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Les Françaises et les Français attendent de nous de continuer le travail d'imagination pour répondre aux défis de ce siècle

 

 LA UNE 


Samedi 10 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60

Quelque 7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins 1,5 million de travailleurs pauvres qui sont surtout des travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l'intérim : notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient autrefois à l'abri, générant une insécurité sociale que reflète le pessimisme actuel des Français.

Contre la pérennisation d'un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d'un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s'agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l'emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s'étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd'hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l'occasion d'améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd'hui est versée avec retard.

Or voici que l'on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens.

Lors de son intervention télévisée du 24 avril, Nicolas Sarkozy a demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le haut-commissaire aux solidarités actives a renoncé à contester. Ce sont aujourd'hui 8 millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 euros par mois ! Ironie cruelle de l'histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d'achat prétendument procurée par les mesures gouvernementales.

A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l'imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit - comme la PPE - prendre la forme d'un crédit d'impôt géré par l'administration fiscale, et non d'une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d'allocations familiales. Les salariés rémunérés au smic, qu'ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd'hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale - et non des allocataires de revenus d'assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n'a guère d'importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites.

Au soir du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy avait dit vouloir "parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés". Aujourd'hui, 16 000 contribuables assujettis à l'impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d'euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l'austérité, alors qu'avec 15 milliards d'euros chaque année le paquet fiscal aurait pu financer le RSA !

Au-delà de la question budgétaire, c'est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l'incitation à la reprise d'activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d'emploi de retrouver un travail décent.

Cela suppose d'abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35 % des RMistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l'ensemble des freins à la reprise d'emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé constituent des limites puissantes à l'acceptation d'un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l'absence limite l'accès des femmes au travail.

Enfin, la mise en oeuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s'aggraver et le recours au temps partiel subi va s'accélérer, créant ainsi des trappes à bas salaires.

Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C'est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d'achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd'hui cette belle idée : une autre politique est possible.

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Mercredi 7 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60

Comment aménager le capitalisme financier non pas à la marge, mais en profondeur ?

Rapport mis en ligne le 3 Mai 2008.

Le capitalisme financier est aujourd'hui quant à son résultat synonyme de chaos, de crise, de répercussions graves et incontrôlables dans l'économie réelle et ce dans un périmètre mondial où tout inter agit. Remis en cause dans son concept pur (non interventionnisme) par ses propres défenseurs qui mettent en avant le rôle et l'intervention de l'Etat, le socialisme se situe à un tournant historique, où il a un rôle à jouer voire un devoir. Et ce rôle va bien au-delà d'un aménagement à la marge. C'est la refonte du capitalisme financier conjugué à un rôle pro-actif au cœur même du système où il doit être législateur, régulateur et surtout acteur.


Dans ce rapport de Rachel CADO, Conseil Financier, on parle du côté obscur, invisible, qui agit dans l'exercice du capitalisme financier avec les conséquences actuelles que l'on sait.


Le fonctionnement actuel du capitalisme financier est simple : lorsque les marchés sont prospères ses acteurs en tirent les profits en dénonçant tout interventionnisme de l'Etat, et le pouvoir d'achat des citoyens baisse (bulle immobilière...), quand les marchés sont en crise, ses acteurs requiert les interventions de l'Etat et les citoyens paient les conséquences de la crise du capitalisme financier et sa réparation. Personne n'a été consulté sur ce modèle de société, on pourrait facilement dire : où est la démocratie?


Sont ensuite proposés des objectifs d'intervention, choisie, juste et globale:

- Humain, redéfinition de la notion de création de valeur

- Mode de production : régulation / équilibre mondial / Etat acteur

- Redistribution de la richesse : système social / fiscal / professionnel

Retrouvez la contribution complète de Rachel Cado: "Comment aménager le capitalisme financier non pas à la marge, mais en profondeur ?"

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Mardi 6 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60
Déjà plusieurs dizaines de participants ou soutiens à Désirs d'avenir de l'Oise ont déjà adhéré pour l'année 2008.
Si vous en faites partie, vous allez recevoir prochainement votre carte d'adhérent. Si cela tardait trop, vous pouvez nous écrire (desirsdavenir.60@gmail.com) pour que nous puissions relancer l'expédition.

