir, c'est être au clair sur les principes d'action pour mieux imaginer l'avenir, essayer ce qui réussit et s'ajuster en permanence.

Des débats de fond sont ouverts sur le forum "Désirs d'avenir" pendant une première séquence de temps à l'issue de laquelle est faite la synthèse des échanges. Les idées qui en résultent et qui me paraissent réalisables sont alors affichées sur le site afin que vos prises de parole soient fructueuses.

Cordialement

par Desirs d'avenir publié dans : Désirs d'avenir national
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