Si vous n'avez pas encore adhéré à Désirs d'avenir pour 2008, faites le sans tarder. Le grand ménage de printemps est l'occasion de remettre à jour nos fichiers pour une meilleure organisation de nos activités. Votre soutien est précieux pour le travail participatif dans le cadre de la rénovation de la gauche mais aussi pour la visibilité du travail d'opposant au gouvernement de droite.

Pour adhérer ou ré-adhérer:
- en quelques clics sur internet: http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion - en téléchargeant le formulaire d'adhésion (http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf) et en le retournant avec votre règlement à " Désirs d'avenir " 38-40, rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 Paris. - vous pouvez même faire un don (règles applicables aux dons aux formations politiques).

Par votre adhésion, merci d'avance de donner les moyens et vitalité à Désirs d'avenir pour poursuivre son travail de rénovation de la gauche, en particulier du PS.

N'oubliez pas de nous signaler votre adhésion pour que nous puissions vous informer de nos activités sans attendre la mise à jour par le fichier national.

Merci d'avance à tous.
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Vendredi 2 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60

Un nouveau regard
sur l'entreprise
et les entrepreneurs

Tribune mise en ligne le 29 Avril 2008.

Le domaine de l'entreprise est traditionnellement considéré comme réservé à la droite supposée mieux à même de comprendre et de représenter  la création et l'entrepreneuriat

A l'opposé il est courant d'entendre que la gauche se méfierait des chefs d'entreprise, considérés comme de simples exploiteurs des salariés. Il est temps de faire justice de cette vision manichéenne. En effet, la droite n'a pas le monopole de l'entreprise, on pourrait même l'accuser de la desservir par sa  vision sélective de l'économie de marché encourageant une concentration excessive qui tue le marché et finalement inhibe la prise de risque et la volonté d'entreprendre.

Une société où l'innovation et la prise de risque sont découragées

Les entreprises se trouvent enfermées dans un environnement hostile aux PME et à l'innovation. Le système de capitalisme d'héritiers dénoncé par Thomas Phillippon et appuyé sur des études fort bien documentées aboutit à une société bloquée en terme de relations sociales comme de prises de risques sur les marchés les plus porteurs sur le plan international.

L'inégalité des chances face à l'entrepreneuriat demeure la règle dans notre pays et explique pour une part l'insuffisance criante du tissu de moyennes entreprises innovantes et exportatrices pourtant dénoncée à droite comme à gauche.
Ceux qui tentent de s'adapter à l'évolution par la prise de risque, en particulier les PME, se retrouvent à contre courant et se voient sanctionnées à plusieurs niveaux : aides, financement, fiscalité, accès aux commandes publiques, délais de paiement .Certes, on constate une progression du nombre de créations d'entreprises, pour une large part comme palliatif individuel au chômage toutefois. Force est de constater que la part des créations dans les domaines de pointe à haute valeur ajoutée est très insuffisant, même si l'on tient compte des innovations non technologiques. Le passage de la très petite à la moyenne entreprise n'est guère encouragé; or c'est ce type d'acteur qui crée de l'emploi et permet de faire face à la compétition mondiale

Créer plus pour gagner plus

Partie prenante de l'économie de marché qu'il s'agit de mettre au service du plus grand nombre, la gauche doit mettre au centre de son projet  la création, l'innovation, la culture de projet, elle peut opposer au slogan de Nicolas Sarkozy (« Travailler plus pour gagner plus »(, un autre slogan autrement plus fondé «  Créer plus de richesses pour les répartir plus équitablement ».

Il s'agit de définir en France l'entreprise du XXIème siècle non plus comme acteur antagoniste mais partenaire proactif, une entreprise mue par la création de valeur, qui  crée de la croissance, du pouvoir d'achat, de l'emploi et de l'investissement en donnant envie d'entreprendre, de s'engager, de se former et de progresser.

Pour la gauche la création de valeur ne doit pas se limiter aux flux financiers mais doit intégrer des critères tels que la qualité de la politique d'embauche (1er emploi, diversité, parité, CDI), la progression des salaires, l'évolution des carrières, la formation continue et les partenariats avec l'université, la qualité des relations sociales, la démarche environnementale.

Impulser le goût d'entreprendre  

Au pouvoir dans les régions et dans la majorité des territoires, la gauche est en mesure développer des expérimentations allant dans ce sens, mais c'est au niveau national et européen que résident les clés d'une impulsion du goût d'entreprendre et d'une prise de risque collective par les entrepreneurs, le système bancaire, les collectivités régionales et locales favorisant le développement d'un tissu de PME innovatrices. Ceci passe par une régulation concertée autour de deux axes d'avenir : l'équité sociale et le respect de l'environnement. L'impulsion à donner passe d'abord par la formation et par le développement d'une culture de projet dès l'école grâce à un dialogue et un travail en commun entre enseignants et entreprises dans le respect de l'indépendance de chacun. Il s'agira de faciliter le parcours du porteur et du développeur de projet, de simplifier le dispositif d'aides aux entreprises, de créer un relais permettant aux PME de savoir à quel type d'accompagnements qualitatif (technopole, pépinières d'entreprises, clusters) et quantitatif (capitaux propres, subventions, prêts, garanties) elles peuvent accéder et selon quel processus

Des critères de financement mieux adaptés

Le développement d'un tissu performant de PME ne saurait se concevoir sans une réforme des pratiques bancaires et financières par l' d'octroi de moyens de financements fondés sur des critères de type capital risque adaptés. Ceci suppose par exemple la création et le développement de fonds PME et innovation portés par les collectivités territoriales (fonds PME fonds régionaux et/ou fonds de co-investissement), en partenariat avec les acteurs financiers permettant de capitaliser les PME pour initier et soutenir leur développement. Un financement et un support régional donnerait une taille et une garantie suffisante pour lever des fonds au niveau européen (FEDER, BEI) et, permettrait du même coup aux citoyens (avertis ou non) de participer au développement des PME de leurs régions, sous forme de private equity, investissement qu'il s'agit de démocratiser à l'ensemble des acteurs économiques.

Développer une culture financière axée sur la création de valeur

On ne saurait développer une culture de projet sans promouvoir une culture financière, ni sans mettre le développement de l'entreprise au cœur du système bancaire.

Enfin, de même que la gauche se positionne en championne d'une sécurisation des parcours professionnels pour les salariés, il lui revient de proposer des moyens pour sécuriser les preneurs initiaux de risques des entreprises innovatrices.
Ainsi, en se mettant en position de proposer un nouveau pacte aux entreprises, la gauche se montrera telle qu'elle est, une partenaire des entreprises créatrices de valeur dont notre pays a besoin.

Le collectif Désir d'entreprendre rassemble des économistes à sensibilité managériale, des dirigeants et cadres d'entreprises privées et  publiques ainsi que tout citoyen souhaitant faire de l'économie autrement .

Retrouvez Désirs d'entreprendre sur: http://desirdentreprendre.over-blog.com.

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Jeudi 1 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60
Commémo

Parce que les combats futurs s'inspirent aussi des combats passés, un petit billet pour jeunes anciens combattants:
le meeting de Ségolène Royal, le 1er Mai 2007 au stade Charléty.





Interviews
envoyé par PernL

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Jeudi 1 mai 2008
par Desirs d'avenir Comités 60
Nicolas Sarkozy, Président de la régression sociale

Candidate socialiste de l'élection présidentielle 2007, Ségolène Royal dresse le bilan de la première année de Nicolas Sarkozy au pouvoir. La présente de la région Poitou-Charentes tire les conséquences d'une année où les Français ont vu leur pouvoir d'achat s'amoindrir et appelle à une opposition constructive contre « injustices profondes ».


Quel bilan faites-vous de cette première année de pouvoir ?

C'est une année perdue. Il y a eu bien sûr le fiasco du paquet fiscal, avec 15 milliards d'euros chaque année et notamment un bouclier fiscal qui rapporte 350 millions d'euros à 20 000 personnes. Je rappelle au passage que contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, la plus grande partie des 5 Milliards d'euros consacrées aux heures supplémentaires vont ...aux entreprises, et non aux salariés concernés. Ces derniers ne touchent en moyenne que 4 euros pour 45 minutes de travail en plus! Je rappelle aussi que la déduction fiscale des intérêts d'emprunts ne profite trop souvent qu'à ceux qui seraient de toute façon devenus propriétaires... Les autres, qui auraient besoin d'être aidés, en sont pour leurs frais.

Les caisses de l'Etat ont été vidées, comme l'a lui-même reconnu Nicolas Sarkozy, et cela n'a provoqué aucun retour de la croissance. Au contraire, la rigueur est déjà là. La grande majorité des salariés paie pour les dépenses inefficaces et injustes de ce gouvernement et subit la hausse des prix sans que le pouvoir ne réagisse. Dernier exemple en date, le RSA, qui était au départ une bonne idée, sera financé par la suppression de la Prime pour l'emploi pour cinq millions de salariés modestes. Au lieu d'être le président du pouvoir d'achat, il est président de la régression sociale et de la baisse du niveau de vie.

Vos craintes ont donc bel et bien été confirmées ?

Oui. Nicolas Sarkozy paie aujourd'hui pour ses promesses inconsidérées. Nous savions que ce qu'il promettait ne serait pas tenu. Cette conception du pouvoir et de la politique, je l'ai dénoncée pendant la campagne et je continue de la critiquer. Dans un contexte de crise et d'angoisse, la posture consistant à annoncer qu'on allait régler tous les problèmes a d'abord rassuré. Mais c'était une imposture qui aujourd'hui conduit à une déception cruelle. Le résultat est une grave crise politique et morale qui rend toute réforme impossible. On n'avait jamais vu, en France, des manifestations de retraités et de handicapés. Car ces fameuses « réformes » menées, elles ont été soit injustes, soit partielles, soit les deux... et elles sont de plus en plus désordonnées.

J'ajoute que sa pratique du pouvoir a été hyperpersonnalisée et d'une grande désinvolture. Le résultat, c'est qu'au lieu d'un choc de confiance, on a un choc de défiance. Ce président avait beaucoup de cartes en main il y a un an : il les a gaspillées. Il ne faut pas s'en réjouir. La situation de la France est grave aujourd'hui.

Expliquez-vous l'impopularité de Nicolas Sarkozy après cette première année à la tête de l'Etat ? Et si oui, comment ?

Je crois que l'impopularité record de Nicolas Sarkozy, un an à peine après son élection, est due avant tout à l'échec sur le pouvoir d'achat, même si son comportement personnel cet hiver a rendu cet échec encore plus insupportable. La déception est d'autant plus forte que les attentes étaient grandes. Il a promis la rupture, mais il conduit tout simplement une politique de droite. Lorsqu'ils regardent autour d'eux, les gens, même ceux qui ont voté pour lui, se rendent compte que rien n'a changé en mieux depuis l'élection présidentielle.

A quoi le pays doit-il s'attendre aujourd'hui, et comment l'opposition doit-elle réagir ?

Il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'une rigueur qui ne veut pas dire son nom... La dernière émission du président n'a rassuré personne sur ce point... et sur les autres. Aujourd'hui, nous avons le devoir de lui rappeler sans cesse ses engagements de campagne, sur les petites retraites, sur les salaires, ainsi que sur la politique étrangère. Nous avons le devoir de dénoncer les contre-vérités ou les approximations, elles ont été nombreuses jeudi soir dernier. Par exemple sur l'éducation nationale, où il donne l'image d'une France en situation d'échec pour justifier des suppressions de postes aveugles qui pénalisent de façon scandaleuses de nombreux territoires. Ou encore sur les retraites, car c'est bien la baisse des pensions qui est programmée si on ne parvient pas à résoudre la question de l'emploi des plus de 55 ans et si on ne parvient pas à prendre en compte la pénibilité des métiers.

Nous avons enfin le devoir de montrer qu'une autre politique est possible, donc de marteler nos contre propositions. Elles passent par l'annulation du paquet fiscal et sa redistribution d'abord sur le pouvoir d'achat, notamment à travers une baisse de la TVA et le doublement de la prime pour l'emploi, mais aussi sur l'innovation et la recherche, enfin sur le désendettement. Mais il nous faudra aller plus loin. Les Français nous l'ont dit lors des dernières élections municipales et cantonales : ils n'en peuvent plus de ce désordre permanent et de cette injustice profonde. Et en même temps, ils ont su être attentifs à nos projets locaux, qu'ils ont soutenus par un vote de d'adhésion. Nous devons à la fois protéger, imaginer et apporter la preuve de l'efficacité de l'action politique au service d'un idéal !

Propos recueillis par Ariane Vincent


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Vendredi 25 avril 2008
par Desirs d'avenir Comités 60

Savamment orchestrée, l'intervention du président de la République hier soir n'a pas convaincu grand monde.

Les jours précédant cette intervention, les media ne parlaient que de ça ... un mega-matraquage pour masquer des faiblesses politiques parfaitement lisibles dans les sondages au fil des semaines.

Vrai travail d'opposition responsable et constructif avec la présence de Ségolène Royal sur France-Inter au lendemain matin du show présidentiel. Nous vous laissons déguster l'intervention.




Si votre équipement ne vous permet pas de visionner correctement la vidéo, voir la transcription de l'interview. Ci-dessous, un résumé.

Ségolène Royal a estimé vendredi sur France Inter que Nicolas Sarkozy avait donné, lors de son interview télévisée de la veille, une "feuille de déroute" à son gouvernement.

Nicolas sarkozy a cumulé les "aberrations", "les improvisations", les "contre-vérités". Sur la laïcité "en confirmant que les clercs et les prêtres donnaient du sens à la vie", le président a dit "des monstruosités".

Nicolas Sarkozy a aussi fait preuve de "malhonnêteté" en imputant les difficultés de la France "à des chocs extérieurs".

"Il est en train de payer la masse des mensonges qu'il a proférés pendant la campagne présidentielle", a lancé Mme Royal estimant que la France "est tirée vers le bas".

"Le Premier ministre avait dit qu'il attendait de cette émission une feuille de route. Je crois que le Premier ministre a eu surtout une feuille de déroute".

"On est plus inquiets après l'émission qu'avant. On a le sentiment de ne pas avoir eu un président de la République hier, mais un candidat perpétuel".

Quant au mea culpa du chef de l'Etat sur un certain nombre de sujets, elle y a vu "un truc de communication". "En clair, ça veut dire +je me suis trompé+".

Nicolas Sarkozy "n'a pas répondu sur les préoccupations des Français" notamment sur le pouvoir d'achat, privilégiant "la redistribution entre les précaires" et "a donné une image de la France en situation d'échec en particulier sur l'éducation nationale, ce qui est faux".

"Ce qui est en train de se passer, c'est de la brutalité, c'est beaucoup d'arrogance. J'ai vu un Nicolas Sarkozy parfois méprisant à l'égard des Français".

"Sur la politique étrangère, il ne nous a pas rassuré et au contraire c'est extrêmement inquiétant" soulignant ses propos "aberrants" dans le but de "justifier qu'il se couche devant la Chine".

Ensuite, Ségolène Royal a répondu aux questions des auditeurs de France-Inter: Voir la transcription des questions / réponses.
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Lundi 21 avril 2008
par Desirs d'avenir Comités 60
Nous évoquions hier les débuts du débat sur la déclaration de principe du Parti Socialiste qui sera soumise aux militants en juin pour approbation (ou rejet).

Le Parti Socialiste a officialisé, justement hier, la publication du projet qui sera soumis au militants. C'est un document assez court qui, en 21 articles, se définit comme "la carte d'identité du Parti Socialiste".

ART. 1 Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

...

ART. 21 Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

Nous vous proposons:
- de consulter la présentation qui en est faite par Alain Bergounioux
- de télécharger le texte du projet de déclaration de principe du PS

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Lundi 21 avril 2008
par Desirs d'avenir Comités 60

Bonjour à tous et à toutes


Ségolène Royal l’a annoncé, nous continuons à faire vivre le débat


L'initiative  « Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ? » lance une vaste consultation participative avec objectif de préparer les échéances qui attendent le Parti socialiste. 


Pour la première fois militants PS, mais aussi sympathisants, citoyens - forces vives ..., sont appelés à participer aux réflexions et à l'écriture d'une contribution de Congrès !


Les responsables des comités de Désirs d'Avenir en région Nord - Pas de Calais et à Bruxelles, tous membres du Parti socialiste, ont souhaité saisir cette opportunité. C'est pourquoi nous sommes heureux de lancer le débat participatif à Arras le 26 avril prochain (invitation jointe). Jean-Pierre MIGNARD, Président de Désirs d'Avenir et délégué national du PS, nous fait l'amitié de sa présence.


J'espère sincèrement de pouvoir retrouver le plus grand nombre d'entre vous. N'hésitez pas à diffuser l'invitation autour de vous, et, surtout, de revenir vers moi pour toute information complémentaire (notamment pour des questions de transport / co-voiturage etc ...);  je reste à l'écoute !


Bien cordialement.

Brigitte Huttner, PS-DA Villeneuve d'Ascq, Coordination départementale de Désirs d'Avenir

Contact :  b.huttner-cox@orange.fr   -    06 73 19 31 08


INVITATION

 

L'avenir de la gauche appartient à tous et à toutes ! 

 

Les Socialistes de Désirs d'Avenir Grand Nord

                   Nord – Pas de Calais / Belgique

 

Vous invitent cordialement au lancement de la consultation participative :

COMMENT LE CONGRES DU PS

PEUT-IL ETRE UTILE AUX FRANÇAIS ?

 

Samedi 26 avril 2008  10h-13h00

au Faucons Rouges – 2, Rue Commandant Dumetz à ARRAS,

(angle rue Alexandre Georges - entrée par le Cyber-Café Citoyen)

 

en présence de Jean-Pierre MIGNARD,

Président de Désirs d’Avenir, délégué national du Parti Socialiste.

 

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Nous comptons sur vous !

Venez nombreux -  militants, sympathisants, forces vives …

 

Contact :  b.huttner-cox@orange.fr   -    06 73 19 31 08 

 

A diffuser sans modération !

 

 Pour ceux et celles qui souhaitent se retrouver en fin de réunion autour d’un « pot citoyen/casse-croûte » proposé par le Cyber-Café, merci de nous faire signe par retour mail.

 

http://www.congresutileetserein.com/


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Dimanche 20 avril 2008
par Desirs d'avenir Comités 60
PARIS, 19 avr 2008 (AFP) -

Le PS donne lundi le coup d'envoi des débats de son Congrès de novembre avec la présentation d'un projet de "déclaration de principe" destinée à définir l'identité des socialistes du XXIe siècle et à réviser une charte de "teneur marxiste" remontant au Congrès d'Epinay de 1971.

Le projet, en 21 articles, a été adopté par consensus au cours de plusieurs réunions regroupant toutes les sensibilités du parti, a indiqué à l'AFP l'eurodéputé fabiusien Henri Weber qui, avec l'historien du PS Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, présente lundi le texte à la presse.

La "déclaration de principe" sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès (7 au 9 novembre).

"La déclaration de principe définit l'identité socialiste: ce qu'est être socialiste en ce début de XXIe siècle, quelles sont les valeurs dont les socialistes se réclament, quels sont les grands objectifs et les moyens retenus pour les réaliser", souligne Henri Weber.

La première déclaration de principe datait de 1971 (Congrès d'Epinay) et "était de teneur marxiste", selon lui. Rédigée par Jean-Pierre Chevènement, elle était axée autour du "tryptique: nationalisation, planification, autogestion". "C'était après 68, le fond l'air était rouge!", se souvient Henri Weber, ancien leader de mai.
Cette déclaration avait été revue en 1990 au Congrès de Rennes qui avait atténué sa radicalité en définissant "les moyens de la réforme au service des idéaux révolutionnaires".

Cette fois, la révolution n'est plus à l'ordre du jour. "Les objectifs relèvent de l'humanisme socialiste", souligne M. Weber. Il s'agit de la "transformation sociale par voie réformiste", précise M. Bergounioux.
Quant à l'écologie, "elle entre dans la plupart des articles", souligne M. Weber.

Le texte a été débattu lors de réunions regroupant notamment François Rebsamen (proche de Ségolène Royal), Stéphane Le Foll (directeur de cabinet de François Hollande), Pascal Cherki (emmanuelliste), le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, et Jean-Luc Mélenchon de l'aile gauche du parti.

Il a été adopté par un "consensus à 98%", souligne M. Bergounioux, seul Jean-Luc Mélenchon émettant des réserves sur l'article concernant l'Europe.

"Les socialistes ont des désaccords sur des politiques concrètes ou même sur ce que doit être un PS aujourd'hui, mais sur l'identité socialiste, il n'y a pas de désaccords", se réjouit M. Weber.

Il rappelle que tous les partis socialistes européens ont des textes du même type: le SPD allemand a même "un programme fondamental, distinct de son programme de gouvernement".

Par ailleurs, cette charte de base pourrait permettre de commencer le congrès sur une note unanime.

Un deuxième projet, portant sur les statuts du parti, devrait être présenté prochainement pour adoption en juin, mais il risque d'être plus polémique.

em/cgd/db

PARTIS-PS-CONGRÈS - 19/04/2008 08h07 - AFP
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